Culture de la mauvaise conscience ici, du bouc émissaire là-bas

Culture de la mauvaise conscience ici, du bouc émissaire là-bas

 

L’existence d’une culture de l’excuse en Occident et d’une culture du bouc émissaire en
Afrique
ne simplifie pas les relations, encore moins celles des migrants avec les habitants des pays d’accueil, dont la France :

 

« Dominées par une grammaire de l’oral, les sociétés africaines ont tendance, (…), à canaliser les colères et les
rancoeurs vers la recherche d’un bouc émissaire, victime qu’il suffirait de sacrifier pour supprimer le mal de vivre.

Tour à tour ont été dénoncés le colonialisme et le néocolonialisme, la corruption des dirigeants, la perfidie des
bailleurs de fonds, le dévoiement et la faiblesse de l’aide publique au développement, (« une goutte d’eau par rapport à ce que l’Afrique rapporte à ceux qui l’exploitent ») la mondialisation, le
réchauffement climatique, le marxisme, le libéralisme, l’islamisme et la fatalité.

 

Cette mise à l’index qui exonérerait l’Afrique de ses responsabilités est souvent confortée par la mauvaise conscience
d’un Occident honteux de son impunité et prêt à faire repentancee en échange d’un « nouveau pacte avec l’Afrique ». Mais la stigmatisation des coupables, la récupération des biens spoliés, les
compensations financières obtenues, n’ont ni attiré les investisseurs ni fait progresser le PIB des pays africains ni amélioré leur gouvernance. Le cataplasme n’est pas une
thérapeutique. » JP Gourévitch

 

De telles cultures n’améliorent pas non plus les relations entre des migrants qui attendent tout des institutions des
pays d’accueil et des habitants qui voient le poids des charges sociales s’alourdir et les prestations diminuer !

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