Inquiétante dérive de la justice

Inquiétante dérive de la justice

Francis d’Hulst, maire délégué de Portbail, dans le Contentin, a été agressé et frappé dans le dos, samedi 8 août, par des campeurs à qui il venait de rappeler que le camping sauvage était interdit sur le territoire de la commune.
Que cet élu, manifestement dévoué au bien commun, se fasse frapper pour avoir fait son travail est déjà scandaleux.
Mais le pire est que sa plainte a été classée sans suite par le procureur de la république qui s’est contenté d’un rappel à la loi au jeune qui avait frappé le maire. Comme ce dernier l’a déclaré : « Le coup le plus douloureux, ce n’est pas celui du jeune mais c’est celui du procureur de la République ! »
Aujourd’hui, la « justice » est devenue l’un des principaux problèmes des Français honnêtes.
Elle est tatillonne pour ces derniers et laxiste pour les délinquants qui leur pourrissent la vie.
Naturellement, cela ne veut pas dire que tous les juges sont universellement mauvais. Mais la politisation de la justice, au cours des dernières décennies, en a fait une arme de choix pour la destruction du corps social.
Le très marxiste Syndicat de la magistrature déroule très logiquement son programme révolutionnaire, maintenant sur nos têtes l’épée de Damoclès de la « justice de classe ».
Une société, pour prospérer, a un besoin impératif de règles claires (et donc de sanctions connues pour ceux qui transgressent ces règles).
Désormais, avec l’inflation législative et une jurisprudence aussi délirante que contradictoire, il est impossible – même avec la meilleure volonté – de connaître les règles. Quant aux sanctions, elles sont « à la tête du client ».
Autrement dit, même s’il existe toujours un ministère en charge de la justice, même s’il existe toujours une magistrature, il n’existe plus de justice dans notre malheureux pays.
C’est au point que l’idée même de justice a déserté les esprits de nos concitoyens, infestés d’égalitarisme – et donc résolument hostiles à l’équité.
Traiter également des cas différents (par exemple un immigré et un citoyen français) est présenté par la caste jacassante (politiciens, journalistes et juges réunis) comme le summum de la justice. C’est en réalité le summum de l’injustice : il est normal, il est juste qu’un homme plus travailleur gagne plus qu’un paresseux.
Comme, par ailleurs, les relations humaines ont été judiciarisées à outrance, c’est toute notre vie sociale qui gît sous le signe de l’iniquité – sous couvert d’une fausse conception de la justice et de la charité.

Partager cette publication

(4) Commentaires

  • quinctius cincinnatus Répondre

    la Justice ne dérive plus, elle a échoué

    23/08/2020 à 17 h 28 min
  • ELEVENTH Répondre

    Ce maire est une andouille ! Au lieu de se mettre en avant envers des connards qui le méprisent, il aurait du envoyer ses flics avec des instructions claires. Si les récalcitrants leur avaient tapé dessus, une poursuite judiciaire aurait eu un tout autre effet et les coupables s’en seraient souvenus.
    Ceci me rappelle la mésaventure d’un voisin de mon immeuble, un gars calme, célibataire, urbain, tranquille. Un moment donné, un autre locataire, qui par ailleurs « oubliait  » de payer ses charges locatives et dont il est politiquement incorrecte, voir dangereux d’évoquer le « type », foutait un bordel sans nom dans l’immeuble avec une « musique » gueulant jusqu’à 3 heures du matin, ce, de façon répétée.
    Le voisin en question ‘ l’agressé’ un peu bisounnours sur les bords à pensé bien faire en allant à la porte du fouteur de merde qui l’a envoyé chier avec menaces à la clé.
    Le plus beau est que le lendemain, l’emmerdeur dont il est toujours interdit d’évoquer le type a pris les devant et est allé au commissariat, prétendant que mon voisin l’a agressé, qu’il a tenu des « propos racistes », j’en passe et des meilleurs.
    Le flic qui n’était pas dupe a expliqué à mon voisin qu’il avait été victime d’une inversion de culpabilité et s’était montré un peu trop naif en l’ ocurence. Il aurait du appeler la police sans se mettre en avant.
    Depuis, le bisounours, me semble un peu moins ouvert au « vivre ensemble » avec les allogènes. Peut être n’est ce qu’ une impression…
    Au cas ou le police – voir la gendarmerie – refuse de faire son boulot, il vous est toujours possible de déposer plainte auprès du procureur de la république pour non assistance à personne en danger. Après tout, qui paie les impots qui permettent à ces services d’exister : les racailles ou les gens honnetes?

    18/08/2020 à 15 h 00 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      permettez moi de poser cette question : et que fait le secrétariat du procureur de la république si jamais cette démarche est  » légale  » donc la plainte dûment enregistrée au greffe ( ce qui serait à vérifier et ce dont je doute )

      19/08/2020 à 21 h 40 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        ( suite )

        effectivement vous pouvez porter plainte directement auprès du procureur de la république sur papier libre au tribunal du lieu de l’ infraction ou du domicile de l’ auteur de l’ infraction ; le plus souvent elle sera classée parfois portée devant le tribunal SI l’ AUTEUR NE RESPECTE PAS LES CONDITIONS ENONCEES PAR LE PROCUREUR

        comme il s’ agit le plus souvent ( c’ est le cas que vous citez ) d’ un caractériel il peut y avoir jusqu’ à au moins trois plaintes avant que la justice ne  » tranche  » ( mollement ) et vous vous retrouvez avec votre voiture esquintée ( cas d’ une amie ) ou votre portail enfoncé ( mon cas ) et sans qu’ on puisse  » identifier  » formellement l’ auteur donc sans recours

        le mieux est de se faire justice soi – même … discrètement

        19/08/2020 à 22 h 00 min

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Vous venez d'ajouter ce produit au panier: