Colère paysanne et fausses solutions socialistes

Colère paysanne et fausses solutions socialistes

Depuis quelques semaines, les médias parlent enfin de la crise paysanne. Mais ils semblent n’y avoir encore rien compris. Il y a pourtant urgence.
Un agriculteur se suicide tous les deux jours. Toutes les deux heures, une exploitation agricole disparaît. Tous les jours, 220 ha de terres agricoles « s’évaporent »…

En un mot, tous les indicateurs sont au rouge vif. Et depuis des années.
Mais les politiciens, fidèles à leur tradition clientéliste, et forts de l’immortel principe du vieux radical Henri Queuille, selon lequel « il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout », n’ont rien fait.

Ou plutôt, si : ils ont paradé dans les couloirs du salon de l’Agriculture ; ils ont reçu les patrons de la FNSEA pour d’innombrables « grand-messes » sans lendemain. Ils ont donné des coups de menton volontaristes pour annoncer qu’ils feraient « plier Bru­xelles »… Bref, ils ont fait du cinéma sans résultat !

Le principe fondamental, c’est qu’une exploitation – agricole ou autre – doit vivre de ses résultats.

Or, selon l’INSEE, en 1991, les subventions européennes représentaient en moyenne 18 % du résultat courant avant impôt des exploitations professionnelles. Cette part montait à 97 % (!) en 2005. C’est scandaleux !
D’autant que les subventions sont réparties de façon parfaitement inad­aptée et pratiquement arbitraire.

La situation est devenue encore plus catastrophique quand ces subventions ont soutenu, non plus la production, mais la mise en jachère des terres. C’est-à-dire que, de plus en plus, les agriculteurs sont payés pour faire disparaître leurs fermes !

En outre, chacun sait que les effectifs du ministère de l’Agriculture augmentent à mesure que le nombre de paysans diminue… Ce qui est logique, si le « métier » d’un agriculteur consiste à remplir des paperasses.
Résultat : en 2014, pour la première fois depuis des décennies, la France a importé du blé !

Brillant résultat, Messieurs les technocrates !

Est-il besoin de remarquer que cette dépendance aux subventions européennes étrangle rapidement nos agriculteurs, puisque l’immense ma­jorité des autres pays européens, n’étant pas de grands producteurs agricoles, veulent en finir avec la politique agricole commune, premier budget de l’Union.
Et, là aussi, la réponse de l’oligarchie française est totalement à côté de la plaque. Elle essaie, en effet, dans la ligne chiraquienne, de gagner du temps.

On repousse donc, d’année en année, la fin de la PAC. Mais la PAC a fait son temps. Elle a sûrement été utile dans les années 1960 pour moderniser l’agriculture française, mais c’est fini. Aujourd’hui, non seulement elle ne sert plus à rien, mais elle est nuisible.

En marge du salon de l’agriculture, où la colère paysanne s’est manifestée bruyamment, François Hollande a déclaré que l’État allait peser de tout son poids dans la négociation entre la grande distribution et les agriculteurs. Mais ne comprend-il donc pas que le problème, c’est cette gestion bureaucratique de l’agriculture ? Ce n’est pas en rajoutant plus de bureaucratisation, plus d’étatisation, que nous en sortirons.

La ferme bureaucratique, ça a un nom : c’est un sovkhoze et ça déclenche des famines meurtrières, l’histoire l’a bien montré !

Plutôt que de faire semblant de mener des politiques qui ne peuvent pas réussir, l’État devrait travailler dans deux directions.

D’abord, faciliter la mise en place de circuits courts de distribution, permettant aux agriculteurs de vendre eux-mêmes une partie de leur production, sans passer sous les fourches caudines des oligopoles de distribution. Grâce à internet, ces circuits courts sont techniquement faciles à mettre en place – et ils contribueraient à améliorer la qualité des produits. Qu’attendons-nous ? Qu’il n’y ait plus de paysans en France ?

Ensuite, baisser drastiquement les charges et normes qui pèsent sur l’agriculture. Voici une trentaine d’années, sur les conseils de Jean-Claude Martinez, fiscaliste français et ancien député FN, le roi Hassan II du Maroc avait décidé une suppression totale des charges fiscales sur les produits agricoles. Résultat : le Maroc est désormais exportateur. Or, Jean-Claude Martinez me disait récemment qu’il estimait cette suppression de charges, en France, à 4 milliards d’euros.

Quand on pense au nombre de milliards qui sont jetés par les fenêtres, ce ne serait pas cher payé pour que nos agriculteurs recommencent à vivre de leur production et que la France redevienne une grande puissance agricole !

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(54) Commentaires

  • Robert Marchenoir Répondre

    Quelques informations, qui montrent le décalage entre la réalité et le catastrophisme promu par une poignée de braillards, de çavapétistes et de gens qui ont intérêt à peindre tout en noir (cliquez sur les titres de l’illustration) :

    http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/03/14/29006-20160314ARTFIG00005-lait-cereales-poulets-vins-les-secteurs-qui-se-portent-bien-mal-et-tres-mal.php

    Oui, il y a des secteurs en difficulté dans l’agriculture française, mais :

    1) Il y a des secteurs qui se portent extrêmement bien ;

    2) L’agriculture française est la première d’Europe, et dans plusieurs secteurs, elle est la première ou l’une des premières du monde ;

    3) L’agriculture française exporte massivement, cela n’a donc pas de sens de réclamer l’interdiction des importations agricoles.

