La colonisation française a été un bienfait pour l’humanité

Posté le février 12, 2020, 9:40
9 mins

Oui, un bienfait. Il en a été ainsi de la colonisation européenne, assumée également par la Grande-Bretagne, le Portugal, l’Espagne et l’Italie. On ne peut donc que s’étonner qu’Emmanuel Macron, président de la République française, ait cru bon à l’occasion de la commémoration de la libération du camp d’Auschwitz de se livrer sur ce thème à quelques réflexions pour le moins ambiguës.

L’Afrique noire, avant la colonisation, n’était qu’un vaste ensemble chaotique. Les pays et leurs populations très diverses étaient dirigés par la chefferie. Un chef de tribu, toujours fondée sur la race, faisait la loi et souvent la guerre à ses voisins. Il n’y avait de loi que la sienne. C’était le désordre organisé, des guerres incessantes entrecoupées de famines et d’épidémies. Le chef de tribu avait le droit de vie et de mort sur tous ses sujets et il ne s’en privait pas, surtout dans certaines régions où se pratiquait le cannibalisme.

La colonisation, pour commencer, implanta une administration. Par des recensements périodiques, on savait qui était qui. On construisit des écoles où, pour la première fois, les enfants apprenaient une langue autre que l’arabe enseigné dans les écoles coraniques des régions islamisées. La colonisation créa partout des infirmeries, que l’on appelait dispensaires, avec un infirmier dans chaque chef-lieu qui s’efforçait d’enseigner l’hygiène – et qui, en tout cas, ne vendait pas les médicaments comme c’est le cas aujourd’hui. Des hôpitaux furent construits où des médecins venus de France prodiguaient leurs soins. Les grandes épidémies reculèrent et furent, pour l’essentiel, éradiquées, surtout en Afrique de l’Ouest.

Des voies de communication furent ouvertes partout, avec routes et ponts, et, en Afrique de l’Ouest, avec le chemin de fer. J’ai demandé un jour à un vieil Africain d’un village situé tout à fait à l’est de l’Oubangui Chari comment il avait fait pour se rendre à Bangui à 1 200 km de son village. Il m’a répondu, étonné par la naïveté de ma question : « À pied, aller et retour ! » Des ports furent aussi construits dans les principales agglomérations côtières.

Justice et police firent disparaître l’insécurité générale et notamment l’anthropophagie qui était courante en Afrique centrale.

Du chaos millénaire on passa à une vie organisée. Ce n’était certes pas parfait et je pourrais dire pourquoi, mais c’était un immense progrès.

Il va sans dire, mais il vaut mieux encore le dire (et en insistant), que cette colonisation a été secondée et souvent précédée par les missions chrétiennes dont le dévouement et l’efficacité étaient admirables. Souvent les premiers postes coloniaux ont été établis aux côtés des missions.

Puis s’imposa à partir de 1945 l’ère des indépendances. On en revint alors, et immédiatement, à la situation d’avant, avec guerres, pagaille et corruption. J’en donnerai ci-après deux exemples.
1) Au Soudan du Sud, depuis des décennies, les tribus se battent entre elles. Le Nord islamisé attaque le Sud christianisé et animiste et, loin de faire face à l’ennemi commun, l’islam, les ethnies du Sud se battent aussi entre elles. Ce chaos se développe sous le signe du pétrole que les Chinois se réservent sur fond de corruption tous azimuts.
2) Au Nigéria, l’État le plus peuplé et le plus riche d’Afrique noire, un tiers du territoire au nord-est est entre les mains de l’islam radical. « Boko Haram » fait régner sa loi. On tue et on viole. On envoie des commandos au sud pour massacrer des chrétiens dans les églises et pour en tuer d’autres au Tchad et au Cameroun voisins et francophones. L’armée nigériane ayant prouvé qu’elle était totalement impuissante, les choses ne peuvent que s’aggraver. Tout le Sud étant plutôt chrétien, peuplé de Yorubas et d’Ibos, l’avenir est prometteur !

Le continent africain, c’est aussi l’Afrique du Nord qui fut envahie par les Arabes au VIIIe siècle, étant jusqu’alors pacifique et prospère. Rome avait su développer tout le rivage méditerranéen de l’Afrique du Nord.

