Elections : perspectives difficiles

Posté le juillet 28, 2010, 12:00
5 mins

La Lettre de l’opinion vient de produire une analyse politique intéressante des élections partielles
depuis les régionales. Leur étude ne confirme pas l’intuition produite par le climat médiatique actuel…

 

 

« La séquence allant des régionales à ce début d’été agité n’a pas été sans conséquence sur
l’échiquier politique. Dans l’opinion, la droite est abîmée et la gauche semble poursuivre son redressement selon les différentes enquêtes d’opinion. Les résultats des dernières
élections partielles confirment-ils ces tendances ? Pour parfaire l’analyse,

la Lettre de l’opinion, en partenariat avec l’IFOP, a décrypté les vingt dernières
élections partielles qui se sont déroulées depuis les élections régionales : treize cantonales (taux de participation moyen de 33,7%), cinq municipales (taux de participation moyen de 51,2%) et
deux législatives (taux de participation moyen de 28,35%). Certes, le faible taux de participation observé et la nature parfois très locale de ces scrutins incitent à les interpréter avec
prudence mais de par leur nombre et leur diversité, ils n’en constituent pas moins un indicateur utile et synthétique de l’état des rapports de force actuels.
(….)

 

 

Ces élections partielles confirment le problème actuel, quasi-structurel, de l’UMP qui préempte une large partie du bloc des droites au
1er tour mais parvient difficilement à franchir l’étiage des 30%…

 

 

Au final, tout en soulignant la faiblesse des taux de participation et le fort impact des considérations locales, ces vingt
scrutins partiels laissent apparaître quelques nouvelles lignes de force : la capacité d’Europe Ecologie à transformer l’essai de ses succès européens et régionaux ;
l’implantation du Front de gauche qui parvient à mobiliser son électorat, à la gauche du Parti socialiste, force d’appoint d’importance pour la gauche et seule capable de
ressusciter le Parti communiste ; le maintien du FN à un niveau assez élevé à l’occasion de partielles qui ne lui sont habituellement guère favorables, même si aucune
percée immédiate du parti lepéniste,
consécutive aux affaires, ne peut être relevée. Enfin, par-delà les considérations partisanes et dans un contexte de tensions accrues entre les
grandes formations politiques et leurs alliés qui se font jour sur la stratégie et la répartition des circonscriptions (UMP et Nouveau Centre ; PS versus Europe Ecologie et le Front de Gauche),
il est intéressant de souligner que, dans les vingt scrutins partiels, le vainqueur final fut systématiquement celui qui arriva en tête au premier tour du scrutin…

Plus largement, la gauche semble en situation de force, même si le Parti socialiste est maintenant concurrencé assez nettement
par deux autres formations politiques, Europe Ecologie et Front de gauche, en capacité de s’implanter dans les territoires. Quant à la droite, elle connaît une situation globalement difficile,
mais l’UMP continue de bénéficier d’une relative hégémonie au sein de cet électorat. Deux enjeux se dessinent donc à neuf mois des prochaines élections cantonales de mars 2011 :
pour la droite, stopper l’hémorragie et la perte de trente-quatre départements depuis 1998 ; pour la gauche, poursuivre son implantation territoriale avec en ligne de mire
l’éventuelle conquête du Sénat à l’automne 2011…

 

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