    4) L’agriculture française n’est évidemment pas à la veille, ni à l’avant-veille de « mourir ».

    Après, on peut discuter sérieusement des vrais problèmes, de préférence en écoutant les gens qui connaissent le secteur, par opposition aux marchands d’idéologie qui vendent du vent.

    Et en se rappelant qu’un éleveur qui s’affiche au Salon de l’agriculture avec une chemise « Je suis éleveur, je meurs » est avant tout un menteur, dont il faut prendre les avis avec prudence. A l’évidence, il ne meurt nullement. Il m’a l’air fort vivant, il tient sur ses deux jambes, et il est capable de gueuler de façon tout à fait audible. Cela n’est pas le portrait d’un mourant.

    Un type qui vous dit, selon la bonne vieille habitude franchouille qui s’est imposée depuis quelques années, « je meurs » alors qu’il subit simplement des difficultés économiques est déjà un arnaqueur au départ.

    Il faut certes l’écouter, mais il faut en prendre… et en laisser. Et puis il faut écouter aussi ceux qui se taisent. On a un peu trop tendance, en France, à n’écouter que les gueulards. On ne fait pas une politique avec ça.

    14/03/2016 à 16 h 01 min
  • BRENUS Répondre

    @ robert Marchenoir; Faut-il que vous soyez inconscient pour proner l’augmentation des importations et pourquoi pas la disparition de l’agriculture française. Vous devez appartenir à une classe d’âge ou un milieu « social » comme dirait QC qui n’a jamais connu la faim. Tant mieux pour vous. Mais ne le prenez pas trop de haut et essayez, si vous en êtes capable, d’imaginer la situation sans plus ou pratiquement plus de production française agricole et devoir vivre en totale dépendance des importations. Que vous paieriez avec quoi, au fait. Les gens comme vous, j’en ai connu dans ma jeunesse. On les appelaient les B.O.F. (pour beurre, œufs, fromage). C’est bien vrai qu’eux n’avaient aucun problème pour se nourrir. On peut même dire que la situation leur convenaient avec un marché noir qui les enrichissaient tout en apauvrissant le peuple. Pas de soucis pour vous, si la disette venait à revenir : vous sauriez surement dans quel camp vous situer. Ceci dit vous pouvez toujours ricaner sur le fait que je sais traire les vaches. Vous devez traire autre chose.

    07/03/2016 à 18 h 19 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      c’ est bien pour cela que j’ avais eu le flair de le rebaptiser Robert marché noir !

      07/03/2016 à 19 h 55 min
      • Jacky Social Répondre

        Quel flair! Le nez bouche. Et pas que le nez d’ailleurs.

        08/03/2016 à 10 h 04 min
    • Robert Marchenoir Répondre

      @ Brenus

      Mais c’est vous, mon ami, le BOF. C’est vous qui déclarez être éleveur. C’est vous qui prétendez que vous ne connaîtriez jamais la faim s’il y avait la guerre, et c’est vous qui jouissez par anticipation du malheur de vos compatriotes non agriculteurs (c’est à dire 99 % d’entre eux), et attendez avec impatience qu’ils crèvent de faim en pareil cas. C’est vous, qui prenez de haut les Français, en vous donnant le rôle du profiteur de guerre cynique et arrogant.

      C’est vous, et non pas moi, qui avez écrit :

      « Vous serez bien dans la merde et vous ne l’aurez pas volé… je tiens à dire que je suis encore capable de traite une vache avec les mains et de fonctionner au moins en autarcie. Tandis que VOUS vous dessecherez de faim… »

      Vous êtes tout de même extraordinairement culotté d’attribuer vos vices à autrui !

      Je vous signale que, lors de l’Occupation, ce ne sont pas les paysans qui souffraient de la faim. Les paysans, ils profitaient plutôt du marché noir… C’étaient eux, vos fameux BOF !

      Au passage, les BOF étaient, littéralement, les commerçants, qui eux aussi s’enrichissaient avec le marché noir. Des bouchers s’achetaient de somptueuses villas sur la côte normande avec des liasses de billets.

      C’est pour ça que je me marre lorsque j’entends toutes les pleureuses pro-paysannes contemporaines regretter le « bon vieux temps » du piti commerçant di proximiti… Le fameux « petit commerçant de proximité tué par les méchantes grandes surfaces », il était largement haï, figurez-vous, à son époque de gloire… et notamment pour les raisons que vous évoquez.

      Mais vous n’avez pas l’air de faire le rapport, tandis que vous établissez un rapport inexistant entre la disette en temps de guerre et l’économie en temps de paix, que vous n’avez toujours pas tenté de justifier.

      Vous faites semblant de croire que je préconise d’augmenter les importations. Vous ne comprenez vraiment pas l’ironie ?

      Au demeurant, les importations ne sont pas un mal. Elles sont même une nécessité, en particulier dans le domaine agricole. Amusez-vous à faire la liste des denrées qu’il est tout simplement impossible de cultiver en France… On les entendrait gueuler comme des veaux, les partisans de la « souvenaineté alimentaire », si leurs souhaits étaient réellement exaucés !