Il n’est pas question de retracer ici l’histoire de cette vaste région. Il y faudrait des bibliothèques entières.

Je me limiterai donc à dire que, livrée à l’anarchie, cette vaste région du littoral méditerranéen islamisé fut livrée aux émirs qui se battaient entre eux avec pour spécialité les raids « barbaresques » consistant à enlever des femmes sur les rivages de l’Europe et jusqu’en Irlande. Ce fut la cause de la conquête militaire française et d’une colonisation qui développa l’Algérie, la Tunisie et le Maroc. Des administrateurs qualifiés – formés après 1945 par l’ENA – y furent envoyés jusqu’aux indépendances. Et, comme chacun sait, s’imposa notamment au Maroc un gouverneur général, le maréchal Lyautey, qui fonda toute son action sur le respect des croyances et des coutumes des populations qu’il avait mission d’administrer, sachant élever au rang des plus hautes vertus la modération et l’équité.

Je pense aussi à un homme exceptionnel, de la même trempe que le maréchal Lyautey : le P. Charles de Foucauld qui exerçait son apostolat aux portes du Sahara. Il fut assassiné par des pillards senoussis. Qu’est-ce que cette haute figure du christianisme et cet officier qui reste l’honneur de l’armée, ont à voir avec Auschwitz ? On reste navré, je devrais dire indigné, que des propos de politiciens, y compris au plus haut niveau, aient été proférés pour plaire à leurs interlocuteurs et gagner quelques voix. Ce sont des réflexions qui, bien sûr, ont été exploitées contre la colonisation et contre la France elle-même.

Ceci constaté, aussi profitable qu’ait été la colonisation pour les colonisés, il est permis de dire que la France n’a rien gagné à cette vaste entreprise, hormis l’importation de quelques produits d’Indochine. Il aurait été sans doute plus sage d’agir comme la Suisse qui a su rester chez elle. Ainsi aurait-on évité pertes, dépenses et problèmes et surtout les réflexions malheureuses d’un chef d’État dont la mission n’est pas de nuire à l’État qu’il préside. On aurait peut-être aussi évité l’invasion des ex-colonisés qui se trouvent beaucoup mieux chez l’ex-puissance coloniale que chez eux. Ils y sont déjà des millions à profiter de la générosité des colonialistes tant décriés !

Voir les derniers ouvrages proposés par les4verites-diffusion ici

Une réponse à l'article : La colonisation française a été un bienfait pour l’humanité

  1. KAVULOMKAVULOS

    12/02/2020

    Macron ne cesse de dévaloriser la France dès qu’il pose un pied en Afrique. Mais qu’attendiez vous d’un zigoto qui n »est, selon la formule populaire, « pas fini ». Un gosse attardé en quelque sorte à qui des ravis de la crêche ont cru comme au messie. C’en est à pleurer.
    Ceci posé, je dois approuver la première partie de l’article pour la raison suivante : il y a des décennies, de par ma profession j’ai fait de nombreux voyages et séjours dans une partie de l’ Afrique de l’Ouest. C’était l’époque où l’on pouvait s’arrêter dans un village africain pour la nuit, s’il était tard, et dormir éventuellement sur une natte avant de repartir. Bonjour les piqures de moustiques et autres ainsi que le paludisme, mais confiance totale de se retrouver entier le lendemain. Ainsi, l’occasion m’a été donnée de parler avec de vieux Africains authentiques, ceux là, pas les blackos genre (très) Con-rad qui crachent sur la France. Alors j’ai appris que l’antropophagie sévissait assez bien dans le secteur, avant les « blancs ». La formule pour les désigner était – et est sans doute encore- « il a mangé l’homme ».
    Maintenant les « racisés » de toutes sortes peuvent toujours dire que le « blanc » , en interdisant cela, a commis un attentat à la culture de leurs ancêtres. pourquoi pas ? Le tout est de le savoir et ne pas se laisser culpabiliser par des connards ignares.
    Pour les curés missionnaires, soyons honnêtes, il y avait de tout : certains étaient appelés des baisouilleurs d’africaines.

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)