Et c’est au tour des allocations familiales !

Posté le février 22, 2013, 4:00
2 mins

Communiqué de Jacques Myard

député de la Nation, maire de Maisons-Laffitte, président du Cercle Nation et République

le 18 février 2013

 En bon comptable , le Premier Président de la Cour des Comptes propose de fiscaliser les allocations familiales pour trouver de nouvelles recettes afin de réduire le déficit budgétaire. Bercy sera certainement d’accord car sa logique est également comptable.

La France est ainsi gouvernée par des comptables incapables de se poser les bonnes questions : est-ce que le déficit est la cause de la crise économique et budgétaire ou sa conséquence ?

L’œil rivé sur les ratios de Maastricht, ils occultent totalement les fondements économiques et monétaires qui ont conduit à la récession d’aujourd’hui dans toute la zone euro. Ils refusent de comprendre qu’il y a une raison structurelle à cette crise, cette raison structurelle s’appelle la monnaie unique qui est une monnaie inadaptée qui, par sa surévaluation, étrangle toutes les économies de la zone sauf celle de l’Allemagne, dont la puissance industrielle est sans pareille en Europe.

Il y a quelques semaines, la fameuse banque Goldman Sachs clamait que la France devait diminuer de 30 % ses salaires et autres prestations sociales, c’est effectivement la dévaluation que la France devrait réaliser pour retrouver sa compétitivité perdue avec l’euro !

Alors il faut choisir, soit on dévalue et l’on retrouve notre souveraineté monétaire en ayant une monnaie ADAPTÉE , soit on poursuit la dévaluation interne et dans ce cas la fiscalisation des allocations familiales n’est qu’un début, viendra le temps de la baisse des salaires et des retraites, et le tout se terminera par des affrontements sociaux d’une violence sans pareille !

Les comptables nous mènent à la catastrophe, depuis Laval ils n’ont toujours rien appris !

16 réponses à l'article : Et c’est au tour des allocations familiales !

  1. quinctius cincinnatus

    24/02/2013

    @ SANCENAY @ LAPINAR

    la solution se trouve dans la Constitution :

    les députés votent et contrôlent le budget ,c’est à dire l’usage qui en est fait …

    conclusion : comme en Suisse rendons les élus responsables devant la Justice ( indépendante … mais là c’est une toute autre histoire )

    Répondre
  2. Lapinar

    23/02/2013

    Les français ont toujours des idées, et même des bonnes.
    L’idée de la Cour des Comptes est celle d’un organisme de constat, pas de répression ! Elle n’est pas un gendarme ou un douanier, et encore moins un organisme fiscal; donc elle ne peut agir, alors à quoi sert-elle vraiment ? tous les ans elle épingle ici ou là, mais cela reste pratiquement lettre morte.
    Ne ferait-elle pas partie de tous ces organismes créés pour mettre en place et remercier des amis du pouvoir en place ou à revenir ? De toute façon c’est toujours le contribuable qui paie. Il existe également une cour des comptes pour chaque région, avec autant de pouvoir bien sûret des personnels bien rémunérés..
    Il nous faut une nouvelle constitution beaucoup plus disciplinaire, voire tyrannique, que celle que nous avons et que l’on modifie sans vergogne au gré des gouvernements et des élus qui de gavent eux aussi de nos impôts avec toutes leurs prébendes.
    Mon âge ne me permettra pas de voir ce souhait se réaliser, si tant est qu’il se réalise un jourd’une façon ou d’une autre.

    Répondre
  3. Sancenay

    23/02/2013

    Si l’on voulait bien aller au fond des choses- mais est-ce bien la cas ici dans le propos de Jacques Myard – on pourrait considérer que la raison structurelle de la crise économique dépasse largement le cadre bien insuffisant des considérations monétaires.
    Ne trouve-t-elle pas en effet sa source dans la révolution permanente entretenue tant par la « gauche » que par la droite » par des politiques contre nature, tel l’emblématique enseignement du gender de messieurs Chatel et Peillon, qui ne peut que miner la jeunesse, des politiques contre la vie,des politiques malthusiennes ,plombant littéralement le ressort démographique indispensable à toute perspective de redressement, en tuant le petit d’homme dans le ventre même de sa mère .
    En ce sens, les considérations monétaires pour exactes qu’elles fûssent, peuvent être quasiment tenues pour secondaires.
    Pour le reste ,que le crime de Monsieur Migault , Ps, soit celui d’avoir piqué l’idée à l’Ump , Monsieur Juppé, ne nous intéresse vraiment que très modérément.
    En conclusion, si c’est à partir de telles analyses que l’on espère « sauver la France » on n’est pas sorti de l’auberge !
    Ce qui pourrait être opérant par contre, ce serait de faire l’économie des membres du gouvernement et des élus qui consacrent leur mandat soit à promouvoir des intérêts privés, soit à satisfaire des groupes de pression idéologiques , ou les deux la fois, et de ne conserver que les élus de quelque bord qu’ils soient, qui travaillent manifestement au bien commun authentique et pérenne, puisqu’il en demeure, y compris sur les bancs du parti communiste.
    On a pu le consater avec la prestation magistrale du député Azérot à l’Assemblée contre la destruction du mariage.
    Cela permettrait à tout le moins aux élus méritants de travailler sereinement sans risque de se faire tirer dans le dos par leurs collègues malintentionnés, et représenterait une substantielle et durable source d’ économie.

