François Hollande jette l’éponge…

Posté le décembre 22, 2016, 2:47
3 mins

Drôle de pays, où on adule un éternel perdant, par exemple Raymond Poulidor contre le gagnant Jacques Anquetil – ce que l’on peut comprendre dans le domaine sportif, mais surtout pas en ce qui concerne la politique et François Hollande !

Ce dernier est un homme qui a cassé la France, qui nous a doublement menti en se faisant élire sur un programme des plus populistes : « Mon ennemi, c’est la finance » ; « j’inverserai la courbe du chômage et reviendrai à un déficit sous la barre des 3 % en un an maximum » ; « moi, Président »…

Mais il nous a également trahis avec ses confidences ahurissantes faites aux deux journalistes du « Monde » – confidences qui étaient une façon de dire : « Je pense l’inverse de ce que j’affirme. »

La sanction ne s’est pas fait attendre : seuls 4 % des Français gardent confiance en lui !

François Hollande est donc indé­niablement un grand perdant.

Sa décision de ne pas briguer un second mandat est, bien entendu, un aveu de son propre échec qu’il essaie de nous faire passer pour un grand moment de bravoure et de sacrifice pour la France. C’est pitoyable !

Il devrait se satisfaire de ne pas être mis en examen pour « faux et usage de faux » ou pour gaspillage d’argent public par dizaines, voire centaines de milliards d’euros (Christine Lagarde l’est bien pour « négligence économique » dans l’affaire Tapie, qui ne porte que sur 400 millions d’euros), sans compter la violation du « secret défense » devant ces deux journalistes du « Monde ».

Eh bien non, il nous enfume de nouveau avec un auto-satisfecit de son bilan que tous les Français, sauf lui, qualifient de médiocre (pour une minorité d’entre eux) ou de catastrophique (pour la grande majorité).

Les instances du PS, afin de ne pas trop nuire à son dauphin, M. Valls, s’emploient à sauver le « soldat Hollande » en essayant de faire passer sa décision pour un grand moment de dignité, alors que c’est simplement un sauve-qui-peut !

Si vous souhaitiez, M. Hollande, faire preuve de dignité, il aurait fallu, comme je vous l’ai demandé dans plusieurs de mes articles, démissionner fin 2013 et laisser au pouvoir de vrais hommes politiques comme François Fillon.

Néanmoins, il est donc à craindre que la cote de popularité de feu « capitaine pédalo » remonte en flèche et qu’il soit ainsi absous de son bilan plus que négatif.

7 réponses à l'article : François Hollande jette l’éponge…

  1. quinctius cincinnatus

    22/12/2016

    une éponge imbibée de … vinaigre ?

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    • quinctius cincinnatus

      22/12/2016

      ET [email protected] a perdu la chandelle vacillante et … fumeuse qui guidait ses pas incertains dans l’ opacité d’ une nuit et brouillard socialistes !

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  2. 22/12/2016

    Pour moi, c’est quand même Hollande « Le Condescendant » qui est le pire de tous les »chefs » ou dirigeants que nous ayons eu !

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  3. Jaures

    22/12/2016

    Si les présidents qui ne tiennent pas leurs engagements devaient démissionner, aucun ne serait allé au bout de son mandat. Souvenons-nous de De Gaulle (président du Conseil alors) dans son fameux « Je vous ai compris » indiquant: « dans toute l’Algérie, il n’y a qu’une seule catégorie d’habitants : il n’y a que des Français à part entière ». On se souvient de la suite.
    Ou, plus récemment Sarkozy affirmant lors de la campagne de 2007: « le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer ».
    On pourrait en écrire un volume.
    Et Fillon qui a élaboré un programme pour les électeurs des primaires, âgés-aisés-rentiers, a commencé de suite son rétro pédalage.
    On verra ce qu’il en sera dans quelques mois.

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    • 22/12/2016

      Que des promesses ne soient pas tenues ou pas entièrement, c’est concevable, car les situations d’un instant ne sont pas forcément les mêmes au moment des décisions…Mais certains « zélus » pas très zélés, ont dépassés les bornes et laissés les « sans dents » grosjean comme devant !

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    • Raoul Villain

      23/12/2016

      On pensait d’ordinaire que le socialisme était une sorte de libéralisme augmenté d’une morale. L’État allait prendre votre vie économique en charge et vous libérerait de la crainte de la pauvreté, du chômage, etc., mais il n’aurait nul besoin de s’immiscer dans votre vie intellectuelle privée. Maintenant la preuve a été faite que ces vues étaient fausses.

      George Orwell (Literature and Totalitarianism, 1941)

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      • quinctius cincinnatus

        23/12/2016

        comment mettre en doute l’ humanisme consubstantiel au socialisme, ce socialisme qui seul peut libérer l’ Homme … et d’ abord qui est ce Orwell George ?

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