      Et encore une fois, tous les pays modernes importent. Aucun ne vit en autarcie. Ceux qui vivent en autarcie, ce sont précisément ceux qui crèvent de faim ! La Corée du nord vit en autarcie, et les gens y mangent de l’herbe. Un peu comme vous avec votre vache, mais sans la vache.

      Vous agitez l’épouvantail d’une suppression de la production agricole française. Qui a parlé de ça ? Personne. L’agriculture française ne disparaîtra jamais. Pourquoi voudriez-vous qu’il en soit ainsi ?

      En revanche, certaines entreprises agricoles disparaîtront, très certainement. Les quincailleries aussi, disparaissent. Des entreprises, il en ferme tous les jours. C’est normal. C’est la vie. Il n’y a aucun droit de l’homme à être agriculteur. Et il y en a encore moins à être agriculteur inefficace, improductif, subventionné, et gueulard par-dessus le marché, et qui brûle les monuments historiques, encore.

      Avez-vous remarqué des gens qui meurent de faim en France aujourd’hui ? Non. Et pourtant, les agriculteurs ne représentent que 1 % de la population. Cela fait 70 ans, en gros, que personne ne souffre de la faim en France. Et pourtant, le nombre d’agriculteurs ne cesse de diminuer. Il faut donc être particulièrement malhonnête pour agiter le spectre de la famine lorsqu’on évoque les problèmes de l’agriculture !

      Menacer, insulter, ça vous savez faire. Mais analyser rationnellement la situation ? Proposer des solutions concrètes ? Là, il n’y a plus personne. Vous m’avez l’air bien représentatif d’une certaine agriculture, d’une certaine France, qui passe son temps à chercher des boucs émissaires sans jamais se remettre en cause.

      08/03/2016 à 3 h 02 min
      • Jacky Social Répondre

        @Rober Marchenoir: je suis bien d’accord avec vous. Il faut en tout cas supprimer la PAC et liberaliser aussi bien le prix du lait que le reste. Il est anormal que l’agriculture bouffe plus de 50% du budget de l’Europe a travers le FEOGA et autres fonds structurels agricoles. La PAC a ete un succes. Aujourd’hui, elle plombe tout. Mais les camarades agriculs veulent les subsides et l’argent du beurre liberal. Y seraient pas un peu beaucoup socialisses des fois? En tout cas, ce sont des hypocrites, c’est tres clair. Les subsides sont une drogue plus dangereuses que l’heroine. Impossible de s’arreter a temps. Comme les heroinomanes, les subsidomanes marxistoides sont morts avant de s’en rendre compte. Ce n’est pas a moi a finaner ces patates. Sinon, je paie deux fois. Pourquoi? Il n’y aucune raison.

        08/03/2016 à 7 h 33 min
  • BRENUS Répondre

    Vous pouvez digresser autant que vous voulez sur la nécessité de maintenir (ou de laisser crever) une agriculture française. Mais, permettez moi de vous parler de mon expérience vécue de « vieux » qui a connu la guerre, l’occupation, la suite, avec les restrictions impensables aujourd’hui de la nourriture. Pates à la farine de haricots, dotation de 100 grammes de soit disant viande par semaines et encore pour les J2 J3, ersatz d’huile. J’en passe et des meilleures. Un pays qui, par des astuces à la con que vous encouragez, va perdre la capacité à nourrir son peuple, est foutu d’avance. Il devient dépendant de l’extérieur. Et, lorsque notre agriculture sera au tapis, les sources extérieures pourront vous imposer n’importe quels prix pour bouffer. Vous serez bien dans la merde et vous ne l’aurez pas volé. Les discours à la mors moi le N;;;d n’y changeront rien. Vous serez devenus des esclaves de votre ventre. Même si QC considère que mon discours révèle mon « niveau social », je tiens à dire que je suis encore capable de traite une vache avec les mains et de fonctionner au moins en autarcie. Tandis que VOUS vous dessecherez de faim.

    07/03/2016 à 11 h 04 min
    • Robert Marchenoir Répondre

      Quel rapport ? En quoi les privations alimentaires pendant la Seconde guerre mondiale ont-elles quelque chose à voir avec l’économie agricole en temps de paix ?

      Si les gens avaient faim en France pendant l’Occupation, ce n’est pas parce la nourriture était importée ; c’est parce que les Allemands pillaient le pays à leur profit.

      Laissez-moi vous dire que les privations qu’ont connues les Français n’étaient rien à cause de celles dont on souffert d’autres peuples, les Polonais, les Grecs, les Russes, les Ukrainiens… Les nazis (et les communistes russes) ont utilisé l’arme de la faim pour exterminer les populations ennemies et nourrir ceux qu’ils estimaient devoir survivre.

      On ne peut évidemment comparer une économie de guerre dans un pays occupé avec une économie de paix dans un pays souverain.

