Contre-vérités et démagogie : les deux moteurs du socialisme

Posté le 31 janvier , 2017, 4:32
8 mins

Le nouveau ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, l’un des tout derniers fidèles de François Hollande, a déclaré triomphalement que la nuit de la Saint-Sylvestre s’était « particulièrement bien passée » (sic). Voyons donc ce que fut cette nuit sereine annonçant l’année nouvelle.

945 voitures incendiées, des troubles sérieux à l’ordre public, 454 interpellations, un sapeur-pompier blessé, 2 CRS contusionnés par jets de pierres – ceci à Nice. À Strasbourg, une dizaine de personnes blessées dont un enfant de 3 ans. Des « jeunes » ont occupé des ponts et des carrefours de la ville, tirant des fusées à tir tendu sur les forces de l’ordre qui les contenaient avec peine. Voilà donc, brièvement énumérées, ce que furent les distractions populaires de la nuit de la Saint-Sylvestre, qui s’est « si bien passée ».

Dans un autre registre, on constate que la démagogie financière de l’administration socialiste atteint des sommets, promettant dans l’avenir de se surpasser.

L’objectif est de payer le peuple électeur à ne rien faire. On touche au but. Je rappelle à ce propos que l’assistanat social coûte déjà à la France plus de 700 milliards d’euros par an. Ainsi a-t-on le revenu de solidarité active, l’allocation adulte handicapée, l’allocation de solidarité spécifique, le minimum vieillesse, l’allocation supplémentaire d’invalidité, l’allocation transitoire de solidarité, l’allocation temporaire d’attente (sic), l’allocation veuvage, le revenu de solidarité outre-mer… La caisse d’allocations familiales est le phare où se dirigent des millions d’immigrés, avec ou sans droit d’asile – ce droit qui en 2016, dans la seule Ile-de-France, a coûté 746 millions d’euros, soit 123 millions d’euros de plus qu’en 2015. Alors qu’il arrive à Paris, chaque jour, une centaine de nouveaux immigrés – chiffre officiel – qui vont rejoindre tous ceux qui s’y trouvent déjà, vous pouvez imaginer ce que sera le résultat final.

Mais de bons Français, eux de souche, sont aussi confortablement « allocatés » sans rien faire. Il suffit de savoir faire. Deux personnes vivant en couple, avec un enfant à charge, se déclarant l’une célibataire et l’autre parent isolé, peuvent cumuler jusqu’à 2 142 euros d’aides par mois sans travailler, quand le même couple marié, dont l’un travaille au SMIC, cumule au total 1 876 euros par mois. Alors, pourquoi travailler ? Sans parler de la fraude tolérée. 70 % des fraudes aux allocations concernent le RSA ! Si l’on ajoute à cette redistribution générale, les indemnités versées aux 3,5 millions chômeurs indemnisés, les 6 millions de fonctionnaires dont beaucoup sont au travail 25 heures par semaine, avec un absentéisme de 25 %, on constate que la France est un véritable paradis où le citoyen peut se cultiver en lisant par exemple « La situation des classes laborieuses en Angleterre en 1845 » du camarade Friedrich Engels. On peut aussi se baigner à Saint-Tropez, jouer au foot et passer son temps à regarder la télévision. Mais, pour les socialistes, ce n’est pas encore assez. Il faut rendre le paradis encore plus paradisiaque. Tout le monde doit être payé à ne rien faire.

Je dis bien : Tout le monde. D’où l’idée du revenu universel qui s’est mise à gonfler comme une montgolfière au cours des primaires de la gauche. Un candidat déclare : « Si vous m’élisez, tous à partir de 18 ans, vous recevrez un revenu mensuel de 500 euros, ad vitam aeternam. » Un autre s’exclame : « Avec moi, ce sera 750 euros. » Et un troisième s’égosille : « Ces deux-là sont des pingres. Une fois que vous m’aurez élu, vous aurez tous 1 000 euros par mois. » Et, si un lecteur des « 4 Vérités » proclame qu’avec lui, ce sera 3 000 euros par mois, il sera élu. La drogue, de surcroît, sera en vente libre et les prisons, qui ne servent à rien, seront transformées en mosquées.

En revanche, pas un mot n’est prononcé sur le terrorisme musulman, l’immigration et l’insécurité (3,5 millions crimes et délits enregistrés en 2015), dont le régime est parfois, de facto, le complice.

