La délocalisation de l’immigration

Posté le 24 juillet , 2004, 12:00
6 mins

Dans un ouvrage publié en 1982 sous le titre « Mondes en marche » (Éd. Calmann-Lévy), notre grand économiste disparu Alfred Sauvy posait la question cruciale qui attend toujours une réponse : « De façon générale, la recherche d’un équilibre suffisant entre les ressources et les hommes nous ramène à la question : Faut-il transporter les hommes ou les marchandises ? ».
Commentant son livre dans un article titré « Les déportés de l’industrie », j’avais montré, il y a donc maintenant 22 ans, les dramatiques problèmes sociologiques que nous étions alors en train d’accumuler en Occident en favorisant aveuglément l’immigration de travailleurs étrangers. Et je reposais un peu différemment la question d’Alfred Sauvy sous cette forme : Vaut-il mieux rapprocher les ouvriers des usines ou les usines des ouvriers ?
Chacun connaît la réponse que les pays développés ont apportée à cette question : ils ont préféré importer des ouvriers plutôt qu’exporter des usines. Et cela parce qu’en toutes choses on a oublié l’homme. La civilisation occidentale, malgré tous les trémolos qu’elle dispense pour faire l’apologie des droits de l’homme, est encore bien loin d’avoir su instaurer la sacralisation de l’individu, sans laquelle l’harmonie planétaire n’a aucune chance de voir le jour. À des degrés divers et sous des appellations différentes, tous les humains sont encore les proies du collectivisme qui s’obstine à vouloir faire passer la société avant l’individu, alors qu’une société heureuse ne peut être que la somme des bonheurs individuels. Même parmi les décideurs les mieux intentionnés, bien peu réussissent à se représenter que derrière chaque « emploi » il y a un être humain particulier, une famille, une histoire vécue et à vivre, une somme d’appétits et d’espoirs spécifiques qui ne s’épanouit pas seulement dans un « travail », mais dans tout un environnement géobiologique et culturel multiséculaire qui se nomme « le pays » et sans lequel aucun bonheur humain ne peut être réel et complet. Le drame de l’immigration, c’est qu’elle détruit deux pays à la fois, celui qui soupire dans le cœur de l’expatrié et celui qui reçoit trop d’expatriés.

Retour au pays

Lorsqu’une nation offre plus d’emplois qu’elle n’a de main d’œuvre, comme ce fut le cas de la France durant les « trente glorieuses », elle crée un appel d’air qui aspire vers elle les chômeurs ou les sous-payés des pays peu développés. Or, à longue échéance, ce processus a des effets destructeurs : Il déracine des travailleurs qui perdent leurs repères culturels ancestraux et du même coup le sens patriotique et civique ; il voue à l’échec une intégration qui ne peut être qu’un slogan ou un vœu pieux ; il désintègre peu à peu la nation d’accueil, engendre des ghettos communautaires dans lesquels se cultivent en serre chaude la frustration, la rancœur et la haine et accumule dans une jeunesse perdue des forces explosives qui n’ont bientôt plus pour seul exutoire qu’une guerre civile larvée.
Cependant, le monde a changé. La démographie a poursuivi sa course folle. La technologie a décuplé la productivité. Le chômage endémique est apparu en tous lieux. Les communications et les transports ont rapetissé la planète. La mondialisation a fait se télescoper les économies nationales. Et voici venue l’ère des « délocalisations ». Avec cinquante ans de retard, on se décide enfin à construire les usines là où vivent les travailleurs disponibles. Mais cela ne va pas sans douleur, comme tout ce qui se fait avec trop de retard et sans prévoyance. Les ouvriers des pays développés n’ont pas été préparés ni formés pour ce chambardement. Les décideurs économiques et politiques n’ont pas encore compris qu’il n’existe qu’une seule issue pour développer l’emploi en Occident : conserver notre avance grâce à des sciences nouvelles, des techniques nouvelles, des objets nouveaux et des formations adéquates.
Quant au problème sociologique posé par l’immigration, si nous ne voulons pas qu’il débouche sur des tragédies sans fin, il faut le résoudre par la délocalisation. Concrètement, pour notre pays, cela veut dire qu’il faut encourager les entreprises (d’automobiles, par exemple) à construire en priorité dans les pays du Maghreb des usines dont la moitié des emplois seront réservés à des chômeurs de France originaires de ces pays, sous condition qu’ils s’y transportent définitivement avec toute leur famille. Certes, c’est plus facile à écrire qu’à faire. Mais je rappelle que 70 % des délinquants emprisonnés dans notre pays sont d’origine immigrée. Alors que préfère-t-on, construire des prisons chez nous ou des usines ailleurs ?