      D’ailleurs, à l’époque, l’agriculture français n’était pas affligée des prétendus maux dénoncés par les luddistes contemporains : il n’y avait aucune mécanisation, pas « d’agribusiness », pas de « charges » (le faible poids des dépenses publiques faisait de la France un pays « hyper-ultra-libéral » selon les critères d’aujourd’hui), pas de « normes étouffantes », pas de Politique agricole commune, pas de « dictature de Bruxelles », pas de subventions européennes…

      Vous prétendez que « lorsque notre agriculture sera au tapis, les sources extérieures pourront vous imposer n’importe quels prix pour bouffer ». Il faudrait savoir : les importations sont trop chères, ou pas assez ? C’est l’un ou l’autre, ça ne peut pas être les deux.

      Ensuite, je vous « rassure » : savoir traire une vache avec les mains ne vous servira à rien en cas de guerre. Sans Internet et sans essence, vous ne pourrez pas survivre. Quant à votre vache, on vous la tuera ou on vous la volera à la pointe du fusil.

      Mais les 99 % de la population qui ne sont pas agriculteurs seront certainement ravis de savoir que ceux qui font partie des 1 % pensent « qu’ils seront bien dans la merde et ne l’auront pas volé » s’ils venaient à mourir de faim. Ils seront certainement émus devant tant d’altruisme, tant de dévouement aux intérêts supérieurs de la nation manifesté par des « paysans », qui jouissent d’avance en rêvant tout haut au moment hypothétique où « ils se dessècheront de faim ».

      Merci de nous avouer ce qu’il faut vraiment penser du violon que nous jouent à l’année longue les « paysans » qui « nourrissent la France » par pure bonté d’âme et par dévouement envers leurs compatriotes.

      Cela encouragera certainement le reste des Français (c’est à dire la quasi-totalité de la population) à payer davantage d’impôts avec le sourire pour soutenir les « paysans », à payer plus cher leur nourriture par « solidarité », etc.

      La bonne vieille attitude passive-agressive du socialiste, qui mendie d’une main et menace avec le fusil de l’autre.

      Si tous les « paysans » sont comme vous, eh bien il est urgent d’assurer la « souveraineté alimentaire » de la France en renforçant ses importations, pour ne pas dépendre de maîtres-chanteurs hargneux et jaloux dans votre genre.

      07/03/2016 à 12 h 15 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      je suis désolé et je vous prie de bien vouloir m’ en excuser , si j’ ai écrit  » niveau social « ; je pensais  » milieu social  » …pour ce qui me concerne j’ ai connu tous les  » milieux sociaux  » du professeur à Cambridge au bucheron kurde !

      07/03/2016 à 20 h 01 min
      • Jacky Social Répondre

        « du professeur à Cambridge au bucheron kurde ! » Ben oui, c’etait le meme mec bobo BOF neo-anglais.

        08/03/2016 à 7 h 26 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      Brenus vous tombez dans le travers que vous nous reprochez : seule la cible nominative de la joute change ! … Marché Noir est le clone intellectuel ( sic ) du d’ Jack et cela jusque dans ses formulations littéraires

      09/03/2016 à 15 h 49 min
  • Jaures Répondre

    Les propositions de cet article ne sont évidemment pas à la hauteur.
    Tout d’abord, comment de Thieulloy compte-t-il convertir l’ensemble des exploitations intensives aux circuits courts ? Surtout que les consommateurs des AMAP ont des exigences de qualité (bio, agriculture raisonnée, bien être animal) à cent lieux de la plupart des exploitations.
    Les agriculteurs n’ont jamais placé dans leurs revendications cette conversion à court terme. La plupart souhaitent persévérer dans leur métier actuel avec une garantie des prix.

    En second lieu, quand bien même on supprimerait toutes les charges sociales et fiscales des agriculteurs, un grand nombre d’exploitations ne seraient pas pour autant rentables. D’ailleurs, ces paysans ne se versant plus guère de salaires et ne dégageant que peu, voir aucun bénéfice, l’Etat ne se ruine guère en les exonérant.
    Ce qui ruine les agriculteurs, ce sont les charges d’exploitation, les remboursements de prêts et l’alimentation qui leur est vendue au prix fort par leurs collègues céréaliers.

    Car le problème des agriculteurs n’a rien à voir avec l’Etat ou l’Europe. Des pans entiers de l’agriculture (céréales, viticulture, semences) sont florissants et dégagent des milliards de bénéfice tandis que d’autres sont à l’agonie. La solidarité paysanne est un mythe.
    Pire, les céréaliers n’ont guère intérêt à ce que les exploitations d’élevage intensif disparaissent puisqu’elles sont un débouché pour leurs produits.
    La FNSEA manipule sans scrupule la colère de ces exploitants pour obtenir des exonérations fiscales dont ils sont les uniques bénéficiaires.

    Ce n’est donc pas dans les exonérations que se trouve le salut.
    Pas plus dans la suppression des normes car au premier scandale sanitaire, toute la production pâtira de la méfiance des consommateurs de plus en plus exigeants et si les normes environnementales sont allégées, c’est l’industrie du tourisme qui paiera la pollution des terres et des rivières ou les communes obligées d’assainir à leurs frais ou de nettoyer les plages des algues vertes.

