Hériter de l'Empire

Hériter de l'Empire

L’ambitieux chef franc, nommé par Rome en pleine décadence gouverneur de la Belgique seconde, porta tout de suite les yeux vers le sommet. Remplacer ses anciens patrons, devenir empereur romain, le nouveau Constantin, fut son immédiat credo. Il s’installa dans ce palais de la Cité qu’avait habité l’un des derniers grands empereur romains du IVe siècle, Julien l’Apostat, au coeur de sa chère Lutèce où ses soldats l’avaient hissé sur le pavois impérial.

Avec un sens politique admirable, Clovis prit sans coup férir les seules décisions politiques qui lui donnèrent une avance décisive sur ses rivaux barbares : s’appuyer sur la dernière institution solide dans un univers en déliquescence, l’Eglise ; s’allier à la bourgeoisie gallo-romaine grâce à victoire de Vouillé en 507 sur les Wisigoths ; appliquer le droit romain écrit, alors ques es collègues barbares demeuraient adeptes de la tradition juridique orale. Un sans-faute. D’emblée, Clovis imposait à la France, et à ses rois, un objectif historique unique : devenir le nouvel empire romain. Eric Zemmour, Mélancolie Française

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