Hollande et les banques : l’alliance des irresponsables

Posté le juillet 24, 2013, 11:36
3 mins

On se souvient de l’envolée lyrique : « Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant il gouverne. C’est le monde de la finance. » C’était le discours du 22 janvier 2012 du candidat Hollande au Bourget.

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts.

Et, de façon spectaculaire, François Hollande vient de se réconcilier avec « le monde de la finance » en recevant les principaux banquiers français à l’Élysée, le 19 juillet.

Cette réception est d’autant moins passée inaperçue qu’elle intervenait le lendemain du vote définitif de la loi bancaire, censé répondre aux promesses du candidat Hollande pour « domestiquer » la finance.

Pour sceller la parfaite réconciliation, des membres anonymes « de l’entourage du chef de l’État » ont fait savoir à la presse que « les banques, qui sont une tour de contrôle formidable, constatent un frémissement de l’économie » et que, si on les laissait faire, l’économie réelle serait enfin financée, l’investissement repartirait et le chômage ne serait bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Est-il besoin de dire que je ne crois pas du tout à ce conte à l’eau de rose ?

Le scénario offert aux gogos est, en gros, le suivant : François Hollande, social-démocrate courageux et responsable, a su parler haut à la finance qui, ayant compris qui était le maître, se met à sa disposition pour relancer l’économie. Ce scénario est doublement faux.

D’une part, François Hollande n’a évidemment pas parlé en maître à « la finance » – si tant est que cela existe !

Sa loi bancaire est un recueil de pieuses intentions sans portée normative. Les grands réseaux bancaires ne pourront certes plus pratiquer le « trading à haute fréquence » avec l’argent des épargnants, mais ils pourront encore commercialiser les prêts subprimes ou… spéculer sur l’euro !

Inversement, les banques françaises n’ont rien d’ultra-libéral. Au contraire, elles sont complètement asservies à l’idéologie mondialiste qui est le refus de la concurrence réelle et, surtout, le refus de toute responsabilité. Pas un des invités de l’Élysée ne prend le moindre risque avec son propre argent.

Cette alliance de Hollande et des grandes banques, c’est donc l’alliance de l’irresponsabilité et de l’inefficacité. Je ne vois pas ce que cela pourrait apporter sur le front de l’emploi… mais je vois très bien les risques en matière de hausse d’impôt !

5 réponses à l'article : Hollande et les banques : l’alliance des irresponsables

  1. HansImSchnoggeLoch

    26/07/2013

    Un période de 12 mois à la belge c.à.d. sans gouvernement serait innovant et à essayer impérativement. Cela simplifierait l’administration considérablement.
    Les fonctionnaires pourraient être mis à l’alapage et contribueraient à la production de lait et de fromage.
    Sauf ceux dont le fromage est déjà trop gros qui seraient mis au régime.

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  2. quinctius cincinnatus

    24/07/2013

    Hollande fait ce que Draghi lui dit de faire ; il donne du temps au temps en attendant des … temps meilleurs !
    c’est aussi simple que cela

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    • mariedefrance

      24/07/2013

      «  »…. temps meilleurs !

      optimiste du meilleur des mondes !
      regardez mes vidéos.

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      • quinctius cincinnatus

        25/07/2013

        qui vous dit que je suis comme François Hollande *** d’un  » optimisme béat  » ?
        je dis que François Hollande attend que  » le meilleur  » advienne … avec le minimum d’efforts et le minimum d’écorchures aux dogmes du P.S.F. … et c’est les raisons pour lesquelles ( comme Sarkozy ) il échouera

        *** je précède toujours ce nom propre du prénom par respect pour le Pays

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