    L’agriculture a besoin de formation et de solidarité.
    Formation à l’agriculture raisonnée pour s’adapter à la demande de qualité qu’exigent les consommateurs.
    Solidarité des grands exploitants céréaliers qui doivent mutualiser une partie de leurs immenses profits pour aider les petites exploitations à cette adaptation.
    Et, pour corriger une nouvelle bêtise de de Thieulloy, si en 2014 on a importé du blé, ce n’était pas pour nourrir la population mais pour satisfaire des contrats d’exportations suite à une récolte médiocre due aux intempéries. Ces échanges, notamment avec la Grande-Bretagne sont permanents afin que le niveau d’exportation soit garanti chaque année malgré les aléas climatiques.

    07/03/2016 à 10 h 59 min
  • Robert Marchenoir Répondre

    Puisque les ivrognes socialistes considèrent que les limites du monde habité s’arrêtent aux frontières de l’Hexagone (pour ne pas dire à leur ventre), intéressons-nous un peu à l’agriculture des autres pays de l’Union européenne :

    http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/eureferendum/12185358/Brexit-debate-what-would-leaving-the-Common-Agricultural-Policy-mean-for-farmers.html

    Nous apprenons ici que les « paysans » britanniques sont subventionnés à 55 %, ce qui est grosso modo le chiffre français d’il y a quelque années (je crois qu’il a baissé depuis).

    L’article rafraîchit la mémoire de poisson rouge des « défenseurs » de l’agriculture franchouille, en rappelant que le soutien des prix qu’ils exigent aujourd’hui avait conduit à une grave surproduction hier.

    Quand on fausse les prix du marché par des interventions étatiques, des producteurs opportunistes et inefficaces s’engouffrent dans la brèche, et porduisent des biens dont personne n’a besoin.

    Après, il faut imposer des quotas pour mettre fin à la surproduction.

    Puis on a remplacé les quotas par des primes de jardinage, qui montrent bien l’hypocrisie des gueulards qui prétendent que les « paysans » nourrissent la nation.

    Il faudrait savoir : on ne peut pas se passer des « paysans » parce que sans eux on mourrait de faim, ou bien ils sont tellement inutiles qu’on est obligés de les subventionner pour qu’ils « entretiennent le paysage » ? C’est l’un ou l’autre, ça ne peut pas être les deux.

    Tout cela me rappelle furieusement les facteurs, que l’on paye tellement à ne rien faire que leurs chefs en sont à envisager de leur faire relever les compteurs EDF (juste au moment où EDF installe massivement des compteurs sans relevé), ou à faire la causette aux vieilles dames, ou à faire passer le permis de conduire.

    Point commun : les uns et les autres sont des fonctionnaires.

    Avec tout cela, pas l’ombre de la queue d’un début de famine depuis la disparition des tickets de rationnement à la fin des années 40, et l’apparition des fameuses grandes surfaces qui soi-disant étranglent les agriculteurs français ; mais pas les Allemands, ni les Danois, ni les Américains, bizarrement.

    Et personne ne se demande pourquoi. Il n’y a pas de grandes surfaces en Allemagne ? Les Américains font leurs courses dans des pitits magasins di proximiti, où l’épicier en blouse grise leur pèse un kilo de farine en pressant discrètement de sa main le plateau de la balance ?

    Il s’en fout, le franchouille. Tant qu’il peut se rincer la dalle avec des vins de Bourgogne surfaits et hors de prix, le monde peut bien crever autour de lui. Je rote, je pète, il faut sauver les « paysans » françoués et après moi le déluge.

    Mais surtout, pas touche à mon pinard.

    07/03/2016 à 10 h 41 min
    • Jaures Répondre

      Tout ce que vous écrivez n’est pas exact.
      Les agriculteurs britanniques et allemands subissent une crise d’une violence comparable à celle de la France. Les exploitations ferment au R.U au même rythme qu’en France.
      Les producteurs de lait ont également bloqué les routes (ce qui n’est pas dans leur tradition) en 2015.
      En Allemagne, le revenu agricole moyen a chuté de 35% voire 70% pour la filière laitière.
      Il faut arrêter de croire qu’en France tout va mal quand ailleurs tout irait pour le mieux.

      07/03/2016 à 11 h 56 min
      • Robert Marchenoir Répondre

        Le fait que des exploitations agricoles ferment n’est pas, en soi, un problème pour la nation. Il l’est pour les agriculteurs concernés, c’est pourquoi il convient de les aider de façon passagère.

        Mais la fermeture d’exploitations agricoles peut être une excellente chose. Elles ferment peut-être parce qu’elles sont inefficaces, obsolètes, qu’elles produisent des choses dont le marché n’a pas besoin, qu’elles produisent des denrées trop chères et de qualité insuffisante, etc.

        Il n’y a pas de droit de l’homme à être agriculteur de père en fils, de même qu’il n’y a pas de droit de l’homme à être chef d’entreprise, à ne pas faire faillite et à transmettre sa société à ses enfants.

        Quand un magasin de casseroles ferme ses portes, personne ne hurle que « les vendeurs de casseroles sont en train de mourir ». Quand n’importe quel « paysan » est contraint de cesser son activité, c’est tout de suite la fin du monde. Pourquoi ?

        Cela relève de la superstition et du fantasme.

        24/03/2016 à 18 h 00 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      difficile de faire plus con

      09/03/2016 à 15 h 50 min
  • hagdik Répondre

    Dans quel secteurs et quelles exploitations travaillent (ou travaillaient) les dirigeants des syndicats agricoles ?

