La confusion s’installe…

La confusion s’installe…

Alors que la confusion s’installe dans la vie politique française, que la presse dit tout et son contraire (Macron n’a pas la majorité absolue, mais il peut l’avoir. Mélenchon, en tout cas, lui, ne l’a pas, mais il peut toujours nuire, etc.), il me paraît souhaitable de décrire l’état réel de notre pays.

À cette fin, j’ai pris connaissance du dernier ouvrage d’Agnès Verdier-Molinié, présidente de l’Ifrap, seule à révéler l’état de la France, grâce à sa compétence et à son courage. Il faut lire « Le vrai état de la France » (Éd. de l’Observatoire).

Le plus grand danger auquel la France doit faire face est celui de l’invasion migratoire, car cette invasion change profondément la nature même de notre pays. Toutes générations confondues, c’est quelque 20 millions de migrants qui vivent et survivent en France, venus du Maghreb, d’Afrique noire, du Proche et du Moyen-Orient et de Turquie. Alors que les pouvoirs publics disent qu’ils font tout pour endiguer cette invasion, on constate que les flux migratoires n’ont jamais été aussi élevés. 2021 a été une année record avec des centaines de milliers de migrants venus, par ordre d’importance, d’Afghanistan, de Turquie, de Géorgie, du Bangladesh et d’Afrique noire.

Les Maghrébins, dans le midi de France, sont tellement nombreux, avec leurs localités, leurs marchés, leurs mosquées, que certains demandent le rattachement du littoral méditerranéen français à Alger !

« La France ne maîtrise pas ses flux migratoires et elle ne fait pas respecter les décisions de retour aux frontières », écrit Agnès Verdier-Molinié. Sur 122 839 obligations de quitter le territoire français, seulement 18 906 ont été appliquées, écrit-elle.

Toutes comptes faits, cette présence de migrants en France, dont beaucoup sont musulmans et illettrés et néanmoins bénéficiaires d’allocations financières, coûte à l’État, en tenant compte de tout ce qui leur est prodigué et de tout ce qu’ils détruisent (!), quelque 50 milliards d’euros par an, ce qui contribue fortement à la dette colossale qui pèse sur les épaules de notre pays, à laquelle s’ajoute le déficit commercial qui est de 100 milliards d’euros.

« Le poids de l’endettement de notre pays, écrit Agnès Verdier-Molinié, est l’un des sujets les plus inquiétants pour l’avenir. » À 2 950 milliards d’euros, la dette publique française atteint un niveau inégalé dans l’histoire de la Ve République et nous allons devoir emprunter dans les années à venir à raison d’un milliard d’euros par jour (je dis bien par jour). Ce qui est stupéfiant, c’est que la Chine détient une bonne partie de cette dette, plaçant la France dans une embarrassante situation de dépendance, poursuit Agnès Verdier-Molinié.

On comprendra aisément que, dans ce contexte, la pauvreté ne puisse que s’aggraver. Un jeune sur dix ne lit pas correctement, un sur vingt est illettré. Dans notre système éducatif, 100 000 jeunes sortent chaque année sans aucun diplôme. La France compte 327 000 sans-abri, sans domicile fixe qui couchent dans la rue. Il s’est constitué toute une population qui ne gagne guère plus de 1 500 euros par mois et dont beaucoup sont endettés.

La France ultra-fiscalisée et ultra-endettée est la championne du monde des prélèvements obligatoires et de la dépense publique. En 2019, on comptait 483 impôts, taxes et cotisations, soit le double de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Aussi bien la classe moyenne, déjà aux trois quarts ruinée, est-elle en voie de disparition. Rien qu’en 2019, 5 nouvelles taxes ont été créées.

Les syndicats, les partis de gauche et d’extrême gauche sont là, nombreux et actifs, qui veillent à ce que l’on travaille de moins en moins et, pratiquement, ils veillent à instaurer la pauvreté et la misère. La France travaille 7 milliards d’heures par an de moins que la moyenne des pays comparables, écrit Mme Verdier-Molinié. Comment espérer une prospérité économique dans le pays qui travaille le moins par habitant et où l’absentéisme bat tous les records avec en moyenne 25 jours d’absence par an dans le secteur public ?

Agnès Verdier-Molinié poursuit : « Pour que la France retrouve son rang de grande puissance, les mesures à adopter sont simples. Elles se résument à deux grands principes. 1) Travailler plus et plus longtemps, notamment en repoussant l’âge de la retraite à 67 ans progressivement jusqu’en 2030 et en supprimant les majorations sur les heures supplémentaires jusqu’à 40 heures par semaine. 2) Équilibrer les comptes de la nation en baissant les dépenses publiques entre 80 et 100 milliards d’euros et les impôts de 60 à 70 milliards à l’horizon 2030. »

L’effort n’a rien d’impossible. Il a été accompli avec succès par certains de nos voisins du nord de l’Europe. Si la France était dans la moyenne de la zone euro, elle dépenserait 262 milliards de moins par an et taxerait pour 155 milliards de moins les Français et leurs entreprises, précise Mme Verdier-Molinié.

Quant à l’armée, dans ce contexte, on lui laisse ce qui reste !

En attendant, la France est à ce jour au 23e rang mondial pour la richesse par habitant, après l’Autriche et la Belgique !

Conclusion : le mal est tellement large et profond qu’il est à craindre que les moyens politiques classiques ne puissent désormais plus l’éradiquer. Le lecteur complétera facilement ce constat en imaginant peut-être d’autres moyens…

Le vrai état de la France

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(1) Commentaire

  • theodule Répondre

    et malgré ce constat la FRANCE joue les supplétifs de l’OTAN en ukraine et s’inflige des « des retombées desanctions » économiques qui ne perturbent pas Poutine le moins du monde !!

    19 juillet 2022 à 20 h 35 min

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