Drones armés ou pas ?

Posté le juillet 03, 2017, 8:37
3 mins


J’ai relevé un étrange article dans le n° 4204 de « Valeurs Actuelles » : faut-il armer nos drones ? De la bouillie pour le chat ! L’article commence mal : « Dans notre pays la décision a été prise de ne pas armer les drones […]. Il est temps d’ouvrir ce débat ». Que faut-il comprendre ?

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Général (2S) Roland DUBOIS

11 réponses à l'article : Drones armés ou pas ?

  1. quinctius cincinnatus

    04/07/2017

    il faut savoir que, lors des premières années de l’ ère Rafale, nombreux étaient les officiers de l’ Armée de l’ Air qui voulaient supprimer l’ Aéronavale comme arme autonome et la mettre sous … tutelle de … l’ Armée de l’ Air

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    • Gérard Pierre

      04/07/2017

      Pour faire plier la «Royale » il ne faut pas être la dernière Armée née.

      Le bulletin de naissance officiel de l’Armée de l’Air est daté du 02 juillet 1934. Jusques là elle ne constituait que la composante aéronautique de l’Armée de Terre, …… qui en a conservé un embryon recyclé à travers l’ALAT.

      À noter qu’entre les deux guerres mondiales nombre d’aviateurs de la « Royale » ont été reversés dans l’Armée de l’Air, à des conditions avantageuses. Des quartiers maîtres pilotes sont y devenus rapidement officiers !

      Oui mais ça, …… c’était avant !

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  2. Gérard Pierre

    04/07/2017

    « Dans notre pays la décision a été prise de ne pas armer les drones. »

    Sachant également que, dans notre pays, une décision n’est définitive que pour la durée de la semaine au cours de laquelle elle a été prise, les choses évolueront donc forcément.

    Les drones sont encore à l’époque où leur emploi balbutie, tout comme balbutiait celui de l’aéronef militaire au début du siècle dernier.

    D’abord outil d’observation du champ de bataille ennemi, il devint progressivement un instrument d’attaque, puis de bombardement.

    On est donc fondé à penser qu’au fur et à mesure des progrès techniques réalisés, …… [notamment par les Israéliens qui ont une bonne avance dans ce domaine] …… la doctrine d’emploi des drones évoluera considérablement.

    La vraie question sera alors un jour celle soulevée ci-dessous par QUINCTIUS CINCINNATUS : « Quid de l’avenir de l’aviation de chasse ? »

    À performances supposées égales, un raisonnement économique aura certainement raison de la décision. Il consistera à comparer :

    – Le coût de fabrication d’un drone et celui d’un Rafale,
    – Le coût de formation d’un opérateur pilotant en salle devant un écran et celui d’un pilote de chasse,
    – Les avantages de n’avoir plus à gérer la perspective d’un pilote abattu à récupérer sur le terrain
    – Etc.

    Le principe de mutualisation prévalant, l’Armée de l’Air pourrait se fondre à terme dans la composante aéronavale de notre Marine Nationale (avec, au passage, un énième plan de réduction des effectifs) !

    Pourquoi pas l’inverse ? …… Tout simplement parce que n’importe quel observateur un tant soit peu avisé n’aura pas manqué de remarquer qu’il y a plus d’avions et d’hélicoptères dans la Marine Nationale que de bateaux dans l’Armée de l’Air !

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    • quinctius cincinnatus

      17/07/2017

      pour information l’ inévitable Serge Bloch dit Dassault a signé un contrat de développement de drones avec une société anglaise

      toujours pour information : le Pentagone étudie actuellement le concept stratégique baptisé  » essaims de drones armés  »

      plus besoin de portes-avions, des croiseurs lance-drones suffisent ainsi que des plate-formes terrestres … mobiles

      restent indispensables les forces spéciales au sol

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  3. quinctius cincinnatus

    03/07/2017

    Si il n’ y a pas de drones armés il y a à cela deux raisons qui s’ intriquent :

    – les  » aviateurs  » entendaient bien conserver le privilège de l’ arme aérienne

    – Dassault n’ était pas en capacité d’ en fabriquer

    remarquons aussi que l’ Armée Française ne dispose toujours pas d’ une force d’ intervention intégrée de type  » marines  »

    enfin qu’ il y a en France plus de généraux que de colonels

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    • Gérard Pierre

      04/07/2017

      Évitons de nous faire les colporteurs de clichés éculés en ce qui concerne le nombre de généraux en 1ère section dans l’Armée Française.

      Selon la Cour des comptes, …… censée ne pas être une institution partisane, …… il y avait, en 2012, 303 généraux en activité pour les trois armées (Terre, Air, Marine) pour 228.656 militaires, soit un ratio d’un général pour 754 personnels.

      Nous ne comptabiliserons pas le nombre d’officiers généraux de la gendarmerie, cette Armée étant passée avec armes et bagages, pour emploi, sous la tutelle du ministère de l’intérieur.

      A cela, il faut ajouter 235 officiers généraux d’autres services du ministère de la Défense (Service de Santé des Armées, Service des Essences des Armées, Contrôle Général des Armées, etc). Là, on peut estimer que ces chiffres sont trop élevés, ce que n’ont pas manqué de faire les magistrats de la rue Cambon.