    06/03/2016 à 10 h 56 min
  • Serge-Jean P.Peur Répondre

    Vu dans une grande surface pas loin de chez moi: les fraises sont en avance et donc, un kilo de fraises d’Espagne=3,99euros,250g de fraises guarigettes (françaises)=3,99euros.
    Tout est dit.

    05/03/2016 à 2 h 11 min
    • Robert Marchenoir Répondre

      Tout est dit ? Je ne comprends pas « ce qui est dit ».

      Vous pensez que le praesidium du comité central du parti communiste français devrait imposer le prix du kilo de fraises ? Vous découvrez que pour un même produit, il peut y avoir des qualités différentes à des prix extrêmement différents ?

      Quand vous découvrez, dans votre hypermarché, un grand cru californien à 200 euros la bouteille à côté d’un rince-cochon français à 3,50 euros, vous vous dites aussi que « tout est dit » ?

      Vous les avez achetées, ces fraises ? Vous les avez goûtées ? Vous êtes sûr qu’elles ont la même qualité ? Quand vous allez chez un concessionnaire auto, vous exigez qu’on vous livre une Rolls-Royce au prix d’une Twingo ?

      Et si, ce qui m’étonnerait, elles avaient la même qualité, alors cela signifierait que le cultivateur de fraises françaises n’est pas assez productif, et qu’il doit s’adapter ou disparaître. Parce que les Français auraient intérêt à acheter des fraises espagnoles au lieu de fraises françaises, de même qu’il ne viendrait l’idée à personne d’exiger du café ou du chocolat cultivé en France.

      Ou alors, si pour des raisons X ou Y les Français estiment qu’il faut protéger la fraise française, alors il conviendrait d’instaurer des droits de douane pour les fraises étrangères.

      Bizarrement, je n’entends aucun soi-disant souverainiste ou défenseur indigné de l’agriculture française réclamer de droits de douane. Serait-ce parce que l’agriculture française exporte davantage qu’elle n’importe, et qu’une telle mesure entraînerait automatiquement des mesures de rétorsion de nos partenaires importateurs ?

      Les mêmes qui hurlent au scandale face aux « fraises espagnoles » (il y a cinquante ans, c’était le « vin algérien ») voudraient que la France bouleverse sa politique étrangère afin de mettre fin à l’émbargo russe sur les produits agricoles européens.

      On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. La France n’est pas seule au monde. Elle n’a pas le pouvoir de suspendre les lois économiques par sa seule volonté communiste.

      05/03/2016 à 12 h 24 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        le problème c’ est le prix de revient depuis les emprunts faits aux banques ( C.A. ) jusqu’ aux charges … tout le monde agricole sait cela et je ne vous parle pas des coûts énergétiques ( de deux à trois fois moindre en … Allemagne de … l’ Est ! ! ! )

        06/03/2016 à 9 h 06 min
        • Robert Marchenoir Répondre

          Cela ne répond pas à ma remarque. Les fraises espagnoles viennent d’Allemagne de l’Est ? Les coûts des biens et services sont différents dans chaque pays, par définition. Des biens de qualité différente se vendent à des prix différents, et c’est normal.

          Si vous trouvez que les charges et le prix de l’électricité sont trop élevés en France, militez pour l’instauration de « l’ultra-libéralisme » en France, au lieu de militer pour encore plus de socialisme.

          Militez pour la privatisation d’EDF, l’abolition du statut des fonctionnaires, la suppression des régimes spéciaux de retraite, l’abolition du scandaleux racket que le comité d’entreprise d’EDF opère légalement sur les factures d’électricité, la réduction de 20 % du nombre des fonctionnaires, la suppression du ministère de l’agriculture dont l’existence n’est certes plus justifiée par les ridicules 1 % de la population qui travaillent dans ce secteur, et sa transformation en direction du ministère de l’Industrie, etc, etc.

          Au lieu que je vois ce fameux « monde agricole qui sait tout », apparemment, mais qui ne cesse de mettre le pays à feu et à sang depuis 1945, pourtant, réclamer sans cesse plus d’intervention de l’Etat et plus de socialisme.

          Il y a un moment où il faut savoir ce qu’on veut.

          06/03/2016 à 12 h 22 min
          • quinctius cincinnatus

            je ne vous parle pas spécifiquement des …  » fraises  » , espagnoles, allemandes ou … islandaises, je vous parle des prix de revient dans l’ agriculture européenne … en général ….

            06/03/2016 à 14 h 13 min
          • quinctius cincinnatus

            ce message était adressé à petit Robert Marché Noir

            06/03/2016 à 14 h 15 min
        • Robert Marchenoir Répondre

          quinctius cincinnatus6 mars 2016 à 14 h 13 min

          je ne vous parle pas spécifiquement des … » fraises » , espagnoles, allemandes ou … islandaises, je vous parle des prix de revient dans l’ agriculture européenne … en général ….

          quinctius cincinnatus6 mars 2016 à 14 h 15 min

          ce message était adressé à petit Robert Marché Noir

          Oui, vous « parlez », en effet. Vous causez en l’air, comme tant de gens sur ce sujet, et vous vous permettez en plus d’insulter vos interlocuteurs. Si vous croyez que c’est comme ça que l’agriculture française se portera mieux, restez dans vos illusions.

