La fascination des oligarques pour le modèle chinois

La fascination des oligarques pour le modèle chinois

La crise sanitaire a permis de montrer avec quelle facilité il était possible d’asservir des peuples entiers : en agitant des peurs largement irrationnelles de nombreux pays ont été mis à l’arrêt.

Chez nous, en particulier, des milliers d’entreprises sont menacées de mort à brève échéance et des millions de personnes devraient prochainement pointer à Pôle emploi.

Cette crise n’est pas perdue pour tout le monde. Plusieurs très grosses sociétés, comme Amazon, vont accroître considérablement leur poids sur leur secteur et sur la société. Et les politiciens de gauche en profitent pour faire avancer leur programme délétère (écologisme radical, complaisance pour l’islamisme, spoliation fiscale, etc.).

On continue à ânonner que notre époque voit le triomphe de la démocratie et de l’économie de marché.

Pourtant, cette « démocratie » est de plus en plus éloignée des peuples. Et « l’économie de marché » fausse en permanence les règles classiques censées la régir.

L’économie de marché suppose que des capitalistes risquent une part de leur patrimoine et l’investissent dans des entreprises qui peuvent soit la faire fructifier (ce qui est le but recherché), soit la perdre en faisant faillite.

Dans la pratique, aujourd’hui, avec le capitalisme de connivence, avec la dilution des capitaux, avec le poids du management, avec des principes faussement réalistes comme le « too big to fail » (trop gros pour tomber), la responsabilité ne fonctionne plus.

Certains capitalistes ou dirigeants peuvent prendre tous les risques qu’ils veulent, ce sont en réalité les contribuables qui « assurent » ces risques. Ces oligarques encaissent les bénéfices et laissent les pertes à la charge de la collectivité. Quant aux autres entrepreneurs, ils peuvent avoir tous les talents, ils seront indéfiniment les vaches à lait d’États impécunieux et d’oligarques voraces.

Nous n’avons pas assez pris la mesure de l’admiration professée par ceux qui prétendent nous gouverner pour le modèle chinois. C’est pourtant la clé de bon nombre de dysfonctionnements de nos sociétés contemporaines.

Le modèle chinois se caractérise d’abord par un mépris de la nature de l’homme (réduit à ses pulsions les plus terre à terre) et par un rejet des libertés. Sur le plan économique, un État omniscient et omnipotent décide de tout et laisse ses plus proches amis empocher de colossales fortunes, quand des centaines de millions de personnes demeurent à l’état d’esclaves.

Je persiste à ne pas comprendre comment on peut choisir ce modèle effrayant. Mais c’est un fait : nos oligarques ont les yeux de Chimène pour la Chine, non seulement parce qu’elle détient désormais la clé de nos économies, mais aussi parce que les oligarques occidentaux partagent la vision de l’homme des cadres communistes chinois.

On mesure à quel point il serait souhaitable d’organiser un vaste procès des crimes communistes. Non seulement par respect pour la mémoire des victimes, mais aussi pour bannir la vision communiste du monde aussi décisivement que la vision nationale-socialiste l’a été naguère.

En attendant, nous sommes entrés dans une nouvelle étape de la guerre culturelle qui déchire l’Occident au moins depuis 1945. D’un côté, les dirigeants « populistes », aussi divers soient-ils, veulent affaiblir les oligarques et redonner aux peuples leurs libertés. De l’autre, les oligarques veulent renforcer les oligopoles, détruire les communautés naturelles et réduire l’individu à ses « qualités » de producteur et de consommateur. De l’issue de cette guerre dépend l’avenir de notre civilisation occidentale.

Voir les derniers ouvrages proposés par les4verites-diffusion ici

Partager cette publication

Comments (2)

  • OMER DOUILLE Répondre

    A propos de fascination de nos couilles molles pour les hommes forts étrangers, ceci me rappelle une réponse qu’aurait faite Surcouf au capitaine d’un vaisseau anglais qu’il venait d’arraisonner et qui lui disait “vous français vous battez pour de l’argent, nous anglais c’est pour l’honneur”.
    Pas en peine d’esprit, Surcouf aurait répondu “capitaine, chacun se bat pour ce qui lui manque”.
    Nos dirigeants manquent de cojones et n’ont même pas la volonté et le courage de tenter d’en avoir, d’où leur admiration béate de ceux qui en ont.

    13 juin 2020 à 14 h 16 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    La marché est la rencontre d’un produit avec un acheteur,.
    Le prix du produit reflète l’état du volume de la demande et de la rareté du produit ainsi que d’un facteur X.

    Le capitalisme de connivence est la rencontre du producteur du produit et de l’appétit du fisc local.
    Les gens de “bonne éducation” trouvent en général toujours un compromis, c’est le facteur X.
    L’acheteur du produit en fera les frais, tant pis pour lui.
    La boucle est donc bouclée.

    4 juin 2020 à 11 h 16 min

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Vous venez d'ajouter ce produit au panier: