Copé pour la règle d'or

Posté le avril 07, 2010, 12:00
3 mins

Jean-François Copé est bien décidé à peser sur le projet pour 2012. Lors du premier forum de
son club, Génération France, consacré au finances publiques, le Président des députés UMP a ainsi présenté sa vision de l’avenir des finances publiques :

 

« Parmi les pistes dégagées ce mardi, certaines ne font que confirmer et approfondir des décisions déjà mises en œuvre par le gouvernement
Fillon. Copé veut poursuivre le non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite pour les fonctionnaires, mais propose en plus la «contractualisation pour les plus hauts cadres de la fonction
publique», qui sont actuellement moins bien payés que dans le privé, et «une réduction généralisée de 2 à 3% par an pendant cinq ans de tous les budgets de l’État et de ses satellites». Pourquoi
cinq ans ? Parce que le futur candidat a adapté à la durée du mandat présidentiel sa propre version de la «règle d’or» sur la limitation des déficits proposée par François Bayrou lors de la
dernière présidentielle, reprise par Xavier Bertrand au nom de l’UMP et que l’Allemagne a prévu d’appliquer en 2016.

Dans le système
Copé
, une «loi de programmation des finances publiques» serait votée pour chaque mandature. Elle «représenterait le contrat de gouvernement du nouveau président élu, avec
bilan-révision à mi-parcours». Chaque année, le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale seraient tenus de respecter leur quota d’économies. Sinon, ils
seraient automatiquement frappés d’inconstitutionnalité, moyennant une révision constitutionnelle que Jean-François Copé suggère de faire au préalable.

L’une des particularités de cette loi de programmation serait de couvrir toutes les administrations publiques : État, Sécurité sociale, mais aussi collectivités locales. Une idée elle aussi
susceptible d’alimenter la polémique actuelle entre la majorité et l’opposition sur les responsabilités de chacun en matière de dérive des dépenses publiques » Lu dans le Figaro

 

Etablir des règles strictes et saines est une bonne chose. Les faire respecter en est une autre ! Cela
supposerait de grands changements culturels de la part de nos hommes politiques, de nos syndicalistes et de la population…

la contrainte des marchés financiers arrivera certainement au même résultat dans un horizon plus
rapproché…