8 Commentaires sur : La délocalisation de l’immigration

  1. R. Ed.

    30 juillet 2004

    Donc pour vous ,le fait de renvoyer dans son pays d’origine un malfrat qui a terminé son séjour en prison est aussi une peine ? Ah bon,je ne savais pas .Il y a très longtemps, le banissement (interdire à un individu l’accès à son propre pays)était une punition, pas l’inverse tout de même .Evidemment,si l’expulsé pouvait continuer à bénéficier de tous les avantages de son pays “d’acceuil” au retour au pays cela changerait peut-être SA vue de “la sanction”.

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  2. Gino

    29 juillet 2004

    Réponse à R.Ed (pour la cas où vous seriez de bonne foi et où vous auriez effectivement mal compris). 1/ Le retour forcé n’entraine pas nécessairement l’entousiasme; il suffit de voir l’immam de Vénissieux. 2/ Il est évident que je parlais d’un retour définitif et non d’un retour temporaire en forme de congés offerts par la RATP aux casseurs de banlieue. 3/ Si l’on parle de double-peine, en théorie la véritable sanction c’est l’emprisonnent. L’expulsion (quelque soit le terme juridique adéquat) a surtout vocation de nous débarasser d’un individu lorsqu’il apparait ouvertement nuisible. A la limite, ce n’est pas notre problème de savoir comment cette mesure est vécue par l’individu concerné.

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  3. R. Ed.

    29 juillet 2004

    En réponse à Gino : double peine ? Remballez un Marocain,un Algérien ou quelquonque dans son pays d’origine une punition ? Mais tous les Algériens (bi-nationaux & autres)vont passer leurs vacances au bled! Y a qu’a voir les minibus avec des rideaux aux fenêtres pleins à craquer en partance pour les pays du magrheb sur les autoroutes en direction de Marseille. Une punition le retour au pays ? Arrêttez ,vous allez me faire pleurer. Ce n’est pas le retour au pays qui les attriste ces crapules dans nos prisons mais bien l’arrêt des subventions innombrables qu’ils reçoivent dans nos pays! Retour au bled et retour au boulot ! pas d’allocs pour personne ,la triste vie ,quoi!

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  4. jacky.a

    27 juillet 2004

    A lire l’ensemble de ces posts… en conclusion… cassons avec grand bruit et en grand nombre… nous partirons tous en vacances gratuites… à la Santé….ou dans les îles!

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  5. Caliméro

    27 juillet 2004

    Voir des clandestins manifester…en toute légalité….. mais qu’est ce que c’est que ce foutoir. Ceux qui veulent enfreindre la loi ne devraient pas pouvoir y faire appel pour se defendre. Et ce, pour tout acte hors la loi sciemment perpetré.

