Fuites de l'UMP vers le Nouveau Centre

Fuites de l'UMP vers le Nouveau Centre

 

Des élus qui avaient rallié l’UMP quand celui-ci apportait la victoire, partent maintenant pour le Nouveau Centre. Il faut
dire qu’il était plus facile d’avoir une place élligible sur les listes communes lors des régionales pour les élus du Nouveau Centre…

En revanche, pour ceux qui ont suivi la campagne, le Nouveau Centre a réussi à se montrer aussi mal organisé que l’UMP, avec
comme facteur aggravant une absence quasi-totale de militants.

« Après la déroute de la droite aux régionales et les déclarations d’Hervé Morin, qui a laissé entendre qu’il pourrait être
candidat en 2012, c’est au Conseil de Paris
que les centristes donnent de la voix.

Plusieurs membres du groupe UMP ont décidé de quitter le parti présidentiel pour intégrer le Nouveau Centre. Jérôme Dubus, vice-président du groupe
UMP, vient de rejoindre le groupe centriste Libéraux et indépendants, présidé par le sénateur Yves Pozzo di Borgo. Lynda Asmani, élue UMP du 10e arrondissement, et Eric Hélard, élu du 16e, avaient déjà fait de
même.

Pour Jérôme Dubus, « les résultats des régionales ont apporté la preuve que la droite
a besoin d’une réserve de voix au second tour pour remporter l’élection. En 2010, la droite unie a largement reculé par rapport à 2004, année où l’UDF et l’UMP étaient partis en campagnes
séparées au premier tour ».

Le parti présidentiel, par dérive autoritaire, ne donnerait plus la parole à son centre droit. « L’idée initiale, lors de la fondation de l’UMP, était de créer un grand parti qui unirait le centre et la droite. Après sept années d’existence, il est autorisé de
constater qu’il n’y a pas de courant de centre droit au sein du parti. Il existe un seul grand parti de droite »
,  juge pour sa part Eric Hélard.

« Le mode de fonctionnement autoritaire de l’UMP était accepté tant que son chef menait à la
victoire »
, note un autre élu parisien. La défaite de la majorité présidentielle lors des derniers scrutins a
délié les langues. « Lancer un débat sur l’identité nationale à quelques mois d’une échéance électorale importante et, parallèlement, affirmer vouloir
reconquérir l’Ile-de-France, c’est ne pas connaître cet électorat »,
estime Lynda Asmani. « La droite francilienne a fait campagne sur le Grand Paris de Christian Blanc, alors que la capitale est
complètement absente de ce projet gouvernemental »,
souligne pour sa part Jérôme Dubus.

Au Conseil de Paris, le groupe centriste compte maintenant une douzaine de conseillers. Ils espèrent être rejoints par
d’autres déçus de l’UMP. » Le Monde

 

S’ils vont seuls aux élections, même dans une période de recul de l’UMP, les résultats leur montreront qu’eux non plus ne
connaissent pas bien l’électorat !

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