      Il faut savoir que les Contrôleurs Généraux des Armées sont, non pas des personnels issus des rangs de l’Armée, mais des Hauts Fonctionnaires destinés à fournir, je cite : « un outil original d’assistance du ministre de la défense pour la direction du ministère. »
      Il est placé sous l’autorité directe du ministre qu’il « assiste pour la direction [de son] ministère en vérifiant, dans tous les organismes soumis à son autorité ou à sa tutelle, l’observation des lois, règlements et instructions ministérielles ainsi que l’opportunité des décisions et l’efficacité des résultats au regard des objectifs fixés…

      En clair, lorsque Le Driant a pris la tête du MINDEF, il a commencé par dessaisir les généraux de leurs prérogatives en matière de ressources humaines, de logistique et d’autres aspects de leurs fonctions pour les confier à ce corps bancal dont le recrutement fut à sa discrétion.

      Les généraux en 2ème section sont à comptabiliser dans la catégorie des retraités.

      Pour faire une comparaison objective avec le nombre de colonels, il suffit de reprendre les inscriptions au tableau d’avancement pour 2017 dans l’armée active.

      Il prévoit les promotions de :

      – Armée de terre : 210 colonels,
      – Marine Nationale : 28 capitaines de vaisseau,
      – Armée de l’Air : 34 colonels

      Soit 272 nominations de ‘’cinq pleins‘’ pour l’année !

      Sachant qu’un ‘’cinq pleins‘’ passe en moyenne cinq ans dans son grade avant, soit d’accéder aux étoiles, soit de prendre sa retraite, vous voyez qu’il n’y a rien d’anormal dans la pyramide de la hiérarchie militaire.

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      • quinctius cincinnatus

        04/07/2017

        à comparer avec ( ce qui reste ) de l’ Armée britannique !

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        • Gérard Pierre

          04/07/2017

          Je ne m’inquiète pas trop pour ce qui reste de l’armée britannique.

          Les Britanniques sont beaucoup plus pragmatiques que nous. Il n’est qu’à voir comment, lors des premier et second conflits mondiaux, partant d’un effectif réduit de militaires d’active, ils surent constituer une armée nombreuse en l’espace de quelques mois, en recourant à un recrutement massif et à une instruction promptement menée.

          Nous avons tous en tête ces photos de recrues, en civil, … [les uniformes manquaient] … s’entraînant à l’ordre serré avec des fusils hâtivement découpés dans d’épaisses planches de bois ! …… en attendant de passer aux choses sérieuses au fur et à mesure des livraisons de chaussures, d’armes réelles et de munitions.

          J’ai toujours été frappé par la différence entre l’École Militaire de Sandhurst et notre École Spéciale Militaire Interarmes, dite Saint-Cyr, que ce soit par le mode de recrutement, le contenu des enseignements dispensés et la durée de la scolarité.

          Et pourtant ! …… On ne peut pas dire que l’armée britannique soit nulle.

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      • quinctius cincinnatus

        04/07/2017

        il ne faut pas confondre le corps de contrôleur des armées et le poste d’ inspecteur général des armées

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        • Gérard Pierre

          04/07/2017

          L’inspection générale des armées est composée d’un petit nombre d’officiers généraux, la plupart du temps à cinq étoiles.

          Ce sont des généraux et des amiraux, tous issus des grandes écoles militaires, dont toute la carrière s’est déroulée au sein des unités et des états-majors, depuis leur nomination au grade de sous-lieutenant (ou enseigne de vaisseau de 2ème classe) jusqu’à leur accession au corps des généraux. Idem pour le corps des Ingénieurs de l’Armement.

          Leur rôle, comme leur nom l’indique, est d’inspecter et de rendre compte.

          Le contrôle général des armées, comme je le précisais, est composé de hauts fonctionnaires, ayant statut militaire, tout en ne relevant pas de la hiérarchie militaire. Leurs insignes de grade ne sont pas assortis d’étoiles mais sont constitués d’une sorte de feuilles de chênes dorées plus ou moins entrelacées. Leur rôle, souvent ambigu, est de contrôler l’institution au sens anglo-saxon du terme.

          Le verrouillage des postes clés du CGA par des hauts fonctionnaires idéologiquement pré acquis à leur ministre de tutelle paralyse en partie l’action des militaires, notamment en matière de politique de recrutement ! …… suivez mon regard ! …… « Égalité des chances » est ainsi devenu une locution récurrente au sein des états-majors de nos forces !

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          • quinctius cincinnatus

            05/07/2017

            c’ est bien ce que je voulais que vous précisiez clairement

            il est tout aussi important de faire remarquer que les inspecteurs généraux , tout comme les chefs d’ état-major, doivent aussi et en partie leur évolution de carrière aux  » politiques  » en particulier, maintenant, à l’ Elysée et dans tout les cas à leur  » orientation  » politique

            ce qui revient à dire que celui qui rue dans les brancards a ses chances d’ accéder à ces fonctions fortement réduites

            exemple : le général Petel

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