Des divisions à droite à l’entente à droite

Des divisions à droite à l’entente à droite

Comme à l’habitude, une claque électorale, comme celle que viennent de prendre l’UMP et ses alliés aux régionales, donne des ailes aux futurs candidats.
La logique voudrait qu’en période difficile, on resserre les rangs et que les critiques restent à huis clos. Mais l’homme étant ce qu’il est, et la politique française ce que nous savons, c’est l’inverse qui se produit !
Résultat : depuis les régionales, Dominique de Villepin et Alain Juppé ont déclaré qu’ils n’excluaient pas de se présenter en 2012. Les centristes annoncent leur volonté de reprendre leur autonomie…

On savait déjà que Xavier Bertrand et Jean-François Copé avaient pris date pour 2017 (pour le commun des mortels, 2012, c’est loin ; pour ces braves gens, 2017, c’est déjà de­main…). Et, surtout, chacun sait que, tous les jours, François Fillon devient un meilleur rassembleur potentiel de la droite…
Bref, nous ne sommes pas près de manquer de candidats !
Est-ce une bonne chose ? Tout dépend du comportement des candidats.

Dans l’absolu, la concurrence et la saine émulation ne peuvent pas nuire.
Plus il y a de candidats, plus nous avons de chances d’en avoir un bon.
En outre, l’union n’est pas nécessaire au premier tour pour ga­gner au second. La droite est toujours arrivée désunie au premier tour des présidentielles depuis 1965 et les a tout de même gagnées 6 fois sur 8.

Le problème n’est donc pas nécessairement cette désunion. Le problème tient au contexte de la désunion.
Tout d’abord, la gauche dite « de gouvernement » (en espérant qu’elle n’ait pas à montrer ses brillantes capacités de gouvernement en 2012 !…) a toute chance d’arriver unie au premier tour.

Ensuite, la gauche dans son ensemble sait s’unir au deuxième tour : les communistes, les trotskistes, les « altermondialistes »… feront « barrage » à la droite et soutiendront donc le candidat socialiste.

Enfin, la droite dite « parlementaire » persiste à s’interdire de discuter avec « l’autre droite ».
Le vrai problème est là. Des désaccords, c’est normal ; des dé­bats, c’est la vie. Mais cet ostracisme borné, c’est absurde !

Comment réaliser cette entente à droite ? Tout simplement, en se donnant 3 ou 4 réformes phares pour le prochain mandat, sur lesquelles toutes les droites pourraient s’entendre. Nous en avons assez des petites combines d’appareil ; nous voulons une union fondée sur un programme !

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(4) Commentaires

  • Anonyme Répondre

    il faudrait aussi, non seulement cesser de voter comme l’opposition mais ne pas lui faire un succès de ce qui est tout autre chose. Que sont les abstentions : la manifestation d’une déception à l’égard d’un pouvoir mou, rien d’autre. Cela suffit largement, c’est vrai, mais cela n’a rien changé à la carte des régions. Prétendre le contraire, c’est faire le jeu de la gauche qui veut donner à cette consultation une dimension nationale qu’elle n’a en aucun cas. Pour conclure, deux questions fondamentales à ceux qui veulent la fin du « bouclier fiscal » : – Qu’est-ce qui est indispensable au fonctionnement de l’économie et par conséquent au progrès dont elle est porteuse : 1 – La pauvreté ? 2 – La richesse ? – La fuite des capitaux a un double effet à l’égard de l’économie d’un pays : 1° Elle la prive d’une partie de ses moyens 2° Elle offre ces mêmes moyens à des économies concurrentes. 1 – Vrai ? 2 – Faux ? L’état dans lequel plus de 40 ans d’aveuglement ont mis le pays nécessite que ceux qui – à droite comme à gauche – se font les apôtres d’une égalité de façade et d’une compassion calculée, nécessite une réponse par oui ou par non à ces deux questions. La suite dépend d’une prise de position sans détours ni circonvolutions démagogiques de leur part.

    08/04/2010 à 9 h 19 min
  • Geo Répondre

    Je reste confondu lorsque je lis dans une revue comme les 4 vérités que nous avons des élus de droite ????? Les vrais gens de droite ne sont pas élus parce que ne faisant pas partie de la mafia politique Française qui unit fonctionnaires et énarques pour se partager le gateau des privilèges des élus ! ! ! !

    06/04/2010 à 4 h 29 min
  • Anonyme Répondre

    de villeppin ? Nouvel héro médiatique !

    05/04/2010 à 10 h 28 min
  • sas Répondre

    Aux cons et autistes de ce site…..

    Voila le modele elecroral que la france exporte…..hooo occident axe du bien…

    La France «étonnée»

    La charge lancée jeudi par Hamid Karzaï ne visait toutefois pas directement les Etats-Unis. «Les Nations unies, le bureau du représentant adjoint de l’ONU (alors l’Américain Peter) Galbraith, ainsi que celui de (Philippe) Morillon», un général français, chef de la mission d’observateurs de l’UE à l’élection, «ont été le foyer de ces fraudes», a affirmé le chef de l’Etat.

    Interrogés jeudi par l’AFP, un porte-parole de la Mission d’assistance de l’ONU en Afghanistan (Manua), a indiqué «ne pas faire de commentaire à ce stade». De même pour la représentation de l’Union européenne à Kaboul. La France s’est pour sa part «étonnée» de ces accusations, qu’elle a jugée «sans fondement».

    Peter Galbraith a été remercié par l’ONU après avoir accusé son supérieur hiérarchique, le Norvégien Kai Eide, alors représentant spécial des Nations unies en Afghanistan, d’avoir «couvert» les fraudes massives en faveur de Hamid Karzaï. Et l’UE, Philippe Morillon en tête, avait été la première à dénoncer, un mois après le scrutin, ces fraudes portant, selon elle, sur au moins un quart des suffrages validés par la CEI.

    Peter Galbraith avait notamment estimé qu’un tiers des votes en faveur du chef de l’Etat sortant étaient frauduleux, une proportion par la suite largement reprise par la communauté internationale.

    Pression des bailleurs de fonds

    Hamid Karzaï, installé à la tête de l’État par la communauté internationale dès la fin 2001 quand une coalition emmenée par les États-Unis a chassé les talibans du pouvoir, a finalement été déclaré vainqueur du scrutin en novembre dernier après l’abandon de son rival Abdullah Abdullah. Et cela avec, finalement, l’assentiment des gouvernements qui fournissent les quelque 128.000 soldats des forces internationales en Afghanistan, dont les deux tiers américains.

    Mais il est, notamment depuis l’arrivée du président Barack Obama au pouvoir, sous la pression constante de ses bailleurs de fonds qui le pressent de mettre fin à la corruption qui gangrène le pays jusqu’au sommet de l’État et de faire en sorte que les législatives prévues en septembre prochain, soient exemptes de tout reproche.

    «Les fraudes ont été organisées à partir de là», a poursuivi Hmaid Karzaï devant la CEI en évoquant notamment les bureaux de Galbraith et Morillon mais aussi «des ambassades», sans préciser lesquelles. Puis ils ont «nourri» les médias internationaux «pour qu’ils nous accusent de ces fraudes», a-t-il ajouté.

    02/04/2010 à 14 h 20 min

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