La confusion générale

Posté le mai 09, 2019, 10:40
7 mins

Comment peut-on s’y retrouver dans une gouvernance pareille? L’État français est une sorte d’épouvantail agité par 5,3 millions de fonctionnaires (dont la masse salariale annuelle est de 290 milliards d’euros), et 618 834 élus.

Le parlement, à lui seul, coûte aux contribuables 2 milliards d’euros par an.

Tout ce petit monde officiel s’efforce de faire appliquer 10 500 lois, 127 000 décrets, un nombre incalculable d’arrêtés pris dans 36 769 communes, la priorité absolue étant de faire payer 365 impôts et taxes par an dans un pays où l’on travaille de moins en moins – et qui s’offre, par-dessus le marché, plus de deux millions de jours de grève par an.

Néanmoins, l’État tentaculaire consacre 714 milliards d’euros chaque année au «social» – deux fois plus que le budget de la nation proprement dit!

Aussi bien, la France est championne du monde de l’impôt et de la redistribution avec une protection sociale réglementée par les 3 500 pages du Code du travail, dont bien des articles sont incompréhensibles.
La France est donc championne du monde de ce qui ne va pas. Mais elle l’est aussi de la complexité administrative, sa devise étant désormais: fiscalité, opacité, congés !

Cette situation déplorable va de pair avec une délinquance en constante aggravation. C’est une évolution logique, les forces de l’ordre étant accaparées par les gilets jaunes et … noirs, par leurs débordements et leurs pillages (jusqu’au département de Mayotte dans l’océan Indien où il a fallu envoyer des renforts)!

Selon les statistiques officielles, presque toutes les formes de délinquance sont en augmentation: les prises d’otages (hausse de 112%), les vols à la tire (16%), menaces et chantage (14%), etc.

Pour tenter de faire face, les forces de l’ordre sont surchargées. Je connais le cas d’un CRS qui, en un mois, n’a passé que deux jours chez lui. Résultat logique: depuis le début de l’année, 24 policiers et 2 gendarmes se sont suicidés.

Autre constat stupéfiant dont je parlais plus haut: la France est le pays du monde qui redistribue le plus : 714 milliards d’euros par an, soit 32% du PIB, fraude comprise.

Or, il suffit d’ouvrir son journal pour apprendre que survivent en France 8,8 millions de pauvres, dont 3 millions d’enfants: soit 14% de la population.

Un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Un scandale explicable lorsqu’on sait qu’entrent chaque année en France des centaines de milliers de miséreux et profiteurs venus d’Afrique et d’Orient avec en permanence 6 millions de chômeurs, ce qui fait au moins 10 millions de personnes dans la gêne et l’anxiété.

Alors est-il nécessaire d’entretenir 5,3 millions de fonctionnaires pour en arriver là? J’en ai connu qui n’avaient pour travail que celui qu’ils voulaient bien se donner!

Pour autant, il n’est pas nécessaire de supprimer l’ENA, comme vient de le proclamer Emmanuel Macron, ancien élève de la «prestigieuse école»! Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. L’ENA est à réformer. Elle n’est pas à supprimer. Ce que l’on souhaite chez les anciens élèves, c’est le bon sens, la simplicité, une certaine modestie et un peu de bienveillance. Autrefois, au temps des concours par grands corps, on déplorait le népotisme.

L’ambassadeur faisait en sorte que son fils devienne ambassadeur et le conseiller d’État priait les dieux (et pas seulement les dieux!) pour que son fils devienne conseiller d’État. Aujourd’hui, c’est le fils du plombier, syndicaliste à la CGT, qui doit pouvoir être reçu.

L’élite socialiste et distinguée s’exprime, dit-elle, au nom du peuple, inspirée par Karl Marx et Lénine. Ça fait chic. C’est le monde nouveau à l’ancienne.

En attendant, les salariés en France sont mal payés. La majorité des salaires tourne autour du SMIC et, au-delà de 2000 € par mois, on commence à être considéré comme riche. Or, être riche, pour nos dirigeants, c’est un peu comme avoir une maladie honteuse qui se soigne, non pas avec des antibiotiques, mais par l’impôt.

Bien des pays en Occident ont des salaires moyens supérieurs à ceux de la France – l’Allemagne par exemple et surtout la Suisse. C’est qu’on ne peut pas tout à la fois payer des gens à ne rien faire et bien payer ceux qui travaillent.

Le socialisme a fabriqué une machine qui assure le nivellement par le bas et maintient à la baisse le pouvoir d’achat. Il en résulte beaucoup d’amertume, d’envie et parfois de désespoir. Ce n’est pas sur de tels sentiments que l’on peut construire un pays solide et serein. Ces sentiments et leurs causes engendrent revendications, malaises, troubles à l’ordre public et, finalement, tourments et déclin pour tous.

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Une réponse à l'article : La confusion générale

  1. quinctius cincinnatus

    11 mai 2019

    confusion ici, confusion ailleurs

    Donald Trump banalise les derniers tirs de missiles nord coréens

    ” il s’ agissait d’ exercices standards ” affirme t il

    rien à voir donc avec l’ Iran , pays qui , lui, n’ est pas dirigé par un dictateur rouge et fou

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