La faute du Président Sarkozy

La faute du Président Sarkozy

Au moment où cet article paraîtra, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle seront connus, analysés, disséqués.
On cherchera à interpréter leur signification et leurs conséquences. On évoquera le second tour et le 6 mai. On parlera du débat qui opposera les deux finalistes. L’issue, cependant, ne fera guère de doute. Nicolas Sarkozy sera vraisemblablement battu. François Hollande sera le prochain Président de la république.

On pourrait dire que l’issue semblait ne faire guère de doute quelques mois à peine après l’entrée en fonction de Nicolas Sarkozy. Et on pourrait ajouter que Nicolas Sarkozy a été vaincu par lui-même. En arrivant à l’Élysée, Nicolas Sarkozy a visiblement atteint son seuil d’incompétence.
Sa fébrilité, qui pouvait jusque-là passer pour de la détermination, s’est révélée pour ce qu’elle était.

Son autoritarisme, qui pouvait rassurer certains lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, est apparu comme n’étant rien d’autre que de l’autoritarisme.
Ceux qui ont pu imaginer (et j’en ai, un temps, fait partie) qu’il mettrait en œuvre une politique cohérente ont dû très vite déchanter et constater qu’un homme qui s’intéresse davantage à sa collection de montres qu’aux ouvrages figurant dans sa bibliothèque est un homme sans consistance intellectuelle, destiné à naviguer au gré des sondages et à changer de position aussi rapidement qu’une girouette en pleine tempête.
Ce qui restera de Nicolas Sarkozy sera essentiellement la déception de ceux qui ont voté pour lui en 2007.

Et son quinquennat aura été marqué par un anéantissement quasiment complet des idées libérales et conservatrices en ce pays, un glissement vers le précipice économique dans lequel François Hollande viendra s’ébrouer, une victoire du socialisme en un temps où, ailleurs en Europe, on se détourne du socialisme et un retour en force du dogme communiste sous les atours, pourtant peu avenants, de Jean-Luc Mélenchon.
Je l’ai déjà écrit : je pensais qu’il serait difficile de trouver pire que Jacques Chirac. Ce dernier était immobile, somnolent, opportuniste, mais son immobilité somnolente parvenait à estomper chez lui l’opportunisme.

Nicolas Sarkozy a été l’inverse de l’immobilité somnolente et, du coup, l’opportunisme chez lui est apparu en pleine lumière.
Jacques Chirac était corrompu et avait de la politique la conception qu’en avait Édouard Herriot, lorsqu’il la comparait à l’andouillette, mais, au moins, nul n’aurait prétendu qu’il était ce qu’il n’était pas.

Je ne puis accuser Nicolas Sarkozy de corruption, même si je pense que sa conception de la politique n’est pas si éloignée de celle de Jacques Chirac, mais sa fascination pour l’argent l’a fait passer pour un adepte du libéralisme classique, alors qu’il en était aussi éloigné que les cadres du PS, et ses élans xénophobes l’ont fait passer à tort pour un conservateur.

La faute du Président Sarkozy est immense. Il pouvait, s’il en avait eu l’étoffe, mener une œuvre de redressement en adoptant le discours churchillien que lui suggérait François Fillon : il ne l’a pas fait, car il n’avait pas l’étoffe.
Je doute de la possibilité d’une recomposition de la droite, car, cela crève les yeux, il n’y a plus vraiment de droite en France.
Je ne sais si l’UMP survivra ou si elle éclatera, et peu m’importe : l’UMP était un véhicule destiné à porter Nicolas Sarkozy et, sans lui, elle n’est pas même un vaisseau fantôme.

Je ne sais où ses pérégrinations mèneront François Bayrou, et peu m’importe aussi : il est un centre sans périphérie, ni circonférence !
Je ne sais si Marine Le Pen se dédiabolisera, et peu m’importe encore : son discours économique est, comme elle l’a dit elle-même, sur la gauche de celui du parti socialiste et, si son discours sur l’islam est cohérent, sa vision géopolitique du monde s’éloigne à peine de celle de son père.
François Hollande suscitera la liesse, pendant quelques semaines, comme François Mitterrand en 1981, puis il viendra se fracasser contre la réalité du monde qui, lorsqu’on l’oublie, revient toujours se venger.
Je me garderai bien de prévoir ce qui suivra le moment où François Hollande se sera fracassé. Ce sera sans conteste un triste spectacle.

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(15) Commentaires

  • Anonyme Répondre

    UnPeuDeBonSens a beaucoup de bon sens.

       crains en effet que la France ne soit partie pour une croisière sans retour, de 10 ans de socialo-ruine-finale. La jeunesse est INDISPENSABLE pour faire la révolution. La seule issue révolutionnaire imaginable est un hiver arabe à la française, où les djeunes enverront les vieux socialos et autres syndicalistes au cimetière parce qu’ils ne leur laissent pas la place assez vite, malgré tous les mamours qu’ils se seront fait auparavant.

    30/04/2012 à 14 h 28 min
  • EtatProvidentiel Répondre

    Bien joué JeanPaulMechencon. Moi même je constate une certaine… complaisance, pourrait-on-dire, vis-à-vis de la gauche, de la part d’internautes qui se prétendent de "droite" voire "très à droite"…

    On pourrait comparer la situation de l’Europe actuelle à celle d’un malade qui aurait été accro à la cocaïne pendant des années. En l’occurence, la "drogue" des Européens, ça a été l’Etat-providence.

    En ce moment, les Français affichent quelques signes de "manque".. ils subissent les conséquences de la crise et ils mettent tout sur le dos de la droite, ils sont nostalgiques de l’époque où le PS était à son apogée… L’actuelle percée Hollandiste et Mélenchoniste est le signe de ce syndrome de manque, d’après moi.
    Et nous avons le choix : un sevrage à la dure (arrêter définitivement la cocaïne, quitte à la remplacer par un bon calmant). Celà consisterait à arrêter toute forme de politique socialiste et à libéraliser notre économie… Ne voter que pour des partis de droite (voire d’extrême-droite) jusqu’à ce que la crise économique soit définitivement finie. Si nous sommes consultés par référendum, s’opposer à tout projet de loi qui serait antilibéral et qui ferait le jeu de la bureaucratie, etc.

    Ou bien un sevrage progressif, en douceur, qui consisterait à "injecter" quelques petites doses de socialisme ou de communisme dans le système français et européen, comme le préconise le PS par exemple, jusqu’à ce que "l’organisme" français soit définitivement sevré.

    Et il semblerait qu’actuellement les Français soient plutôt favorable au deuxième choix.  
    Le seul problème c’est que quand on continue à injecter des doses de drogue à un individu, celà signifie : continuer à subir la toxicité de cette drogue… à plus forte raison quand les faits ont démontré depuis des années que cette drogue rendait l’individu malade.

    29/04/2012 à 23 h 50 min
  • UnPeuDeBonSens Répondre

    Pour répondre à Pierre, Jaurès, quintus et autres : c’est bien beau de fantasmer sur une très hypothétique révolution qui pourrait bien avoir lieu quand les gens en auront marre de Hollande et bla et bla et bla… Qui aura peut-être lieu… mais qui a également beaucoup de chances de ne pas avoir lieu…

    Je vous rappelle que les révolutions arrivent surtout dans des pays où la population est jeune, or notre pays qui a une population très vieilissante (à l’exception de sa minorité arabe bien sur) a très peu de chances de connaître une révolution ces 5 dernières années. Je vois mal, par exemple, les arabes de France (la seule communauté qui soit relativement jeune de par sa moyenne d’âge, soit dit en passant) descendre dans la rue pour s’insurger contre la politique de Hollande et réclamer un gouvernement plus libéral ou plus de capitalisme.

    Ce qui a beaucoup plus de chance d’arriver dans 5 ans, c’est que, résultat d’une politique violemment anti-libérale de la part du PS, la France croule sous les dettes, les impôts, et qu’en plus de celà elle paye le fruit de l’immobilisme de Hollande. Car là où Sarko a quelques mesures intéressantes à proposer (ex: Buy European Act, lutte contre les islamistes sur Internet etc.), Hollande n’en propose aucune. Le programme de Hollande, c’est de l’anti-capitalisme à 99%… aucune mesure pour moderniser et libéraliser notre économie. Les gars de ce forum qui prétendent être "de droite" mais qui font les malins en disant : "Toute façon, l’UMP et le PS c’est pareil… Sarko il a promis plein de choses et il a pas tenu ses promesses, donc je ne voterai pas pour le 6 mai", vous savez ce qui vous attend ? C’est pas le Front National qui va prendre le pouvoir, mais le PS. Alors dans ce cas là arrêtez de vous prétendre "de droite" ou libéraux, vous êtes pas crédibles du tout. Autant voter pour Mélenchon, Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud  ça revient au même.

