De l’assistanat à la ruine généralisée

De l’assistanat à la ruine généralisée

Le ministre de la Fonction publique, Stanislas Guérini, nous a donné il y a quelque temps un signe d’espoir ; il en était très heureux et très fier.

Pensez donc, il vient d’augmenter le point d’indice de la fonction publique, comme on ne l’avait jamais fait depuis François Mitterrand.

À propos, les Français sont-ils tous fonctionnaires ? Non. Nos ministres le sont-ils ? Oui !

Pour ma part, comme retraité du secteur privé, je me suis dit qu’inévitablement, les retraités du secteur privé allaient profiter de cette mesure, qui leur est aussi destinée.

En fait, non.

En d’autres termes, les retraités du secteur privé, dont les pensions stagnent pourtant depuis des années, vont se faire tondre encore plus, au nom du devoir de solidarité du monde d’en bas envers l’élite autoproclamée d’en haut.

Le gouvernement prétend par ailleurs guérir le mal en l’aidant à se propager.

On peut constater que la médecine « d’immunothérapie politique » n’est pas probante.

En témoigne à Paris le déplacement des drogués ou des voyous délinquants d’un quartier à l’autre.

Un ami, qui avait des attaches familiales sur une île en Bretagne, m’avait raconté comment des « jeunes défavorisés », que la solidarité publique avait subventionnés pour qu’ils passent quelques jours au bord de la mer, s’étaient vus reconduits de force à leur autocar, escortés par les pêcheurs de l’île.

On pense à la chanson de Brel : « Ils devaient voir la mer ; ils ont vu ta sœur. »

L’enfer est pavé de bonnes intentions ; les « jeunes délinquants » n’avaient pas profité de ce qui leur était offert, ils préféraient agresser les jeunes filles du cru dans les bars et bals du coin.

Prétendre guérir le chômage en province, en y amenant de jeunes migrants, pourrait-il être une réponse à la hauteur de l’attente de la population provinciale, qui se voit de plus en plus abandonnée du pouvoir central ? Sûrement non.

On y attend des emplois (boulangers, bouchers, artisans dans tous les domaines) et des services à la personne (médecins, spécialistes à l’hôpital).

Voici 25 ans, mon père, âgé de 93 ans, était suivi à l’hôpital par un professeur en médecine, dans le cadre d’un protocole pour mise au point d’un médicament pour le cœur.

Aujourd’hui, dans le même hôpital, on entre pour sortir les pieds devant !

Vouloir résoudre la dénatalité en important une population de substitution relève du communisme de la belle époque, de Lénine, de Staline ou de Tito. On a vu quelles ont été les conséquences de cette lubie qui consiste à tout chambouler, en ignorant les difficultés du peuple.

On ne peut pas tenir indéfiniment le peuple sous le boisseau ; un jour ou l’autre, il se révolte et cela finit en guerre civile.

On aurait dû y penser quand on voit le résultat après la chute de l’empire soviétique et de la Yougoslavie.

Avoir agité de telles solutions pour la France est révélateur de la progression de la culture communiste en marche dans le pays. Il faut s’en inquiéter.

À trop aider l’indigence sociale de l’individu, qui se satisfait de ce qu’il reçoit, parce qu’il doit affronter la vie, on finit par augmenter le chômage.

Exemple : un jeune en apprentissage, employé par un artisan à l’âge de 18 ans, a plaqué ce dernier au bout de trois jours sur le chantier. Son patron qui lui donnait 1 800 € nets par mois et une prime pour l’essence, en était complètement déconfit.

Comment en est-on arrivé là ? En face de chez moi, des jeunes sans emploi ont été aidés pour acheter leur maison. Leur voisin qui est veilleur de nuit s’en indigne. Pendant que les autres travaillent, ils restaurent leur maison !

Le pays a besoin plus que jamais de la mobilisation de tous pour redresser l’économie et la natalité.

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