Il faut un président à la France !

Il faut un président à la France !

Que puis-je penser, après une émission de télévision vide et dont le nom m’est sorti de la tête, du pitoyable pantin qui dirige ce pays ?

Que c’est un homme égaré dans un rôle pour lequel il n’a jamais eu la stature ?

Que puis-je penser alors de ceux qui l’ont élu il y a quatre ans ?

Qu’ils ont commis une erreur ?

Comment expliquer que la France puisse avoir un tel Pré­sident ? Comment expliquer que les Français l’aient élu ?

La réponse à ces questions réside sans doute dans la sclérose politique française et dans la médiocrité qui en résulte : il faut vingt ans en France pour s’élever dans un parti quel qu’il soit, et il faut pour cela se rendre maître dans l’art des combinaisons.

François Hollande est un homme d’appareil. Il a su ma­nœuvrer. Il a, de surcroît, élément de chance, bénéficié du priapisme de Dominique Strauss-Kahn.

La réponse à ces questions réside aussi dans la complaisance des grands médias français, qui penchent massivement à gauche. Ces derniers se sont acharnés pendant cinq ans à dépeindre Nicolas Sarkozy comme un psychopathe, et ont présenté François Hollande comme un homme « normal », reposant, rassurant.

Le résultat est pathétique.

La France est à la dérive. Et, si Nicolas Sarkozy a pu se montrer erratique et faire parfois n’importe quoi, il n’y a désormais personne à l’Élysée, voire pire que personne.

Que restera-t-il de Hollande ? Le souvenir d’un scooter et d’un casque rue du Cirque. Celui de scènes de ménage à l’Élysée dignes d’un triste vaudeville, et celui de déluges de pluie drus venant, lors de voyages vains, obscurcir des lunettes au travers desquelles il ne voyait déjà pas grand-chose…

Des promesses de baisses des chiffres du chômage, accompagnées de hausses d’impôts semblant destinées à assurer que le chômage restera élevé.

Des tentatives microscopiques de baisses des charges et de flexibilisation du marché du travail, annulées aux premiers frémissements de cohortes acéphales de syndicalistes encartés.

Une mesure, et une seule, à laquelle il a tenu fermement : le mariage homosexuel, qu’il a tenu à affubler du qualificatif grotesque de « mariage pour tous ».

Des manifestations de défense de la famille tout à fait légitimes et auxquelles il a opposé une répression qui a contrasté avec un laxisme généralisé devant le crime et les criminels.

D’autres manifestations qui ont montré qu’il était mou et pantelant devant les délires gauchistes, pour peu que ceux-ci viennent conduire des assistés et des égarés à occuper illégalement le site d’un aéroport ou le terrain de construction d’un barrage.

Que restera-il de lui, oui ?

Ces scènes récentes où des lycéens et des étudiants qui n’étudient guère se font émeutiers, agressent des policiers, tentent de prendre d’assaut des commissariats.

Ces autres scènes où des bobos illuminés prétendent refaire le monde à coups de discours absolument débiles, tandis que d’autres, un peu moins bobos, s’emploient à saccager ban­ques, commerces et restaurants en laissant sur les vitrines brisées des slogans disant que la « destruction » est leur mode d’expression.

Que restera-t-il de lui, décidément ?

Le souvenir déjà effacé d’un Premier ministre insignifiant qui a atteint son seuil d’incompétence en devenant professeur d’allemand, et le souvenir, encore présent, d’un autre, toujours en fonction, qui parle de guerre contre l’islam radical, avant de murmurer, en s’étalant comme une carpette, qu’il espère voir émerger un islam intégré dans la république – montrant ainsi que, ou bien il est déjà soumis, ou bien il ne comprend strictement rien à la religion musulmane.

Que restera-t-il de Hollande ?

Le mieux serait qu’il n’en reste rien. Ce ne sera pas le cas, hélas.

Et je devrais ajouter à la liste accablante que je viens de dresser près de deux cents morts dans les attentats djihadistes qui ont ponctué de taches de sang l’année 2015, le risque très présent d’autres attentats djihadistes, un projet inepte de déchéance de nationalité abandonné en rase campagne.