    Après avoir vécu ce long désastre de 5 ans, oui la France sera au bord du gouffre (et nous n’aurions pas à nous en vanter… de connaître une situation à l’espagnole voire à la grecque après avoir eu une politique antilibérale), mais elle ne va pas connaître une "révolution" ou un changement majeur. Dans le meilleur des cas, nous aurons un second tour Hollande VS Le Pen en 2007. Les gauchistes descendront dans la rue en scandant des slogans "anti-fascistes" dans le genre "bouh bouh, Marine Le Pen c’est une méchante fachooo, au secours !!!" et au final Hollande sera réélu. Donc on n’aura même pas 5 ans de gauchisme mais 10 ans de gauchisme. La France est un pays dont la population est très vieillissante, on n’aura jamais de printemps arabe Français… si un gouvernement gaucho prend le pouvoir faut pas s’attendre à voir la jeunesse se révolter contre la politique antilibérale du gouvernement, la jeunesse est tellement lobotomisée par les chansons de punk (et autres chanteurs dans le même genre) qui lui rabachent sans arrêt, à coup de slogans et de phrases toutes faites, que le capitalisme c’est de la merde, qu’elle ne s’insurgera jamais pour réclamer plus de capitalisme ou de libéralisme.
    Et Dieu sait que les slogans, les phrases toutes faites, c’est l’arme ultime quand on veut forcer toute une population à adhérer en bloc à une idéologie, à un dogme… demandez au religieux ou aux gourous des sectes, ils le savent très bien, vu que c’est leur métier… d’inciter les gens à adhérer à un dogme. Aujourd’hui le dogme (ou l’idéologie) en vigueur se résume en 2 phrases-chocs : "Le capitalisme c’est de la merde", "Ceux qui votent à droite sont d’horribles fachos".

    En celà, on voit bien que la France est bel est bien un pays latin, et qu’elle n’a absolument rien à voir avec les pays anglosaxons ou germaniques d’Europe du Nord. En Europe, les pays du Nord (Angleterre, Allemagne) qui ont libéralisé et démocratisé leur économie ont réussi à surmonter la crise économique sans subir trop de dégâts (jusqu’à quand ?)… En revanche, les pays méditerranéens, qui ont presque tous opté pour le socialisme, en payent aujourd’hui les conséquence à prix fort… et nous, Français, nous sommes prêts à faire exactement le même choix qu’eux alors que les faits ont justement démontré que ce choix menait tout droit à la trappe. Oui, ce qui carctérise notre pays c’est bel et bien la pensée unique de gauche, anticapitaliste et antilibérale. Pratiquement tous les "artistes", écrivains, chanteurs, philosophes, rappeurs, punks, étudiants "branchés et cool". ont le même discours : "le capitalisme c’est de la merde"… et se prétendant insurgés et rebelles, alors qu’ils ne sont pas insurgés et rebelles du tout, ils font justement le jeu de la pensée unique française, qui est profondément antilibérale, étatiste et constructiviste (au sens où l’entendait Hayek). Ajoutez une bonne dose d’antisionisme (c’est à dire d’antisémitisme), de théorie du complot, de psychanalyse, de tiers-mondisme et de fascination pour les sectes et les médecines douces et vous aurez une bon aperçu de cette pensée unique gauchisante qui caractérise la France.
    La pensée unique de gauche est tellement malhonnête que, dès qu’un gouvernement ose introduire ne serait-ce qu’une infime dose de libéralisme dans le système français, il est accusé de "pétainisme"…  Du grand n’importe quoi, en fait ! Et ce alors que Pétain n’avait rien de libéral, c’était un corporatiste et un étatiste plein pot, dont le gouvernement était d’ailleurs constitué d’anciens socialistes reconvertis dans l’extrême-droite antisémite la plus basse et la plus vile. La pensée unique est prête à utiliser tous les arguments, même les plus incohérents, les plus dingues, les plus malhonnêtes pour lyncher son bouc-émissaire qu’est le libéralisme. Peut-être bien qu’autrefois être antilibéral et coco c’était être rebelle… aujourd’hui ça ne l’est plus. Les vrais rebelles sont justement ceux qui, contre vents et marée, osent défendre le capitalisme et le libéralisme contre la dictature de l’étatisme et la bureaucratie.

    C’est bien beau de vivre dans le rêve, dans le fantasme. Simplement, prétendre, sans en avoir aucune preuve concrète, qu’après avoir vécu 5 ans de socialo-communo-bolchévisme, notre pays va connaître, miraculeusement, une phase de changements, avec sa population plus que vieillissante.

    Mais le plus urgent, en ce moment, n’est-il pas de faire barrage à Hollande justement, pour éviter à notre pays de sombrer dans le marxisme ?

    Après rien ne nous empêchera, dans 5 ans, de voter pour un candidat FN au premier tour… pour l’instant la priorité c’est bien de faire barrage à Hollande.

    Et là je m’adresse toujours aux mêmes internautes – ceux qui se prétendent "libéraux" : dans une semaine, nous avons l’occasion de clouer le bec aux gauchistes : en votant contre François Hollande.
    L’opposant à François Hollande qui se présente est loin d’être un candidat idéal, je le reconnais. Je peux comprendre que vous soyez déçu par son bilan. Oui il fait des promesses qu’il n’a pas tenu. Mais c’est le seul qui soit capable de s’opposer à François Hollande.

    29/04/2012 à 22 h 50 min
  • JeanPaulMechancon Répondre

    Ca y est, j’ai viré ma cutie.

    Grace a Jaurès je suis converti,définitivement. Mais comme je garde un minimum d’amour propre et d’honnêteté mentale -quelle horreur pour un syndicaliste- je me devais de ne plus soutenir la revue des vérités, cette "vipère lubrique", "suppot de satan", organe des "buveurs de sang des ouvriers (disparus au profit des profiteurs, mais quand même).

    Devant mettre ma conscience en ordre, je viens de me désabonner, alors que je payais fidèlement depuis plus de 15 ans.

    Converti par Jaurès et les sous-marins gauchistes, si bien accueillis ici, je vais a mon tour aller baver sur les gens qui ont le front de penser par eux memes, par le truchement des innombrables média gauchistes, tels libération, médiapart, rue 89, sans compter les versions ethnico-religieuses détestatrices de l’homo européanus.

    Vive la révolution citoyenne, à bas la nation, les français, les blancs, etc.

    Si le soit-disant "modérateur" ne passe cela, ce n’est pas grave, je trouverai bien le moyen de démontrer sa turpitude.

    Les amis de mes ennemis sont mes ennemis.

    29/04/2012 à 11 h 10 min
  • François Répondre

      Homère, pas sûr.

     Aujourd’hui, on a d’un côté une droite qu’on diabolise, une fausse droite qui est largement à cheval sur le centre , une gauche qui fait un peu pareil ( avec un peu moins de réussite), un centre par voie de conséquence réduit à la portion congrue, une extrême gauche et pas d’extrême droite, contrairement à ce que la gauche et les médias voudraient nous faire croire. En résumé, aujourd’hui, peu de partis sont dans la case où on les place…

      Une recomposition pourrait être: Le FN et un bout de l’UMP dans un parti de droite, un gros bout du PS et un morceau de Mélenchon en parti de gauche, un centre regonflé avec ses troupes actuelles, le ( gros) bout gauche de l’UMP et le bout droit du PS, toujours l’inévitable extrême gauche , mais plus réduite, ce qui correspondrait davantage au reste des pays développés, et probablement l’émergence d’une extrême droite, une vraie ce coup ci…
     
      Cela aurait au moins deux mérites: La logique et la clarification.

    28/04/2012 à 9 h 04 min
  • HOMERE Répondre

    En toute chose,il y a une vérité……reste à savoir s’il s’agit d’une vérité vraie ou d’une vérité fausse.

    La vérité vraie va consister à la recomposition des droites autour des idées Gaullo,Centro,Libéro,Humano,Radicalo…..dont Bayrou, Villepin, Juppé, Borloo, Morin, Raffarin, Copé, Bertrand, Douste Balzy……..auront crée une nouvelle union sociale démocrate qui raflera tout lors des prochaines élections….(de nouveaux talents émergeront : Sarnez, Morizet, Yade, Baroin, Pécresse…..) exit le PS pour deux générations,exit le FN pour cinq générations ou plus si affinités…..

    La vérité fausse est cette fantasmagorie Marinesque qui élucubre sur une éventuelle OPA de son parti sur la droite et en particulier l’UMP ….c’est plus qu’une plaisanterie….c’est plus qu’ une fumisterie, c’est une erreur fatale pour ce parti…sauf d’incliner fortement sa ligne politique,le FN est condamné à mort !! les frontistes, devenus cocus, vont dégager le vieux barbon et sa fifille pour faire un parti présentable,c’est à dire…présentable !

    C’est aussi l’illusion socialiste qui se dirige tous azimuts vers une catastrophe économique jamais vécue, avec un bilan digne d’un film gore…..sauf d’incliner fortement sa ligne politique,le PS est condamné à mort !! Les français devenus Grecs par mimétisme vont bouffer de la vache à tous les repas….après ? ils boufferont les socialistes qui restent,c’est à dire, RIEN !!

    Mon Dieu, sont ils affamés à ce point ?

    27/04/2012 à 18 h 10 min
  • François Répondre

      Eh oui, Grepon! Les socialistes croient toujours que la semence de billets de banque existe…

    27/04/2012 à 14 h 45 min
  • grepon Répondre

    Ce n’est pas si simple. David Cameron est déjà extrêmement impopulaire. En Espagne, si les socialistes ont été sanctionnés, la droite n’a pas été plébiscitée:…..et blah blah blah sur l’impopularite de la droite en Zeropa.

    Jaures, faire la fete, c’est populaire, d’accord?  

     Travailler moins et gagner plus et faire plus de vacances et partir a la retraite plus tot, sont d’autres activites qui gagnent plebiscites, evidemment.   Le probleme c’est que ce n’est pas possible pour tout le monde d’avoir tout sans que quelqun vient produire les biens et fournir les services, aussi populaires et plebiscites qu’ils soient.  

    Que le public europeen eduque par des etats providences et baigne dans une sphere mediatique conforme soit toujours dans les illusions de "il n y a que" et "il faut que" ou l’acteur de cette phrase et toujours le gouvernement ou quelque d’autre que eux memes, personne ne peut s’etonner.   C’est enfantile, l’immaturite generalisee du public, le resultat brillant des politiques de l’etat providence sur quelque generations.   

    Alors le public votent pour que les sucres continuent a etre fournis, MAIS, les pays europeens sont arrivees au moment ou les promesses faites jusquici, d’une vie douce, ne peuvent pas etre respectee, car c’est impossible, et a toujours ete impossible.   Le niveau de productivite que l’etat providence a obtenu jusquici a ete base sur les belles promesses intenables.   La dissonance cognitive de tout la civilisation europeenne va etre quelque chose de terrible, et je redoute tres fort que ca va donner des surprises violentes a beaucoup.    L’empereur etat providence est a nu desormais, et aucun empereur de remplacement va pouvoir livrer sur les promesses de l’empereur precedent, aucun.   Les europeens peuvent brasser leurs majorites et gouvernements autaut qu’ils veulent, c’est la fin de la suite de decennies pays de cocagne.

    26/04/2012 à 22 h 49 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    les deux derniers présidents " gaullistes " ont été ( pour notre malheur )
     pour le premier un état de démence sénile
     pour le second un état hyperactif
    avec Hollande nous sommes au moins tranquille de ce côté : une activité cérébrale d’huitre

    26/04/2012 à 14 h 54 min
  • HOMERE Répondre

    Mon Dieu !! Une vie après Hollande serait elle impossible pour la droite française ? que nenni Monsieur Millières…..vous dissertez sous le coup de l’émotion,comme un frustré du libéralisme que Chirac haïssait autant que le pire des socialistes,et c’est un euphémisme !! En quoi donc Sarkozy aurait il agi contre les idées libérales ? en luttant contre les déficits publics ? en dégraissant le mammouth de l’Education Nationale ? en allant au secours de banques aux incompétences avérées ? en défiscalisant les acquisitions de logements locatifs ? en augmentant la durée du travail avant la retraite ?

