La France, grande oubliée du discours de Hollande

Posté le septembre 13, 2016, 3:12
7 mins

Les médias du système ont tant chanté le discours de François Hollande, le 8 septembre dernier, sur la démocratie et le terrorisme que je n’ai pas résisté à la curiosité d’aller y voir de plus près.

Eh bien, je puis vous assurer que je n’ai pas été déçu ! Quand les oligarques se mettent à pontifier, on est rarement déçus, d’ailleurs…

À vrai dire, ce qui m’a décidé à me rendre sur le site de la présidence pour y lire le texte intégral, ne fut pas tout à fait le matraquage médiatique lui-même.

Certes, je trouvais loufoque qu’un président qui nous avait rebattu les oreilles de sa prétendue impartialité réserve un discours fondamental sur sa vision de la France, de la démocratie et de la lutte anti-terroriste à… des « think tanks » du Parti socialiste, la fondation Jean Jaurès et la fondation Terra Nova (celle-là même qui a théorisé en 2012 le fait d’oublier les ouvriers français, perdus pour le PS, et de se tourner délibérément vers les immigrés).

Autrement dit, le président impartial réserve les discours importants à des cénacles partisans, sinon sectaires, et le « protecteur des Français » s’adresse à des cercles de pensée qui, explicitement, considèrent que les Français n’ont aucun intérêt !

Mais ces paradoxes sont si fréquents avec François Hollande que cela seul ne m’aurait guère ému. Ce qui m’a décidé fut une réflexion entendue sur la radio d’État, expliquant que, pour François Hollande, la France n’était pas une identité, mais une idée – et que ce serait l’axe dominant de sa campagne de 2017, « contre la droite et l’extrême-droite ».

J’ai beau avoir une assez haute estime du caractère anti-national de nos « élites », la réflexion me fit sursauter et me conduisit donc sur le site de la présidence.

Franchement, amis lecteurs, la lecture, bien que fastidieuse, de ce discours vaut la peine. En 5 minutes, vous comprenez à quel point ces gens sont éloignés de nous !

Le discours de notre génial stratège présidentiel commence par la méthode Coué : « Au terme de la lutte, la démocratie triomphera. »

Vous noterez que ce n’est pas la France qui triomphera, mais la démocratie. Que celle-ci puisse prendre la forme de la « république islamique de France » ne semble pas faire sourciller notre martial philosophe !

Aucun argument ne vient étayer la certitude de M. Hollande. Mais cette conviction l’habite. On ne le savait pas mystique. Mais son anti-catholicisme militant s’accommode fort bien de cette mystique.

Au vrai, M. Hollande est manifestement un savant en matière religieuse. Il ignore tout de la religion de son enfance, mais il sait, avec la certitude du théologien, que l’islam peut admettre « la séparation de la foi et de la loi ». Que les plus grands sa­vants musulmans disent le contraire n’a aucune importance ; M. Hollande est tout de même plus féru de droit coranique que les professeurs d’Al-Azhar !

En tout cas, il faut reconnaître une chose à M. Hollande : il est cohérent et constant. Il déteste la notion d’identité française et il refuse donc de proposer cette voie aux musulmans présents sur notre sol.

La seule « solution », c’est la laïcité et la république. Que les musulmans n’aient pas la moindre idée de ce dont il est question ne change rien à l’affaire. La laïcité et la république ré­soudront tous nos problèmes.

Hollande se félicite même que la démocratie ait démontré sa perfection (sic !) et soit un « régime à vocation universelle ». On a vu, en effet, avec les « printemps arabes », à quel point ce régime parfait était adapté aux peuples musulmans !

Cohérent dans l’inconséquence, M. Hollande nous explique, après avoir longuement parlé de l’islam, que « ce n’est pas une affaire religieuse ». Peut-être en viendra-t-il à considérer que l’islam n’est pas seulement une religion ? S’il ne veut pas l’entendre d’un odieux « obscurantiste » comme votre serviteur, peut-être pourrait-il l’entendre du maître à penser de son régime « parfait », Jean-Jacques Rousseau, qui félicitait Mahomet d’avoir tenté de résoudre le conflit chrétien entre spirituel et temporel (il applaudissait donc l’islam de rejeter la laïcité !). Mais, naturellement, ce n’est pas ce que « Moi, Président » a en tête : ce qu’il veut dire, c’est que l’islam n’est pas plus incompatible avec la république que le catholicisme.

D’un certain point de vue, il a raison : l’islam, avec sa logique de soumission, est beaucoup plus compatible que le catholicisme avec la conception totalitaire de la démocratie de M. Hollande et ses amis.

Mais, prise en tenailles entre des totalitaires socialistes et des totalitaires islamistes, la France est la grande oubliée du discours présidentiel !

9 réponses à l'article : La France, grande oubliée du discours de Hollande

  1. quinctius cincinnatus

    14/09/2016

     » être cohérent dans la polémique  » signé François Hollande

    cohérent ? dans le mensonge ?

