La crise monétaire suisse et la spoliation française

La crise monétaire suisse et la spoliation française

Les médias, trop occupés par les récents attentats, ont assez peu parlé de la crise monétaire actuelle en Suisse.

Cette crise a commencé le 15 janvier, lorsque la Banque nationale suisse (BNS) a abandonné, à la surprise générale, le taux plancher de 1,2 franc suisse pour 1 euro. Presqu’instantané­ment, le franc suisse a dégringolé jusqu’à 0,98 euro, avant de remonter un peu.

Et, pour les rares médias français qui suivent cette crise monétaire suisse, cette dernière aura caché l’une des causes majeures de cette surprise : la récente décision de la Cour de Justice européenne (en date du 14 janvier, la veille donc de la décision de la BNS…) d’autoriser la Banque centrale européenne (BCE) à acheter des obligations d’États membres de la zone euro.

Mécaniquement, cette décision devait entraîner une baisse de l’euro, puisque l’on peut désormais s’attendre à ce que la BCE adopte la même politique – dite poliment « d’assouplissement monétaire » et qu’en français correct, il faudrait appeler : émission de fausse monnaie – que la Fed américaine.

Naturellement, la baisse probable de l’euro entraînait une modification des règles de parité entre la zone euro et le franc suisse. D’où la décision de la BNS.

Très logiquement, un certain nombre de voix de l’oligarchie financière mondiale ont déjà donné leur « solution » : il faudrait que la Suisse entre dans l’euro. Heu­reusement pour eux, les Suisses ont gardé un système de décision politique qui ne permet pas à des politiciens de prendre de telles décisions en catimini. Il est donc assez peu plausible que cette « solution » voie le jour.

Mais il est probable, en tout cas, que la politique de la BCE soit utilisée pour faire pression sur la Suisse qui a le front de maintenir un capitalisme fondé… sur des capitaux réels, et non sur une financiarisation délirante.

L’indépendance de ce petit pays n’a pas l’air de plaire à tout le monde !

En tout cas, pour ce qui nous concerne, nous Français, l’annonce de la crise monétaire suisse et, plus encore, la « politique d’assouplissement monétaire » de la BCE, qui a causé cette annonce, sont de très mauvaises nouvelles.

Les dépenses publiques vont, selon toute vraisemblance s’envoler. Y compris celles qui financent les pompes aspirantes de l’immigration. Et la spoliation légale des contribuables devient chaque jour plus crédible.

Quand donc serons-nous débarrassés de cette oligarchie déracinée qui mène une politique con­tre la France et les Français ?

Jean Rouxel

Partager cette publication

(5) Commentaires

  • BRENUS Répondre

    C »est curieux cette opinion assez répandue dans le public en général que la BCE aurait un trésor de guerre énorme et liquide et qu’il lui suffirait de se montrer bienveillante avec les cigales type frenchies pour démerder tous les problèmes en distribuant du fric à gogo sans controle sérieux (genre hélicoptère Bernanke aux US). D’abord, cette « banque » n’en est pas vraiment une mais la compile de celles des Etats qu’elle représente, y compris les plus foireux. Sa « garantie » donnée a ses propres obligations qui permettront de racheter des dettes pourries n’est rien d’autre que celle des Etats qui la composent et elle même ne peut émettre que du PQ, tant les gogos l’aceptent. Le chien se mord la queue. Cela peu faire illusion un court temps et produire des taux d’intéret anormalement bas, mais c’est du vent. L’Europe n’a pas la puissance politique, ni militaire des USA pour se permettre de copier les fumisteries de la FED. Une grande partie de ses dettes est détenue non pas par les nationaux européens, comme au Japon, mais par d’autres qui peuvent du jour au lendemain aller voir ailleurs et nous laisser comme deux ronds de flan avec notre mistigri sur les bras.C’est d’autant plus grave pour la France que ce pignouf de Holland a déjà ramené sa gueule pour faire le malin laissant entendre que maintenant le problème est règlé. Sans entreprendre aucune réforme de structure sérieuse, hormis les guignolades de la loi dite Macron.

    23/01/2015 à 1 h 53 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      Non, pas du tout, car techniquement elle [ la B.C.E. ] n’ émet pas du P.Q. ( monnaie de singe ) puisqu’ il ne s’ agit en ce cas que de  » monnaie  » scripturale , les Etas ( et les Banques )  » remboursant  » ainsi le capital de leurs dettes ( surtout toxiques ) sans qu’ il y ait pour autant création véritable de monnaie papier, de sorte qu’ il est faux de dire que la  » création  » de monnaie par cet artifice bancaire central augmenterait les disponibilités liquides à destination d’ éventuels investissements par ces liquidités ainsi crées ex-nihilo , et déjà surabondantes, puisque celles ci sont déjà  » bloquées  » et par les Banques et autres  » Fonds  » et par les particuliers , en raison d’ une part, de risques politiques trop élevés à investir en Europe ( sauf pour les Chinois et le Golfe et seulement dans certains secteurs ceux du luxe et  » stratégiques  » ) et d’ autre part parce que la  » croissance européenne  » ( y compris celle de la consommation qui est l’ essence indispensable et peu chère actuellement, mais cela n’ aura qu’ un temps, , les taux d’ intérêts étant au plus bas, de ce moteur grippé ) est trop molle … nous risquons donc d’ entrer dans une stagflation qui ne dit pas son nom, nouvelle par sa forme et sournoise par sa ses conditions de survenue ,, en ayant espéré une inflation ( contolée ) qui donnerait du souffle à NOTRE économie, laquelle, par ailleurs, n’ a pas grand chose à proposer actuellement qui soit concurrentiel … et l’ Etat ( et les collectivités locales ) n’ ayant plus les moyens financiers d’ investir dans des travaux dits d’ intérêt général ( les subventions aux associations  » utiles  » sont en moyenne à la baisse de 25 % dans toutes les municipalités … bien gérées … surtout celles de droites )

      23/01/2015 à 10 h 13 min
  • MC Répondre

    Ce programme, qui prévoit des achats sans limites par la BCE d’emprunts d’État d’une maturité comprise entre un et trois ans émis par des pays en difficulté ayant fait appel à l’aide de leurs partenaires européens et accepté les conditions liées à cette aide, a été annoncé en 2012 en réponse au risque d’éclatement de la zone euro.

    21/01/2015 à 15 h 22 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Monsieur Rouxel ,

    il aurait été à mon avis beaucoup plus judicieux d’ apporter à la connaissance de vos lecteurs que cette décision  » inattendue  » de la Banque Fédérale a été prise parce que la B.C.E.  » rachetait  » avec de la monnaie  » de singe  » les emprunts toxiques des Etats et que la Suisse ne voulait absolument pas être la poubelle finale financiarisée de ces emprunts

    bien à vous

    21/01/2015 à 15 h 04 min
  • MC Répondre

    @Jean Rouxel

    La récente décision de la Cour de Justice européenne, en date du 14 janvier, est d’autoriser la Banque centrale européenne (BCE) à acheter des obligations d’États membres de la zone euro.

    Les drames survenus ces derniers jours ont-ils servi aussi aux journalistes à taire cette décision, passée sous silence, puisque ce n’est pas une décision favorable pour nous ?

    21/01/2015 à 14 h 45 min

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Vous venez d'ajouter ce produit au panier: