Et l'extrême gauche ?

Et l'extrême gauche ?

Le débat se focalise sur Marine Le Pen et le Front national. Si l’on écoute Valérie Pécresse et quelques autres à droite, ce ne sont pas leurs idées qui sont en cause, les rendant infréquentables, mais leurs valeurs. L’UMP ne partage pas les mêmes. Soit. Même si je reste persuadé que le FN de Marine Le Pen n’est pas le même que celui de son père.

Il est urgent de dire qu’à l’autre extrême de l’échiquier politique, les partis et leurs représentants ne sont pas plus fréquentables. On s’est à tort habitué à leur présence dans le paysage politique, à côté d’un PS qui ne rechigne pas à compter sur eux, à les présenter comme des alliés. Pourtant, le décryptage de leurs discours et postures est souvent effrayant.

Au-delà de leurs idées, la haine et le rejet sont les moteurs de ses enfants de Staline, Trotski ou Mao. Leur en fait-on assez le procès ? Ouste ! Du balai ! De l’air ! Qu’ils s’en aillent tous ! Tels sont les mots d’ordre de Jean-Luc Mélenchon qui invitent ses adeptes à prendre aux cheveux les puissants. Il se rêve en nouveau Marchais, mais lui est en plus persuadé de ce qu’il avance. Que dire d’Olivier Besancenot, son meilleur ami-ennemi d’extrême gauche, avec qui il fait actuellement cause commune dans certaines élections cantonales. Besancenot est plus radical encore dans la démarche. Nouveau Saint-Just, qui accepte à ses côtés la présence de Jean-Marc Rouillan, terroriste d’Action Directe non repenti, et celle d’une femme voilée. Sont-ce là des valeurs républicaines que les socialistes partagent ?

Faut-il rappeler qu’à l’antisémitisme rampant de certains militants du FN répond la judéophobie de quelques-uns des militants du Parti de Gauche de Mélenchon et du Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot. Ceux-là mêmes que l’on voit défiler avec leurs deux leaders dès qu’une manifestation d’islamistes bat le pavé parisien. Sous les drapeaux et les appels à la haine du Hezbollah ou du Hamas, ils semblaient vraiment partager nos valeurs pendant la guerre du Liban, à l’été 2006, ou l’offensive sur Gaza, en décembre 2008 ! Yves Thréard (Le Figaro)

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(2) Commentaires

  • Daviet Répondre

    En général on estime les morts causées par le nazisme à 20 millions et ceux causés par le communisme URSS + chine et Sud est asiatique à plus de 100 millions, d’après Stéphane Courtois.
    Il manque sans doute quelques décimales pour le communisme

    24/03/2011 à 21 h 09 min
  • ahje Répondre

    Pour résumer, les 50 millions de Hitler sont politiquement incorrects,alors que les 50 million de mort de Staline sont politiquement corrects.

    24/03/2011 à 12 h 02 min

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