          06/03/2016 à 15 h 50 min
          • Jacky Social

            @Robert Marchenoir: Quinctius remplace Jaures, il vous l’a dit. Et il fait tres, tres fort. Meme Jaures n’arrive plus a la cheville…de Jaures. Vous voyez, ce Quinctius, notre docteur folamour, ne connait rien en economie, mais ces petits medecins (« qui sauvent des vies ») sont arrogants. Ils savent tout sur tout parce que la medicine mene a tout. Pour ceux qui y croit, quoi. Chacun son domaine. Il a bien sur le droit d’avoir des opinions, mais ca doit en rester la. Qu’il ne s’attende pas a ce que nous y adherions.

            06/03/2016 à 16 h 10 min
          • quinctius cincinnatus

            je ne  » cause  » pas et pas  » en l’ air  » ! je ne vous insulte pas non plus ! je dis mon avis : ce sont les charges, toutes les charges , qui tuent l’ agriculture  » productiviste  » française et qui l’ a rendent non concurrentielle… l’ embargo sur la Russie n’ ayant pas arrangé les choses … libre à vous de penser autrement …

            07/03/2016 à 9 h 01 min
          • quinctius cincinnatus

            au d’ jack

            vous avez enfin trouvé un interlocuteur qui est à votre niveau !

            07/03/2016 à 9 h 07 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        il n’ y a pas de  » grands crus  » californiens ! parisien va ! doit acheter ses vins chez Nicolas après avoir consulté les N ° spéciaux de l’ Express ou du Point

        pour votre information : les meilleurs vins U.S. sont ceux de l’ Oregon , mais ils ne valent pas même les vins du Chili

        écrit depuis la … Bourgogne par un dégustateur averti depuis 40 ans

        06/03/2016 à 18 h 39 min
        • Robert Marchenoir Répondre

          Bien sûr qu’il existe des grands crus californiens ! Il faut tout de même être un sacré clown pour se vanter, sur Internet, d’être « un dégustateur averti depuis quarante ans ».

          Vous êtes surtout un dégustateur averti de la vantardise, de la vanité et de la suffisance franchouillardes, qui ne sont pas pour rien dans le taux de chômage français et dans la crise de l’agriculture…

          Et sinon, en dehors de parler pour ne rien dire et d’insulter vos interlocuteurs, qu’est-ce que vous avez à dire d’intelligent sur l’économie agricole française ?

          Parce que c’est ça le sujet, figurez-vous, et non pas l’endroit du monde où vous vous beurrez la gueule, ce dont personne n’a rien à faire.

          06/03/2016 à 19 h 09 min
          • quinctius cincinnatus

            Citez moi un seul  » Grand Cru  » californien, reconnu comme tel par les amateurs, comme le sont par exemple : les Corton et Corton-Charlemagne , les Chambertin Clos de Bèze et Charmes Chambertin etc … etc … c. à d. ce qui se fait de meilleur parmi les  » climats  » des Côtes de Beaune et des Côtes de Nuits … vous ne pourrez, en réalité, que me citer des appellations standardisées de  » marques  » connues de grands domaine, des vins que les connaisseurs désignent comme des vins  » techniques  » …Et ne soyez pas aussi susceptible … c’ est là une preuve de faiblesse … intellectuelle … quarante années passées dans le monde vigneron des Côtes et l’ appartenance à une confrérie reconnue cela suffit je pense à vous former : le nez, les papilles, la langue, les joues, les gencives et le palais

            P.S. il semble que vous ayez trouvé votre compère en  » finesses  » sur ce blog

            07/03/2016 à 9 h 30 min
          • Robert Marchenoir

            Le troll franchouille dans toute sa splendeur, qui fait le coq sur ses prétendues connaissances d’ivrogne alors que personne ne l’a sonné sur le sujet, et qui accuse ses interlocuteurs d’être susceptibles après les avoir insultés.

            Nous attendons toujours vos sublimes lumières sur ce qu’il conviendrait de faire pour sortir l’agriculture française de la crise. Note: « baisser les charges » n’est pas une réponse. Quand on diminue les recettes de l’Etat, il faut diminuer les dépenses.

            On s’en fout, de ce que vous avez picolé au déjeuner.

            07/03/2016 à 10 h 06 min
          • quinctius cincinnatus

            Robert Marché Noir est bien le clone intellectuel de d’Jack … c. q. f.d. …

            07/03/2016 à 20 h 04 min
    • Jacky Social Répondre

      Andouille.

      06/03/2016 à 13 h 45 min
      • Jacky Social Répondre

        Ceci est addrese a Serge machine, la reincarnation de Jaures.

        06/03/2016 à 13 h 58 min
  • Raùs Répondre

    [email protected] où êtes-vous ? au Salon de l’Agriculture ?

