École: l’échec de la transmission

Posté le octobre 17, 2017, 10:08
3 mins

La gauche, la droite, le centre, le FN, les insoumis, le macronisme en marche, les tentations vers le séparatisme de la Corse divisent notre pays comme jamais depuis Jules Ferry.

Mais ce dernier et ses successeurs, les « hussards noirs de la République », s’attachaient à la France et à sa culture.

Or, certains, aujourd’hui, appellent notre pays « l’Hexagone ». Ils en font une figure géométrique qui, par nature, n’a pas d’âme – ce qui est contraire à notre héritage historique et ne devrait pas être toléré.

Y a-t-il un autre pays que le nôtre dans le monde ainsi nommé à partir de sa géométrie ?

Le président Macron pense trouver une réponse au problème de l’illettrisme qui touche 20 % au moins des élèves en doublant les classes du cours préparatoire dans les quartiers sensibles.

Mais c’est toute la France qui est concernée par le problème du mauvais rang qu’elle occupe désormais en Europe et même par rapport à certains pays du monde très en retard sur nous jusqu’à il y a peu.

Selon moi, qui ai eu une expérience de terrain en enseignant à 18 ans dans une classe de village rural à quatre niveaux, concrétisant ainsi une vocation qu’avaient fait naître en moi mes instituteurs, cette manière de faire tente de régler nos problèmes par le mauvais côté.

Le problème, ce n’est pas l’école telle qu’elle fonctionne ; c’est la formation des « professeurs des écoles » tels qu’on a dû les appeler pour pouvoir aligner leur traitement sur les grilles de la fonction publique. Avoir le goût de la transmission des connaissances, ce ne peut être, comme aujourd’hui pour trop de professeurs des écoles, un emploi comme un autre que l’on accepte faute de mieux.

La seule réforme qui vaille pour sauver la France est de s’attaquer à la racine du mal.

Pourquoi, avec une Éducation nationale pléthorique qui absorbe la plus grosse part du budget de l’État (92 milliards d’euros, dont 23 pour l’enseignement supérieur), fait-on moins bien que nos voisins ?

Pense-t-on que le système fonctionnera mieux avec encore plus d’argent ?

À ces questions, une seule réponse : dans le primaire, surtout au Cours préparatoire, nous ne devrions trouver que les meilleurs professeurs.

Est-ce le cas ? Certainement pas.

Les instituteurs qui exercent actuellement ont-ils été formés pour apprendre à lire, écrire et compter à des élèves dont certains parlent à peine le français ?

Et il y aurait une façon simple d’imposer aux familles de ces élèves d’apprendre rapidement le français – et de le parler à la maison : supprimer toute allocation aux familles des élèves ne parlant pas notre langue à l’entrée à l’école !

3 réponses à l'article : École: l’échec de la transmission

  1. BRENUS

    20/10/2017

    La transmission ça devient maintenant « balancetonporc » avec un encouragement à la délation et même au mensonge – étant entendu que la drague hyper lourde et les mains baladeuses, ça existe, sans aucun doute, surtout pour les nanas à la jupe rraz-la-moule.. Avez vous vu le retournement de veste spectaculaire et pitoyable de Lemaire hier à la TV en l’espace de 3 heures. Et dire que ça a postulé au titre de Président. Guignol. La prochaine étape ce sera « balancetatruie » ou « balancetapétasse ». Nous allons bien rire à défaut d’avancer. Adieu pince-fesse . Bonjour castration.

    Répondre
  2. quinctius cincinnatus

    20/10/2017

    toutes les transmissions n’ ont pas été des échecs ; je cite au hasard : le  » genre « , le  » relativisme « , les  » droits de l’ hommisme  » etc …

    Répondre
  3. Nox

    18/10/2017

    Le terme d’Hexagone pour désigner la France est effectivement malheureux. Il vient je crois des journalistes qui cherchent constamment des synonymes pour ne pas répéter le même mot (France en l’occurrence) dans toutes les phrases. Ce souci stylistique, louable en soi aboutit à des aberrations. Ainsi les journalistes vont parler sans aucune retenue d’un sportif tricolore, comme si c’était la couleur de sa peau ! Et sans réaliser non plus que la moitié des sportifs participant à la même compétition ont eux-aussi un drapeau tricolore… Ils vont parler de l’Empire du milieu pour désigner la Chine, sans mesurer le gouffre qui sépare l’actuelle République populaire de Chine de la Chine impériale. Je trouve insupportables ces approximations de vocabulaire.
    Quant au fond, j’ai beaucoup d’espoirs en la capacité de Jean-Michel Blanquer à remettre du bon sens et de l’efficacité dans l’Education nationale. Que le journal « Le Monde » le qualifie de ministre « rétro » est un vrai compliment.

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)