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      24/02/2013

      le député d’outre-mer Monsieur Azérot ( divers gauche ) a été particulièrement  » noble  » et éloquent lors de son intervention … rien à voir avec ces lavettes bobos de N. K.-M. et Bruno Lemaire
      un jour ou l’autre les Français se rassembleront en dehors de la pseudo- droite et de la fausse-gauche … c’est à cela qu’il faut se préparer : faire sauter les verrous !

      Répondre
  4. Marie-ange

    23/02/2013

    Avant d’instaurer l’euro, il fallait déjà harmoniser les états sur des sujets de droit.

    Nous payons aujourd’hui le fameux diction « mettre la charrue avant les boeufs »….

    Répondre
  5. Marie-ange

    23/02/2013

    Au risque de déplaire, je ne vois pas pourquoi les allocations familiales ne seraient pas fiscalisées, c’est une source de revenus qu’on le veuille ou non !

    Sans alimenter de polémiques, nous savons ô combien de fraudes sont générées par les-dites allocations.

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      24/02/2013

      ce qui est étonnant c’est effectivement cette levée de boucliers contre cette petite mesure qui n’est après tout que le commencement timide de la flat tax
      certaines familles polygames ( certainement plus de 5000 en France métropolitaine … sans parler de Mayotte ! ) vivent uniquement avec les ressources des C.A.F. comme salaire braguette et il ne faudrait pas les taxer ?

      Répondre
  6. lavandin

    23/02/2013

    il y a plus urgent : le controle et la reduction drastique des subventions genéreusement distribuées sans un réel controle de leur utilisation. Sur les 30 milliards annuels , on devrait facilement en récuperer 15

    Répondre
  7. BAYLE

    23/02/2013

    Il n’appartient pas à la Cour des comptes de donner des conseil en matière de fiscalisation aux pouvoirs publics ! Son rôle est de vérifier, de dénoncer les errements, mais en aucun cas de gouverner à la place des politiques en place !
    Tout le monde aura compris que, ce n’est pas M. Hollande qui a eu cette idée, mais la cour de comptes ? Arrêtons de nous prendre pour des imbéciles !

    Répondre
  8. pi31416

    23/02/2013

    « Il y a quelques semaines, la fameuse banque Goldman Sachs clamait que la France devait diminuer de 30 % ses salaires et autres prestations sociales, c’est effectivement la dévaluation que la France devrait réaliser pour retrouver sa compétitivité perdue avec l’euro ! »

    Ben oui. Et comme une réduction des salaires passerait très mal, et même pas du tout, on ne les réduira pas, mais on les paiera en Nouvelle Monnaie de Singe toute neuve.

    C’est d’ailleurs exactement le programme du FN. On retourne au franc, sur la base d’un franc égale un euro, et on dévalue aussitôt le franc de 25%. Et rebelote six mois plus tard comme au bon vieux temps de la quatrième république. Et on institue un contrôle des prix pour rassurer le bon populo que non, les prix ne vont pas augmenter, promis, juré craché, on s’en occupe, ayez confiance.

    Bien sûr, ça ne marche pas, et un beau jour un nouveau Charles de Gaulle s’aperçoit qu’il a dû casser un billet de mille pour acheter Tintin, et c’est reparti comme en 40!

    Les politocards continueront de nous mener à la catastrophe, depuis Adam ils n’ont toujours rien compris !

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      23/02/2013

      c’est bien là le problème … à force de ne pas avoir fait les réformes nécessaires en temps voulu et d’avoir vécu à crédit(s) , augmentant de plus sans cesse le secteur public , nous en sommes arrivés à ce qu’ il nous faut dévaluer d’une façon ou d’une autre … ce qui serait une solution si nous étions certains que les gouvernements du futur ne retomberaient pas dans leurs erreurs du passé et là je peux vous dire qu’il n’en est pas du tout question … la France ( et ses dirigeants ) n’est pas psychologiquement un Pays de monnaie forte

      Répondre
  9. JEAN PN

    23/02/2013

    Tout à fait d’accord avec le commentaire de Jacques Myard.
    Mais bon sang ! Quand le peuple se réveillera-t-il avant qu’il ne soit trop tard ? Personnellement, si j’étais connu, il y a longtemps que je serais sorti des rangs et lancé la révolution !!!

    Répondre
  10. VIGNELLO

    23/02/2013

    En France, arrivera t’il que la loi soit respectée et non contournée ? Toute personne physique ou morale qui reçoit de l’argent public et qui n’est pas soumis à la TVA doit acquitter les charges fiscales sociales et patente !! C’est le cas par exemple des sommes reçues par les parlementaires en sus de leur indemnité ou salaire légal, des subventions aux partis politiques, associations, syndicats etc. Appliquer la loi sans sanctionner ceux qui ont ou cotisent prouveraient l’honnêteté de nos gouvernants élus ou non

    Répondre
  11. HansImSchnoggeLoch

    22/02/2013

    Le tuyau de sortie de l’usine a gaz est maintenant branché sur le tuyau d’entrée. Le fisc français va bientôt disposer du « perpetuum mobile ».
    Le nigaud Migaud a eu une idée de génie, il fallait seulement y penser.

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      23/02/2013

      en général un pareil appareillage mène soit à l’explosion soit à l’intoxication … vous pouvez dès à présent faire le choix de votre façon de mourir … c’est sans aucun doute ce que d’aucuns nomment la Liberté …  » euthanasiante « 

      Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)