    04/03/2016 à 23 h 34 min
  • Raùs Répondre

    labourage et pâturages sont les deux mamelles de la France !
    La terre,elle, ne ment pas

    03/03/2016 à 9 h 51 min
    • Jacky Social Répondre

      Jaures declame la vie de Lenine et de Marc Blondel tout en recitant le coran et 1984 et en expliquant les bienfaits de la laicite republicaine rechauffisto-remplaciste dans les salons de Mme de Sevigne et Mme de Stael ou il refait le meilleur des mondes, un monde de marshmallow, de bisounours controleurs et d’islam totalitaire. Voila ou est Jaures. A moins qu’il ne soit a la Pitie-Salpetriere en train de panser les blessures qu’il s’est prises sur les 4V2 ces derniers temps. Ce pooof Jaures n’a pas ete ménage il faut bien le dire. On est passé tres pres du burn-out laic.

      06/03/2016 à 13 h 53 min
    • Jacky Social Répondre

      Raus: labourage de crane surtout.

      06/03/2016 à 16 h 11 min
  • Pepp Répondre

    Les Paysans viennent de déposer 1000 tonnes de fumier
    dabs la cour de l’Elysée.

    02/03/2016 à 18 h 29 min
  • trividic Répondre

    « dépendance aux subventions européennes » dîtes-vous ?

    Mais la France verse chaque année quelques 23 milliards d’euros à l’UE (ce monstre infâme et antidémocratique) pour n’en avoir en retour qu’une petite dizaine …. Moralité perte sèche pour notre pays de quelques 10 milliards et ce chaque année !!!!

    Alors qu’on arrête de nous chanter le versement des 9 milliards de la PAC comme une victoire : nous sommes perdants dès le départ !

    02/03/2016 à 17 h 48 min
  • OUCEL Répondre

    Il faudrait surtout être rentabble et arrêter de manifester contre les fermes de mille vaches quand les allemands sont déjà passés aux fermes de deux mille vaches.

    02/03/2016 à 17 h 09 min
  • denis Répondre

    Les socialistes sont incapables d’apporter une solution quelconque aux problémes des agriculteurs.Ils sont bridés par Bruxelles et de ce fait impuissants.Ils le savent trés bien,mais ne peuvent évidemment pas l’avouer : il faut sortir de cette Europe !

    02/03/2016 à 14 h 07 min
    • trividic Répondre

      Oui il faut sortir de cette UE au plus vite !

      02/03/2016 à 17 h 49 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        il faut surtout sortir de … nous mêmes !

        03/03/2016 à 12 h 37 min
  • Sylvain Drey Répondre

    Mais les paysans, en vente directe sont soit aussi chers que les revendeurs, et même plus chers – pour la qualité ils ne font pas de tri – ils sont incorrigibles – ceci dit, il faut que les intermédiaires et les grandes surfaces diminuent leur marge au profit des producteurs, sans augmenter les prix aux consommateurs !

    02/03/2016 à 13 h 01 min
    • OUCEL Répondre

      Effectivement, ça et là à la campagne il y a des marchés paysans ou des boutiques de vente directe par les producteurs. Oeufs, lait, viandes, légumes. tout est plus cher que dans le commerce et sans s’embarrasser de normes sanitaires.

      02/03/2016 à 17 h 15 min
    • Jacky Social Répondre

      @Robert Marchenoir: je souscris a votre post et vos idees a 100000000000000000000000000000%.

      06/03/2016 à 13 h 57 min
      • Robert Marchenoir Répondre

        Attention Jacky, vous allez faire exploser le compteur…

        06/03/2016 à 14 h 11 min
    • Jacky Social Répondre

      Sylvain Drey: et donc on ne fait rien, c’est ca. Des reformes, ca fait toujours mal et c’est tant mieux. Vous etes sterile et autobloque, engonce dans vos certitudes et votre immobilisme, veritable AOC monopilistique francaise. Affligeant. Vous faites le malin avec je suis franco-texan. Disons que vous etes 99.9999999% francais et le reste c’est du Jaures. J’ai l’impression d’ailleurs que le Jaures se cache derriere l’un des nouveaux pseudos apparus recemment.

      06/03/2016 à 14 h 04 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    il y a certes les fausses solutions socialistes mais il y a aussi l’ absence de solutions non-socialistes … vous constaterez rapidement et sous peu que toute réforme sera bloquée par des  » agitateurs  » … c’ est pour cela que je trouve que la  » jeunesse  » et autres  » pétitionnaires  » qui, ces derniers jours, insultent Hollande et Valls sont tout autant des menaces pour notre avenir … que les syndicats marxistes et la fonction publique et qu’ il n’ y a pas lieu de s’ en réjouir

    01/03/2016 à 17 h 44 min
  • Robert Alépée Répondre

    En citant les Oligopoles de distribution , vous évoquez les grandes coopératives qui ont le monopole et sont le passage obligé des Agriculteurs et des éleveurs , en regardant de plus près sur les noms des grands actionnaires de ces coopératives , vous auriez sans doute un des éléments de réponse qui fait que rien ne bouge .

    01/03/2016 à 17 h 27 min
    • OUCEL Répondre

      Une coopérative, par définition, ne peut pas avoir d’actionnaires. Ce sont les agriculteurs qui sont les coopérateurs, c’est pour cela que rien ne bouge, contrairement aux sociétés commerciales qui ont l’obligation d’être efficaces et rentables pour durer.

      02/03/2016 à 17 h 21 min
    • Robert Marchenoir Répondre

      Quels sont ces éléments de réponse ?

      05/03/2016 à 0 h 52 min

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