Émeutes : les conséquences de l’ambiguïté de l’exécutif

Émeutes : les conséquences de l’ambiguïté de l’exécutif

La contestation de la loi travail tourne à l’émeute. Nous avons vu, ces derniers jours, des attaques de policiers, ou une voiture de police incendiée.

Bien sûr, les premiers responsables sont les extrémistes de gauche, anarchistes, trotskistes, maoïstes ou staliniens, tous unis pour faire tomber le gouvernement et enterrer ainsi pour longtemps toute tentative d’évolution social-démocrate.

Mais l’exécutif lui-même est très largement responsable de ce chaos.
D’abord, il en est responsable par ses maladresses. Si ce qu’il voulait présenter était la loi insipide actuellement débattue, il n’était pas nécessaire sauf pour d’absurdes logiques de communication politicienne de présenter une première mouture beaucoup plus « libérale », qui mit le feu aux poudres.

Mais, surtout, il en est responsable par ses mensonges et ses ambiguïtés.
François Hollande a été élu principalement par anti-sarkozysme, mais aussi en faisant rêver aux lendemains qui chantent, en niant jusqu’à l’existence de la crise. Son discours du Bourget était un sommet d’irresponsabilité qui ne pouvait que faire rêver ses électeurs à une revanche sociale, déjà parfaitement illusoire en 1981, mais aujourd’hui absurde et insensée.

On ne peut pas à la fois flatter démagogiquement les extrémistes et prétendre mener une politique réaliste. Or, François Hol­lande a été élu grâce aux « agents électoraux » des syndicats « révolutionnaires ». Il est normal que ces derniers attendent leur récompense.

J’entendais récemment M. Valls menacer la CGT de ne plus être représentative. C’est se moquer du monde. La CGT n’est déjà ab­solument pas représentative.

Moins de 5 % des salariés du privé sont syndiqués. Sans l’inepte « présomption irréfragable de représentativité » que la loi reconnaît à la CGT (d’abord pour son prétendu « comportement patriotique pendant la guerre » – alors même qu’elle a saboté l’effort de guerre ! –, puis pour son adhésion aux « valeurs républicaines »), tout le monde se moquerait de l’avis de M. Martinez…

M. Hollande a beau être un orfèvre de la motion de synthèse, réunissant les idées les plus contradictoires, il n’est pas possible d’être à la fois un démagogue flattant l’extrême gauche et un homme d’État réaliste et courageux. Et ne pas choisir est, déjà, une façon de choisir – et même la pire façon de choisir.

Il est scandaleux d’envoyer les policiers au casse-pipes pour défendre cette politique de Gri­bouille !

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Comments (7)

  • BRENUS Répondre

    Il n’y a pas d’ambiguité dans cette affaire . La gauche, PS en tête, mais avançant masquée, à tenté de contourner les contestations avec sa milice de nervis antifas. Hélas pour elle, la créature s’est retournée contre son maitre et en a fait des caisses au point de tenter de tuer des flics devant les caméras. Ceci a permis a une large partie de la population de voir ce que valaient réellement ces gugusses. Lesquels se font des illusions en pensant que l’ensemble des (vrais) travailleurs vont les suivre dans leurs délires intéressés en une grêve générale. Eux qui n’ont pas de compensations en liquide versée par le syndicat aux grévistes professionels en place des retenues de salaires et alimentées par les prélèvements divers. Ce qui permet à certains de bramer qu’ils sont prêts à montrer leur feuille de paie qui, bien entendu, ne font ressortir nulle part les compensations occultes. Pour arranger le tout, le chef suprème CGT de jojo présente une tronche que les anciens ont vu maintes fois dessinée par Cabu en caricature du beauf prétentieux. Une sorte de personnage à la Dubout sur les couvertures de bouquins san-antoniesques représentant Bérurier pèté comme un coin.

    24/05/2016 à 23 h 48 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      c’ est vrai que Martinez est l’ illustration du Béru de San Antonio et qu’ il n’ a pas une bonne … image

      24/05/2016 à 23 h 59 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      pété ( avec un é ) comme un coinG ( avec un G )

      25/05/2016 à 0 h 01 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Les poètes de la Renaissance française chantaient le  » joly mois de mai « 

    24/05/2016 à 23 h 08 min
  • Jaures Répondre

    Le discours sur la non représentativité des syndicats ne tient pas la route. Le modèle syndical français n’a rien à voir avec celui d’autres pays où l’adhésion à un syndicat est obligatoire pour obtenir certaines prestations comme les allocations chômage ou, comme en Allemagne, où seules les grandes entreprises ont une réelle représentation syndicale laissant les salariés des PME à la précarité.
    En France, 8,7% des salariés du privé sont syndiqués (et non 5%). Cela peut paraitre peu mais c’est bien plus que les Français inscrits à un parti politique. Pourtant ce sont ces derniers qui ont tous les pouvoirs.
    De même, la participation aux élections professionnelles n’a rien à envier aux élections politiques bien qu’elles ne bénéficient pas de la même organisation nationale.
    Et je n’ai jamais vu un salarié non syndiqué renoncer aux avantages obtenus par les syndicats lors des négociations.

    24/05/2016 à 9 h 50 min
    • Raoul Villain Répondre

      « Les syndicalistes ont tellement l’habitude de ne rien faire que lorsqu’ils font grève, ils appellent ça une journée d’action ». Coluche

      24/05/2016 à 22 h 07 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      faut bien défendre le beefsteak de sa famille ! c’ est humain, trop humain aurait dit N. … le P.C.F. est devenu un fossile et la C.G.T. avec F.O. ( chez les fonctionnaires ) devraient logiquement suivre ; ces deux syndicats qui entraînent le pays à l’ abîme … ont fait leur temps comme les dinosaures

      24/05/2016 à 23 h 18 min

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