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  6. COUTANT

    26 juillet 2004

    Bonjour Je travaille à la RATP, je confirme, la RATP, finance des vacances, et des activités organisées pour les casseurs. Pendant, ce temps des agents de la RATP, n’ont pas les moyens de payer des vacances à leurs propres enfants, malgré les oeuvres internes, et encore pour certaines, il y a un aspect de formation politique pour les jeunes. Mais, maintenant, le problème est réglé, l’accès à la RATP est permis aux immigrés hors communauté européenne, il ne reste moins de deux ans à faire dans cette entreprise, si j’avais plus de temps à rester, je changerai probablement de boutique, c’est mon métier qui me procurer les moyens de vivre, la RATP n’est que mon employeur rien de plus, il est certains que les usagers auront des surprises, mais je pense qu’ils ne feront de grève, il faudra s’organiser autrement pour se déplacer, mais la RATP ne concerne que les transport de la région parisienne, du pour l’activité de transport. Aucune loi ne peut m’obliger à rester si l’environnement ne me convient pas, mais des lois m’empêchent de m’exprimer librement, comme je l’écrivais pour moins de deux ans, ce serait absurde de partir, je n’aurai pas le temps de voir les nouvelles mises en place, mais je ne ferai pas une minute de grève pour entreprise ouverte à l’immigration. Il est vrai, qu’il a un problème pour les accès handicapé, mais, je pense que c’est plus lié à l’incompétence des technocrates, qu’à un problème politique, le problème politique est plus général du fait que l’on confond trop formation qualifiante et formation diplomante, mais les bonnes places ne sont réservée qu’aux formations diplomantes, ce n’est pas propre à la RATP. Au sujet des immigrés, si des gens ne se plaisent dans un pays, c’est qu’ils seraient mieux ailleurs, l’expulsion systhématique des récidivistes me semblerai être équitable. Pour le système allocataire, ça dépasse le problème de l’immigration, c’est le système allocataire même qu’il faut réformé, c’est les allocations qui justement justifient de mal payer les gens pour un travail, et vont dissuader des gens à travailler dans certain cas, il est plus rentable de toucher des aides et des allocations que d’aller travailler, et après leur enfants, ne savent plus que le travail peut avoir une valeur et permettre de vivre par un salaire gagné par le travail. Lorsque je fait les campagnes électorales dans le LOIRET, en discutant avec les gens, je me rend compte, qu’ils ne batteront plus, comme nos anciens pour leur salaires ou leur conditions de travail, mais se contentent de percevoir des aides, le monde du travail régresse et il y a de moins d’ouvriers qualifiers, et pour être ouvrier, il ne suffit de mettre un mettre un bleu de travail, et cette régression permet permet d’embaucher n’importe qui pour n’importe quoi. Pour la gauche, et par extention à leurs successeurs les allocations constituent une camisole sociale, pourquoi revendiquer des droits lorsqu’il suffit d’aller voir les AS et tendre la main, si par hasard, ils vont voter, ce sera pour leurs donnateurs. En FRANCE les services sociaux ont trop de pouvoir, et ont tendancent à agir comme une police politique, les AS font beaucoup de zèle, une AS est même venue à l’école que fréquentaient mes enfants et leur poser des questions sur nos idées politiques, maintenant, ils sont grands, ils pourront répondre avec leur bulletin de vote. Pour les immigrés, déjà, s’il n’y avait que des immigrés en situation régulière, on y verrait plus clair, et il faudrait simplement appliquer les lois, sur la route, il arrivent à le faire avec zèle. Plusieurs points à faire respecter d’urgence, les ressortissants étragers ne doivent pas se méler de la politique du pays , cas d’expulsion. Le pouvoir est capable d’interdire une réunion du FN, mais autorise une manifestation de sans papier, il y a au moins deux raisons de justifier les expulsions. Bien entendu, je suis opposé au droit de vote aux immigrés. Personnellement, j’ai vu une chose intéressante à PARIS , place St MICHET contrôle de police sur les voiture pour les ceintures de sécurité, avec beaucoup de zèle et d’efficacité, et à environ 500 m plus loin, place du CHATELET, manifestation de sans papier, là les policiers ne se montraient pas trop, pourtant la manisfestation bloquait la circulation. Je ne peux m’exprimer sur la crédibilité de la police, le comportement du policier de base à l’encontre de l’automobiliste moyen, n’est pas dicté par les ordre, les casseurs ont droit à plus d’égards. Dans de nombruses conversations, surtout dans des lieux publics, j’incite les gens à la prudence et à la réserve dans les propos, même si c’est choquant de ne pas pourvoir s’exprimer dans son propre pays, mais les lois ont été légiférées par des parlementaires français. Justement en travaillant, sur le réseau RATP, je vois des incitations provoquées par les professionnels de l’antiracisme.Le principe est assez, une personne très visiblement d’origine étrangère adopte un comportement obstensiblement désagéable ou provoquant, ce qui conduit fatelement à une reflexion d’un voyageurs exédé et par le plus grand des hasard, des témoins sont présents pour prendre le parti de la personne visiblement étrangère, et le voyageur, se retrouve poursuivi pour incitatation à la haine raciale, et là curieusement les policiers ne font rien pour refuser pour prendre la plainte, contrairement à une pratique courante pour les agressions. C’est pour cette raison qu’il être prudent, dans nos propos et nos écrits. Même lorsque nous travaillons sur le réseau, nos faisont l’objet d’agression, mais ce n’est pas la peine de déposer une plainte, et pour la RATP, le premier soucis c’est de contester l’accident du travail. Dans certains points de la ligne, des bandes ethniques veulent imposer leur zone de non droit, la première condition est chasser les services publics, quelque soit l’activité, les voies ferrées servent aux convoyage de produits illicites, en travaillant dans ces endroits nous dérangeons forcément ces trafics, nombres de me collègues préfèrent se cacher, ils ont peut-être raison, si je prend un mauvais coup, je serai seul la RATP ne me soutiendra pas, j’ai informé à plusieurs plusieurs des policiers au hasard des patrouilles que mon travail me fait croiser, en fait beaucoup le savent mais ils ne font rien contre. A la RATP, je suis dans un service de maintenance, j’ai travailler sur le réseau en 3 X 8 et en permanence de nuit de nuit, j’ai eu la possibilité de voir l’ensemble du réseau à toutes heures du jour et de la nuit, maintenant, je travaille la journée, je suis moins confronté à ces désagréments. Pour limiter, les allocations à une catégorie, c’est illégal, des élus dans une commune du sud de la FRANCE ont été condamnés devant les tribunaux.