Il y a eu autrefois un candidat à la présidence dont le slogan, à l’époque peu audible, était : « Il faut un Président à la France » (Giscard en 1981).

Nous sommes dans un moment où ce slogan devrait être repris de toute urgence : il faut un président à la France. Vite. Est-ce envisageable ?

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(16) Commentaires

  • byberni Répondre

    Les 3 critères de base dévastateurs et en vigueur …

    – l’économie
    – l’économie
    – l’économie…

    En clair: prions pour que les caddies de supermarchés continuent à se remplir et pour ne jamais voir s’écrouler le système.

    Voici notre triste réalité.
    Pour encore combien de temps??

    25/04/2016 à 19 h 24 min
  • Trapp Jean-Marie Répondre

    Je peux vous rassurer… il existe bien un homme qui prépare depuis un an son programme électoral, qui a une équipe d’une centaine de personnes, qui est sur Facebook, Twitter, You tube et qui a ouvert en début de ce mois le site de son association politique (WWW.rebatirlafrance.fr ).

    Il s’agit du général Tauzin… il a un programme déjà très détaillé, avec lequel je suis d’accord à 95% (dur de faire mieux). Plusieurs passage sur TV liberté, des articles sur des sites de ré information, mais encore pas assez… Je pense que si vous aimez la France, c’est le moment de lui faire savoir !

    25/04/2016 à 11 h 58 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    petites annonces :

     » il FAUT un président à la France  »

    . . . n’ importe qui fera l’ affaire !

    attention : C.V. anonyme

    21/04/2016 à 17 h 17 min
    • DE SOYER Répondre

      Merci QC: vous me laissez une chance!
      Mais comme je suis meilleur que MLP ou Sarkozy, le n’importe qui devient déjà quelqu’un, du moins aux yeux des médias!

      21/04/2016 à 17 h 24 min
  • Trapp Jean-Marie Répondre

    Je peux vous rassurer… il existe bien un homme qui prépare depuis un an son programme électoral, qui a une équipe d’une centaine de personnes, qui est sur Facebook, Twitter, You tube et qui a ouvert en début de ce mois le site de son association politique (WWW.rebatirlafrance.fr ).

    Il s’agit du général Tauzin… il a un programme déjà très détaillé, avec lequel je suis d’accord à 95% (dur de faire mieux). Plusieurs passage sur TV liberté, des articles sur des sites de ré information, mais encore pas assez… Je pense que si vous aimez la France, c’est le moment de lui faire savoir !

    20/04/2016 à 17 h 11 min
  • Marquais Répondre

    Hé bien .. ».Poutine » je ne vois que lui capable de remonter ce malheureux cadavre de notre belle France »

    20/04/2016 à 8 h 31 min
  • DESOYER Répondre

    Un président efficace dans tous les registres ne peut être qu' »un hersantiste altruiste » selon la terminologie de mon bouquin « Economie ou socialisme: il faut choisir ».

    19/04/2016 à 20 h 13 min
  • BRENUS Répondre

    Couché ! l’innommable! Et finis bien ta gamelle tant que les cons que tu méprise la remplisse. Ah, j’oubliais : pense bien a coller tes affiches anti-crs, avec flaques sang et tout le bazar car tes amis (et eux seuls) adorent cela. La démocratie façon anti-Finkelkraut t’attend.

    19/04/2016 à 17 h 57 min
  • druant philippe Répondre

    @QC :
    les socialos préparent probablement Macron pour la présidence en sachant que supermollusque serait balayé comme fétu de paille par Ali Juppé de la droite hypermolle et par la cagole MLP , grande amie des immigrés (passé d’avocate et de défenseur der la veuve et de l’ immigré) .

    19/04/2016 à 14 h 55 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      le Media, c. à d. les  » apatrides  » , prépare, pas les socialos !

      19/04/2016 à 15 h 14 min
  • balanine Répondre

    Il faut surtout remettre DIEU au gouvernement de la France !

    19/04/2016 à 14 h 31 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      croyez vous que Dieu puisse encore combattre ( victorieusement ) …. Allah ? … où sont ses troupes ?