Cette démagogie électoraliste est d’une navrante stupidité et d’une grande malhonnêteté. Je ne m’attarderai pas sur le coût d’un salaire à vie, distribué à quelque 40 millions de résidents en France, beaucoup étant d’origines très diverses. Je dirai seulement qu’un tel salaire pousserait les jeunes à ne rien faire d’autre que le recevoir, le complétant par les multiples moyens qu’offrent la fraude et l’impunité. Sait-on que le vol à l’étalage jusqu’à 500 euros n’est pas suffisant pour que la plainte du commerçant soit recevable ? Et tout le monde sait que l’on ne risque rien à ne pas payer son loyer.

M. Claude Goudron écrit très justement à ce sujet dans le n° 1076 : « Comment peut-on croire que notre pays, déjà le plus social-dépensier du monde, avec une dette de plus de 4 000 milliards d’euros (2 170, plus dette sociale avec les retraites des fonctionnaires non budgétisées, plus les dettes des entreprises nationalisées), pourrait se permettre cette nouvelle folie qu’est le revenu universel ? ».

La vérité est que la France est actuellement dotée d’un régime malhonnête qui, en fait, encourage ses habitants à être malhonnêtes. J’ajoute, et cela va sans dire, que si le salaire universel était institué, ce n’est pas un appel d’air qui se produirait en faveur de l’immigration, ce serait un ouragan. Je rappelle que 120 000 immigrés sont naturalisés chaque année et que la double nationalité a déjà été accordée à 3 millions de personnes, en majorité africaines, toutes candidates au salaire universel.

Quand la France sera-t-elle enfin gouvernée par des responsables sérieux dont la règle sera de respecter l’électeur et non de le tromper en permanence ?

5 Commentaires sur : Contre-vérités et démagogie : les deux moteurs du socialisme

  1. Rouletabille

    2 février 2017

    Jaurès
    L’auteur de cet article dit en substance , que notre dette et le poids de nos dépenses sociales sont tellement énormes, que la promesse d’un salaire à vie est de la démagogie puré car impossible.
    Mais cela ne vous intéresse pas. Vous rayez d’un trait de plume tout l’article en vous attachant à deux réflexions secondaires et sans importance.
    Au fond, si l’auteur s’est trompé dans deux détails c’est que globalement il voulait nous désinformer.
    Alors Jaurès, la dette globale, c’est à dire le total des engagements de la France, est-ce bien celui que Lambert a indiqué ou non? Et dans ce cas, peut-on imaginer un salaire universel? Car c’est cela la vraie question de cet article, et non les loyers non payés ou la pénalisation des vols.

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  2. Jaures

    1 février 2017

    Comme d’habitude, il y a tellement de contre-vérités et d’inepties dans cet article de Lambert que les relever toutes prendrait des heures et c’est d’ailleurs la technique habituelle de l’auteur, certes fruste mais efficace avec le lecteur déjà victime de désinformation.
    Contentons-nous d’en souligner deux, ce qui fera peut-être réfléchir ceux qui prennent tout ceci pour argent comptant.
    “Sait-on que le vol à l’étalage jusqu’à 500 euros n’est pas suffisant pour que la plainte du commerçant soit recevable ? Et tout le monde sait que l’on ne risque rien à ne pas payer son loyer.”
    Le 22 novembre dernier, un homme a été condamné à 3 mois de prison ferme pour le vol d’une buche de fromage de chèvre. Mais peut-être Lambert a-t-il les moyen de s’acheter des fromages à plus 500€…
    En 2015, il y a eu plus de 130 000 expulsions pour défaut de loyer dont plus de14 000 avec recours à la force publique.
    Mais sans doute pour Dumait, se retrouver à la rue avec sa famille n’est pas bien grave. Ce qu’ont dû lui confirmer les 150 000 SDF de France, dont 30 000 enfants. Il est vrai que c’est une population que Dumait côtoie quotidiennement…

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    • Jaures

      1 février 2017

      Pour les deux dernières phrases, il fallait lire Lambert et non Dumait. Mes excuses pour ce lapsus calami.

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      • Jacky Social

        6 février 2017

        Un lapsus calamiteux, Jaures. Tout comme votre socialisme a gueule de bois.

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  3. BUTHIAU

    1 février 2017

    Monsieur, ce commentaire ne veut pas polémiquer mais vous poser une question simple : quelles sont les sources de vos chiffres de
    prestations sociales??? les mentionner vous rendrait plus crédible encore, ce me semble.

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