Démographie et pyramide démographique

Démographie et pyramide démographique

La misère n’est pas, comme la pauvreté, un état relatif trop souvent confondu avec l’inconfort. Qu’a en effet de commun le pauvre à Paris avec un habitant du Sahel ou un miséreux dans les faubourgs du Caire ?

La misère aurait-elle des causes non économiques ? L’absence du minimum de ressources ne résulterait-elle pas d’une croissance démographique « sauvage » ?

Si l’on considère une pyramide avec l’opulence à son sommet et la misère à sa base, on constate que l’accroissement de son volume, dû à l’augmentation constante de la population, entraîne une croissance beaucoup plus rapide de la base que du sommet.
Parfois, une secousse est provoquée par une base insurgée ; c’est la révolution. Celle-ci peut entraîner quelques changements pour les mieux nantis, aussi bien que des bouleversements profonds, mais la structure de l’ensemble reste immuable.

Aujourd’hui, sur 7 milliards d’êtres humains, cette base en compte 3 qui vivent avec moins de deux dollars par jour – l’un d’entre eux mourant de faim toutes les 3 secondes. Et chaque jour voit croître la population mondiale de plus de 220 000 individus.

Par quels moyens le cours des choses est-il susceptible de changer ? Par la révolution ? C’est peu vraisemblable. Les révolutions n’ont jamais rien changé à la structure pyramidale de la société. Par la fraternité ? Il suffit d’en considérer les acquis au cours de l’histoire pour se faire une idée de ce qu’il y a lieu d’en attendre ! Par le progrès scientifique et technique ? Il n’est qu’un outil aux mains des hommes.
Après avoir pris conscience de la situation, il est de la responsabilité des politiques d’identifier les vrais problèmes et de leur affecter un ordre de priorité. Or, qui s’en soucie au-delà du constat ?

Pourtant, si rien n’est fait pour ramener la population du globe à un niveau maîtrisable, l’humanité ne fera qu’accroître ses maux. Le pragmatisme dicte un investissement massif en vue de réguler le niveau de la population mondiale, sans plus s’en remettre hypocritement à la Providence, ou aux saignées opérées par les guerres, les famines et la maladie, et sans s’arrêter aux considérations d’ordre idéologique ou religieux.

Le problème de la pauvreté est mondial et rien d’utile ne pourra se faire autrement qu’à cette échelle et par la démographie. Alfred Sauvy écrivait, il y a plus de 50 ans (De Malthus à Mao Tsé Toung) : « À l’échelle internationale, les sentiments de pitié s’exercent plus facilement à l’égard de la maladie qu’à l’égard de la pauvreté. Des secours extérieurs sont accordés pour guérir les hommes, ou tout au moins pour les empêcher de mourir, mais non pour leur permettre de vivre. » Le moment n’est-il pas venu d’ajouter « ou les empêcher de naître en surnombre » ?

Claudec

Partager cette publication

(8) Commentaires

  • Tucroy Répondre 11 février 2012 à 21 h 57 min
  • grepon Répondre

    Le pragmatisme dicte un investissement massif en vue de réguler le niveau de la population mondiale,

    Pragmatisme?  Vous avez etudie l’etat des finances, pour ne pas parler la demographie, des pays G7.    Il n y a pas d’argent.    Ceux au bord du gouffre dans le tier monde ne vont pas etre sauve par europeens, americains, ou japonais, et ce n’est pas dans les moeurs du communist party chinois ou les russes ou les petromonarchies a sauver ceux qu’ils voient comme presque des animaux.   Le vingt et unieme siecle risque d’etre bien plus horrible que le vingtieme, surtout apres la fin du Pax Americana….grace a l’endettement et l’ettoufment par la croissance de l’etat providence americaine.    Il n y aura pas d’argent.  Nous attendrons, comme pour Bosnie, Darfour ou Rwanda, pour l’apres des saignees gigantesques pour reagir.

    9 février 2012 à 20 h 53 min
  • René Varenge Répondre

    C’est clair et logique. Si nous parvenions à stabiliser la population mondiale, plus personne ne mourrait de faim car les besoins en nourriture, eau, logements, vêtements seraient aussi stabilisés, il ne resterait plus qu’à amèliorer le niveau de vie des plus pauvres tout en respectant la biodiversité planétaire. http://www.demographie-responsable.org

    9 février 2012 à 11 h 03 min
  • Manso Répondre

    Claude, Certes, la religion musulmane n’est pas très portée vers la contraception, mais dans un certain nombre de pays d’Afrique de l’Ouest, les chrétiens (minoritaires il est vrai) le sont encore moins… Il faut savoir aussi que contrairement à nos « élites » françaises totalement réfractaires à l’idée même de contrôle des naissances, il y a des voix qui s’élèvent sur place (en Afrique) pour appeler à une certaine modération de la natalité (via l’espacement des naissances, mais c’est déjà un début). De plus on évalue les grossesses non désirées à au moins 30%. Je pense qu’il est donc possible d’agir en soutenant les initiatives des agences onusiennes qui œuvrent déjà en faveur de la planification familiale et pour cela, à notre petit niveau, il faut d’abord changer les mentalités dans notre pays : c’est ce à quoi nous travaillons à Démographie Responsable et toute personne motivée y sera la bienvenue… Cordialement, Rémi

    8 février 2012 à 22 h 04 min
  • Manso Répondre

    La surpopulation est évidemment le mal principal dont nous souffrons et que nous faisons aussi endurer aux autres espèces animales. Pour autant, l’explosion démographique est-elle une fatalité ? Nous sommes quelques uns à penser le contraire… http://www.demographie-responsable.org/

    8 février 2012 à 21 h 17 min
  • Manso Répondre

    La surpopulation est évidemment le mal principal dont nous souffrons et que nous faisons aussi endurer aux autres espèces animales. Pour autant, l’explosion démographique est-elle une fatalité ? Nous sommes quelques uns à penser le contraire… http://www.demographie-responsable.org/

    8 février 2012 à 16 h 04 min
  • R. Ed. Répondre

    Il faudra d’abord changer les mentalités.

    Quand la population d’un pays diminue d’elle même sa densité, par exemple l’Espagne, les Français de France, les Russes et d’autres encore nos politiciens crient au secours, on fait plus assez d’enfants ( et nous gratifient d’enfants d’importation…)

    Il faudrait quans-même savoir ce que l’on veut ?

    La seule manière de ne pas percuter le mur est de diminuer la population mondiale, partout, même en Europe et dans les pays civilisés.

    Qu’on laisse en paix ceux qui le font naturellement et qu’on oblige les autres.

    Sept millards d’humains, oui, c’est monstrueux mais 28 millards d’animaux de boucherie pour les nourrir.

    Tous mangent, boivent et défèquent, et les humains laissent en plus leurs ordures.

    Les poissons n’ont même plus le temps de se reproduirent, il faut maintenant en pratiquer l’élevage, la pêche ne suffit plus.

    Où va-on ? Dans le mur !!!

    Olé !!!

    8 février 2012 à 12 h 26 min
  • Claude Répondre

    « Tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, l’humanité sera confrontée au problème global de sa survie  » Livre « les corps indécents » classé 17ème au TOP 100 mondial catégorie sentimental par l’Express. Pollutions, changements climatiques lié à l’activité humaine, guerres, accident nucléaire ou plus simplement surpopulation auront vite raison de la planète. Le contrôle des naissances s’impose donc mais comment faire avaler la pilule à la population musulmane ? 4 ou 5 enfants (et même plus) reste la norme chez nos amis musulmans.

    8 février 2012 à 8 h 09 min

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *