Fillon annonce une réduction du déficit de 100 milliards d'euros

Posté le juin 13, 2010, 12:00
3 mins

«Nous avons pris l’engagement d’ici 2013 de ramener notre déficit de 8% à 3% et tous nos efforts vont se
concentrer sur cette priorité. Ca veut dire en gros qu’il faut réduire le déficit de 100 milliards d’ici 2013», a expliqué François Fillon lors d’une rencontre avec de
nouveaux adhérents de l’UMP salle Gaveau.

Cette somme de 100 milliards, «nous allons (les) trouver pour la moitié dans des
réductions de dépenses
et pour la moitié dans des augmentations de recettes», a précisé le chef du gouvernement. Les 50 milliards d’euros de réduction des dépenses
seront composés «de 45 milliards en réduisant la dépense publique, 5 milliards sur la réduction des
niches fiscales».

 

Côté recettes, les 50 milliards ne résulteront pas d’une augmentation des impôts et des prélèvements, affirme
François Fillon. Il mise sur «35 milliards de rattrapage, après la crise, des pertes de recette conjoncturelle. (…) Au fur et à mesure que la croissance revient, les recettes
recommencent à croître», a-t-il expliqué. Et les 15 milliards restants? Ils «correspondront à la fin des mesures que nous avons prises pour relancer l’économie
et qui n’ont naturellement pas vocation à durer au delà de cette période de relance», a-t-il ajouté.

En mai, François Fillon avait déjà annoncé un gel en valeur des dépenses de l’Etat mais
n’avait pas détaillé les objectifs chiffrés. Ces précisions interviennent un peu moins d’une semaine après que Berlin a adopté un plan de rigueur évalué à 80 milliards d’euros.
La France est sous la pression des marchés financiers et des agences de notation, qui la pressent de détailler les mesures qui seront prises pour réduire l’endettement.

 

 

Le premier ministre a également abordé le thème des retraites. Alors que le gouvernement s’apprête a divulguer son projet de réforme, François Fillon a réaffirmé son
intention de prolonger la durée d’activité et de repousser le «symbole» de l’âge légal de départ à 60 ans.

Il s’agira également de trouver de nouveaux financements, a-t-il ajouté. «La justice va nous
conduire à solliciter de nouvelles sources de financement parce que l’effort doit être partagé par tous», a-t-il déclaré. Malgré tout, le gouvernement a renoncé à taxer
temporairement les revenus supérieurs à 11.000 euros par mois, selon une information du Figaro.

 

Tout la question est de savoir si la France et surtout son monde politique, dopé à la dépense publique depuis
plus de 30 ans, saura montrer la discipline et la persévérance nécessaire à de telles économies !