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  2. quinctius cincinnatus

    14/09/2016

    à propos de l’ absence  » d’ idée de la France  » chez l’ énarksculé voici une citation de Karl Ferdinand Werner , historien allemand , spécialiste des  » origines  » de la France :

    «  »ce qui n’ a pas changé dans ces bouleversements [ historiques ] mérite notre attention. : l’ idée du rôle particulier de la France en Occident et dans le Monde n’ a jamais été mise en question [ par ces bouleversements ]…. Ce sentiment, cette certitude [ l’originalité française ] ont mobilisé les forces morales et intellectuelles du pays dans toute l’ étendue de son histoire. Il y a là de quoi impressionner l’ observateur:  » une certaine idée de la France  » date d’ une époque qui précède d’ assez loin la formation de la Nation proprement dite  »

    et un petit énarque politicien voudrait rayer l’ histoire d’ un trait de plume pour créer une …. Terra Nova

    p.s. toujours enrichir le débat

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  3. Jaures

    14/09/2016

    Le problème avec de Thieulloy c’est que, comme tous les dogmatiques, il se fait une opinion d’un texte et le lit ensuite.
    C’est ce qui l’amène à rester perplexe devant une phrase telle que « Au terme de la lutte, la démocratie triomphera. ».
    Sans doute s’attendait-il à ce que F.Hollande dise le contraire.
    Et s’il déclare que c’est la démocratie qui triomphera, c’est que ce n’est pas seulement la France qui est touchée par le terrorisme, ce n’est pas seulement la France qui est engagée dans le conflit contre Daech.
    Quand l’opinion précède la pensée, on en oublie les évidences.

    Ensuite, peu importe ce que pensent « les grands savants musulmans ». Si, au début du siècle dernier on avait pris en compte le discours des autorités ecclésiastiques, la France ne serait pas laïque et les chrétiens ne pourraient prétendre avoir inventé la laïcité.
    « Qu’il faille séparer l’Etat de l’Eglise, c’est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l’Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d’abord très gravement injurieuse pour Dieu…Nous lui devons donc, non seulement un culte privé, mais un culte public et social, pour l’honorer. » écrivait Pie X en 1906.
    Ce discours suranné est aujourd’hui définitivement oublié par la plupart des catholiques. Le temps viendra où les musulmans prendront également ce chemin. Déjà, la majorité de ceux qui se disent musulmans sont non pratiquants, ce qui est impensable dans les théocraties.

    Hollande ne dit pas qu’il « déteste l’identité française », où avez-vous lu cela ? En déclarant que « la France est plus qu’une identité, c’est une idée », il renvoie la notion d’identité à ce qu’elle est dans le discours ambiant: une position dogmatique.
    Quand R.Ménard affirme que pour être Français il faut « être Blanc, européen et catholique », il précise sa démarche: être français c’est me ressembler, penser comme moi, croire comme moi.
    Attend-t-on d’un président qu’il affirme péremptoirement les contours définitifs d’une identité française ?
    F.Braudel a eu besoin de 3 volumes pour tenter d’analyser l’identité française,ce qui ne l’empêche pas de dire avec humilité: « Est-il possible d’en donner une définition. Oui, à condition qu’elle laisse place à toutes les interprétations, à toutes les interventions. »
    Hollande est tout à fait dans cette lignée, on peut définir l’identité mais en acceptant que cette idée soit discutable et évolutive. Toute autre démarche aboutit à la caricature d’un Ménard ou d’un Zemmour qui a affirmé être « plus Français que Zidane ou Omar Sy », oubliant que pour ses origines juives et algériennes, certains le mettrait avec les deux personnes citées dans le même sac avant de le jeter à la mer.
    L’identité est une idée, la nationalité est définie par la loi dans le respect de la Constitution.

    Pareillement, la démocratie a montré sa perfection car elle a permis que nous connaissions la seule période de l’Histoire où se sont développés prospérité, liberté, développement des droits, protection des minorités, accès à la santé, à l’éducation, à la culture conjointement avec une paix relative (car les démocraties côtoient malheureusement des dictatures).
    Quel autre régime politique est capable de faire mieux ?
    Ceux qui pour résister à une agression souhaitent mettre entre parenthèses l’Etat de droit affaiblissent en fait la France et vont sur le terrain des islamistes et de tous les intégrismes. Il s’agit là d’une régression qui revient sur ce que la démocratie nous a apporté, y compris la capacité à résister aux agression des tyrannies.

    Faire de l’identité de la France un dogme, remettre en cause l’Etat de droit serait donc faire le jeu de nos adversaires car cela diviserait le pays, créerait des conflits entre ceux qui revendiqueraient l’exclusivité de l’appartenance à l’identité, fragiliserait les institutions.
    Mais il est vrai que certains qui ne sont ni pour la démocratie quand elle ne leur est pas favorable, ni pour la laïcité quand elle concerne leur religion ne verraient pas d’un mauvais oeil un chaos qui à l’issue pourrait leur être favorable.
    Le problème est qu’on ne connait jamais à l’avance l’issue d’un chaos.

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    • Boutté

      14/09/2016

      Ce n’est pas l’Eglise Catholique qui a inventé la laïcité ; c’est le Christ . La République anticléricale a utilisé ce concept pour tenter la destruction d’une Eglise encombrante puisque ne voyant pas dans le Socialisme la panacée universelle . Le dit concept est aussi embarrassant pour nôtre Président qui sait devoir son siège actuel à l’Islam .

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  4. trividic

    14/09/2016

    Grassouillet disparaît des écrans radar l’an prochain : franchement nul ne regrettera cet incompétent traite à la nation !

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  5. Blumkovitch

    14/09/2016

    Le Maréchal avait plus qu’une idée de la France. S’il avait été franc-maçon, il n’aurait pas été condamné – maintenant il est Martyre et Saint de France. Merci modérateur !

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  6. druant philippe

    13/09/2016

    « pardon à ce baveux animal » …..

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  7. druant philippe

    13/09/2016

    Pendez-moi cette limace (pardon pour ce baveux animal pour cette horrible comparaison) haut et court .

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  8. quinctius cincinatus

    13/09/2016

    Charles de Gaulle disait :

     » qu’ il avait une certaine idée de la France  » ***

    l’ idée de Hollande peut, elle, se résumer à ceci :

     » la France m’ est sortie de l’ idée  »

    *** qu’ on partageât ou non cette idée , il en avait une

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