    C’est le libéralisme qui est en crise….Pas Sarkozy !!

    Reprenons notre calme….Hollande n’est pas encore élu.S’il l’était, la France serait à ramasser à la pelle pour rejoindre les poubelles de l’histoire…alors une droite émergerait à nouveau avec d’autres constituantes, sûrement plus libérales alors, et une touche de nationalisme mâtiné d’humanisme (comme ils disent).Une droite dans laquelle le FN irait rejoindre le PS ….

    La droite est éternelle, et comme la France, elle a besoin de se faire peur…. Sarkozy est un bon Président dont l’exercice du mandat a été rarement aussi contesté par la gauche mais aussi par la droite dans un environnement détestable et dangereux…..

    Es ce que Madame Le Pen,qui vient solliciter l’appui de l’UMP pour les législatives, n’a pas été l’adversaire la plus agressive et la plus haineuse vis à vis de Sarkozy ? que dire alors de la Gauche, des Médias, des Syndicats, des Intellos, des Artistes, des Communautés exogènes, des Associations bigarrées, des Ecolos, …..jamais un Président n’avais été aussi attaqué…..et pourtant il est à 1,5 point de celui qui représente toute cette France minoritaire….avait il besoin de Madame Le Pen pour en rajouter ?

    Monsieur Millières va reprendre ses esprits et nous concocter un sujet bien ficelé, comme d’habitude, mais pas comme celui là ….

    26/04/2012 à 11 h 59 min
  • Jaures Répondre

    Une nuance tout de même: "une victoire du socialisme en un temps où, ailleurs en Europe, on se détourne du socialisme" écrit Millière. Ce n’est pas si simple. David Cameron est déjà extrêmement impopulaire. En Espagne, si les socialistes ont été sanctionnés, la droite n’a pas été plébiscitée: elle n’a gagné aux dernières élections que 500 000 voix quand la gauche en perdait plus de 4 millions. Aujourd’hui Rajoy est , après moins de 6 mois, à bout de souffle. Berlusconi, autrefois soutenu par Millière, est sur la touche et Merkel n’est pas favorite pour les prochains scrutins en Allemagne.
    La situation actuelle est donc très instable et rien ne dit que l’élection d’Hollande (si elle a lieu car l’insistante prédiction de MIllière, on connait les précédents, ne manque pas de m’inquiéter) ne sera pas le prémisse à une redistribution des cartes dans les 3 ou 4 prochaines années.

    26/04/2012 à 9 h 23 min
  • Pierre Répondre

    Il est clair que lorsque la liesse qui amènera Hollande au Pouvoir se sera dissipée, les problèmes vont venir en masses. C’est beau le rêve mais la réalité s’impose toujours, comme la vérité. Quelques mois devraient suffire à faire descendre beaucoup de monde dans les rues. « Quand des millions de personnes se rendront compte que l’on ne peut plus vivre comme par le passé, la révolution sera logique et inévitable ». D’après ce livre « les corps indécents ». La crise précipite des millions de personnes dans la misère et le socialisme l’accentue. La France finira comme l’ex-URSS. Elle en prend bien le chemin.

    26/04/2012 à 8 h 42 min
  • grepon Répondre

    Le desintegration de l’Europe deja bien en route lui fera un dessin, a Hollande, quoi faire:    Du nationalisme.   C’est ce qui marche en dernier ressort lors de crise civilisationelle, et la gauche n’a absolument pas de probleme a se convertir.   Tout pour le pouvoir, tout a l’etat, toujours, sous n’importe quels drapeaux.  Les fanas du lepenisme suivront facilement, car ils y sont deja, pleine a gauche sur beaucoup de registres sauf pour la preference nationale, disons.

    26/04/2012 à 4 h 57 min
  • lardon Répondre

    Mais que fait Jaurès ?

    26/04/2012 à 1 h 48 min
  • IOSA Répondre

    Ou

     " Quand les navets prennent le pouvoir, ils se prennent pour des carottes "

    Fallait il voter sarko la betterave ?

    Ben surement pas……Holland pas mieux.

    Conclusion, il existe en France à peu près 80% de concombres et cornichons (tous confondus)….qu’y n’on rien compris de l’UMPS.

     

     

    26/04/2012 à 1 h 23 min

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