Il faut sortir les enfants violents de l'école !

Il faut sortir les enfants violents de l'école !

 

Les états généraux sur la violence à l’école débutent et la situation est plus qu’alarmante :

 

Tirs d’arme à feu, agressions et menaces à l’arme blanche, découverte d’engins explosifs… Alors que le gouvernement organise jusqu’à
mercredi
les états généraux sur la violence à l’école, de graves incidents continuent
d’empoisonner la vie des collèges et lycées. Un état des lieux dressé par la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) témoigne de cette haine devenue banale et ordinaire.

Portée à la connaissance du Figaro, l’édifiante chronique égraine quelques «faits marquants récents» recensés le mois dernier dans
les établissements sur l’ensemble du territoire. Ainsi, le 12 mars, une mère d’élève de 47 ans fait irruption peu avant midi dans le collège Jean-Jaurès d’Albi (Tarn) : «munie de deux
couteaux de cuisine», elle a forcé la porte de la salle de classe de son fils pendant un cours de mathématiques et a ordonné aux élèves de quitter les lieux. «Elle a alors manifesté son intention
de tuer l’enseignante qui, selon elle, harcelait son fils de 12 ans», révèle la note policière. Une patrouille, intervenue in extremis, a empêché le drame en maîtrisant et plaçant en garde à vue
la mère souffrant de «troubles psychologiques». La professeur, quant à elle, est «fortement choquée».

 

Le même jour, vers 18 heures, devant le collège Notre-Dame de Reims (Marne), une jeune enseignante de 24 ans s’est retrouvée avec «un
couteau à cran d’arrêt, à hauteur du visage». Motif ? Elle «s’interposait dans une bagarre entre plusieurs élèves». Là encore, il a suffi de rien pour que le sang coule. «Raisonné par un
comparse», l’individu lâchait sa proie . Entre-temps, vers 14h30 à Sartrouville (Yvelines) cette fois, un lascar encagoulé «fait irruption dans une salle de classe, où après avoir crié, il a
d’abord jeté une pierre en direction d’une enseignante, sans la toucher, avant de la frapper à coups de poing et de pied devant ses élèves». L’agresseur, en fuite, est toujours recherché.

«L’importation au sein des établissements de faits graves de délinquance a conduit la Sécurité publique à s’impliquer fortement dans la
problématique de la violence scolaire», note le document interne, rappelant que «850 correspondants sécurité police» sont «particulièrement vigilants, attentifs aux situations, ambiances, climats
qui règnent dans les écoles, collèges et lycées ainsi qu’aux évolutions qui peuvent y survenir.» Ainsi encore, le 26 mars vers 9h20, un adolescent de 16 ans faisait exploser deux bouteilles
«contenant de l’acide chlorhydrique de batterie» dans une classe du lycée hôtelier Raymond-Mondon de Metz. «Fasciné par les explosifs et les faits de guerre», l’artificier amateur, extérieur
à l’établissement, dit avoir «voulu distraire un ami durant un cours».

La violence a, semble-t-il, atteint un nouveau seuil le 31 mars dernier, quand à 10 heures, une détonation a retenti sous le préau
du lycée Louis-Here, à Laxou (Meurthe-et-Moselle). Sur place, les policiers ont trouvé la douille de calibre 9 mm. Fou, le tireur avait fait feu quand le hall était bondé : neuf lycéens
de 16 à 19 ans , interrogés en raison de «leurs ricanements» au moment des faits, ont été relâchés faute de preuve. Le même matin, à Strasbourg (Bas-Rhin), un homme porteur d’une cagoule faisait
irruption en pleine salle de cours d’allemand. «Exhibant une arme de poing devant le professeur et les élèves,
il
avait fait feu
sur l’enseignante», avant de se volatiliser .

«Ces deux faits témoignent d’une certaine banalisation de l’usage des armes par les adolescents notamment dans les établissements scolaires,
remarque les analystes de la DCSP. Il n’est pas rare que les policiers soient de plus en plus requis pour ce type d’intervention, qu’ils doivent gérer avec discernement et vigilance.» Car, en la
circonstance, tout dérapage risque fort de mettre le feu aux poudres. » Lu dans le Figaro

 

Environ 10% des élèves et de leurs parents mettent aujourd’hui en danger l’école et ceux qui la fréquentent et l’animent. La seule
option que n’envisageront pas les états généraux, c’est de sortir cette population de l’école. C’est pourtant la seule solution !

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