      19/04/2016 à 15 h 16 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    un Président ? … tout trouvé :

    Varoufakis encense Macron ( Le Figaro )

    19/04/2016 à 12 h 29 min
  • Jaures Répondre

    Quelle importance peut bien avoir le jugement de Millière sur l’actuel président de la république puisque de toutes façons, quel qu’il soit, ce qu’il en dira sera négatif, implacable, dévastateur et définitif.

    Sur Chirac, on retrouve les mêmes termes que pour Hollande:
    « Les Français apprécient-ils chez Chirac l’immobilisme, la corruption, les amitiés frelatées, la gestion d’une déchéance lente ? C’est à mes yeux un mystère ou le signe que ce peuple lui-même devient sénile et se résigne à sortir de l’histoire » (03/12/2014).
    On retrouve chez Millière la propension à s’acharner sur le président pour mieux s’en prendre au peuple français, à la France en général.

    Sur Sarkozy, pour lequel il avait affirmé qu’il avoir voté « au premier et second tour », il n’est pas plus amène, c’est un euphémisme:
    « Pour trouver quoi que ce soit à sauver des cinq années qui viennent de s’écouler, il faut être imprégné d’une générosité absolue ou d’un aveuglement confondant : je ne suis imprégné ni de cette générosité, ni de cet aveuglement. » écrit-il le 13/03/2012.
    Plus loin, il ajoute: « Quant à Nicolas Sarkozy, quelqu’un a dû lui prêter un livre il y a quelques années, il n’a pas fini de le colorier, et ce n’était, à l’évidence, pas un livre d’économie. »
    Il conclut: « Nicolas Sarkozy est un dirigeant autoritaire, sans principes ni scrupules, qui non seulement ignore tout de la pensée économique moderne non socialiste et non keynesienne, mais ignore tout, en outre, de la géopolitique contemporaine »

    Je ne reviendrai pas sur ce qu’il disait sur Giscard quand il était au pouvoir ni sur ce qu’il a écrit sur Mitterrand quelques années après l’avoir soutenu.
    Personne ne trouve grâce aux yeux de Millière.
    Un seul a obtenu son soutien discret: A.Madelin (vous savez, le type qui disait que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté au sommet des Alpes !) qui n’atteint pas les 4% en 2002. Un échec qui a suffi à Millière pour retourner sur son rocher cracher son fiel sur tout ce qui a la disgrâce d’être français.

    Car c’est ce qu’il restera de Millière, l’attitude adolescente de celui qui critique sans cesse, insulte à tous vents, porte des jugements définitifs contredits ensuite par les faits, change d’opinion selon les circonstances mais jamais, au grand jamais, ne s’engage réellement dans le débat, essaie de faire valoir ses idées, se confronte au suffrage universel ou entreprend dans la société civile.
    Il ne restera peut-être pas grand chose de Hollande.
    Mais quoi de plus de Millière ?

    19/04/2016 à 11 h 56 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

       » il ne restera peut être pas grand-chose de Hollande  » dit , désabusé, le socialo de service si … un champ de ruines sur lequel prolifèrent, la destruction de la société, les dettes et le chômage … et il ose dire  » pas grand chose  »

      dans la galerie des doges un cadre est recouvert d’ un voile noir celui d’ un doge qui avait trahi la sérénissime République

      19/04/2016 à 12 h 24 min
  • Nicolas Répondre

    Très bien écrit et juste. Et éclair de génie, vous avez compris que le grotesque a été mis en place pour « créer » un gros volant de chômage .
    Il n’a pas été « élu » par les Francais, il a été choisi en mai 2011 « President des Francais » au nom de « l’alternance ». La machine médiatique a suivi les ordres jusqu’en mai 2012. Et il poursuit sa destruction de notre pays. Il nous a menacés « je réformerai jusqu’à mon dernier jour de mandat ». Il est très clair, tres structuré, il suit sa feuille de route implacablement, aux ordres d’intérêts étrangers.
    J’apprécie votre lucidité et votre style joyeux, enlevé.
    Maintenant, qu’il faille un President à la France, c’est une autre affaire. Tous les postulants LR sont, soit inféodés aux mêmes , soit ne postulent qu’en attente d’un maroquin octroyé par le vainqueur.
    Le « gagnant » fut intronisé en 2013.

    19/04/2016 à 10 h 39 min

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