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  7. Gino

    25 juillet 2004

    Si on leur leur crée des emplois chez eux, ce sera en partie au détriment de nos propres travailleurs. On tourne un peu en rond face à l’insoluble problème légué par et par ses successeurs. Une telle mesure de délocalisaion me rappelle (à moindre proportions) les mesures démago de la RATP qui paye des congés aux casseurs de banlieue pour qu’ils cassent un peu moins dans le métro, la RATP qui par ailleurs oublie de faire des accès pour handicapés comme ces derniers ne cassent pas assez. Avant de prendre des mesures de délocalisation, il y en aurait deux autres encore plus simples à instaurer. La première consisterait à mettre en place la double-peine. Puisque les immigrés sont si nombreux en prison, cette mesure allègerait d’autant nos dépenses, à la fois en frais d’emprisonnement et en frais de délinquance dans les cas nombreux de récidives. La seconde consisterait à plafonner les allocations familiales à 3 enfants par exemple. Cela aurait l’efficacité d’une véritable prime au retour, y compris pour les immigrés ayant pris la nationalité française.

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  8. R. Ed.

    25 juillet 2004

    On ne construit pas de prisons dans ce pays mais par contre on y autorise la mise en place de zones de non-droit de plus en plus nombreuses , dans les huit cents , présentement , ce qui donne environ deux millions d’habitants . Rien ne changera tant que restera en place le pouvoir actuel . La devise ” mieux un escroc qu’un facho ” donne à réfléchir quand-même !

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