La gouvernance socialiste est complice des casseurs !

Posté le juin 07, 2016, 4:49
10 mins

Aristide Briand, qui fut entre les deux guerres mondiales 23 fois ministre, dont 16 fois ministre des Affaires étrangères, et 10 fois président du conseil, était un député socialiste. Il fut même secrétaire général du parti. Il était de nature très optimiste et répétait à l’envi à son conseiller, le diplomate Philippe Berthelot : « Ne vous en faites pas, Berthelot, les choses s’arrangent toujours. » Et Berthelot de lui répondre : « Oui, Monsieur le Président, les choses s’arrangent toujours, mais, généralement, elles s’arrangent mal… » Ainsi est-on arrivé dans l’optimisme à juin 1940 !

Aujourd’hui, on entend le même refrain : « La France va mieux », déclare un Président de la République socialiste qui, lui aussi, fut pendant 9 ans Premier secrétaire du PS. « ça va vraiment mieux », comme en atteste sa mine rose, réjouie et reposée.

Hélas, il s’agit là d’un slogan à mille lieues de la réalité. La France ne va pas mieux. Elle va de plus en plus mal, survivant dans un complet désordre.

À la suite d’une loi dite « El Khomri », du nom de l’actuel ministre du Travail d’origine maghrébine, une loi dont personne ne veut, ni les employés, ni les employeurs, tout est bloqué par une grève qui s’étend peu à peu, imposant aux Français gêne, souci, chômage et parfois sabotages, avec d’interminables débats au parlement, d’autant plus longs que cette loi est compliquée, comme l’est le code du travail de plus de 3 500 pages (l’un des quelque 80 codes qui gèrent, dans une opacité stupéfiante, la vie quotidienne des Français). À cela s’ajoutent les milliards d’euros perdus dans une chienlit générale qui affecte gravement toute l’économie.

Alors, que va-t-il se passer maintenant ? Eh bien, il y a fort à parier qu’après manifestations, grèves, blocages et discours parlementaires, le gouvernement finira par céder aux grévistes que dirige la CGT communiste laquelle a invité, en 2012, ses adhérents à voter pour François Hollande.

On ne peut oublier, en effet, que la CGT et les autres syndicats français sont très politisés – et aussi très à l’aise, grâce aux milliards que leur verse chaque année le pouvoir en place. Rappelons, à ce propos, que s’agissant de la CGT, l’argent, naguère, venait de Moscou !

On notera également qu’à la tête de ces syndicats, essentiellement la centrale de Mon­treuil, figurent des agitateurs d’extrême gauche, c’est-à-dire à gauche du parti communiste, dont l’actuel secrétaire général de la CGT. Ce fils d’immigrés espagnols, dont le père a combattu dans les brigades communistes pendant la guerre d’Espagne, Philippe Martinez, considérant, lui, que le PCF était devenu un parti « modéré », a rendu sa carte en 2002. Actuellement, il est aux côtés du Nouveau Parti Anticapitaliste, à la gauche de Mélenchon.

Vous jugerez sans peine ce que peut être un dialogue avec un représentant de cette nature, syndicaliste pratiquement trotskiste qui se dit, encore en 2016, décidé à instaurer en France la dictature du prolétariat !

Je rappellerai à ce sujet ce qu’est le trotskisme. Ce mouvement bolchevique a été fondé peu avant 2017 par un Russe de confession juive, du nom de Davidovitch Bronstein, qui s’est fait appeler Trotski. Il a été l’un des fondateurs de l’armée rouge et de la Tchéka, la police politique du Parti communiste, spécialisée dans les exécutions de masse, les assassinats et la torture. Malheureusement pour Trotski, il s’est trouvé qu’un autre bolchevique, plus froid et plus déterminé encore, savait éliminer ses concurrents en les faisant systématiquement assassiner. Ce qu’il fit du camarade Trotski, liquidé d’un coup de piolet dans le dos, en 1940, à Mexico, où il s’était réfugié après un séjour en France.

Ce concurrent s’appelait Jossif Vissario­novitch Djougachvili, un Géorgien plus communément connu sous le nom de Staline. Tout ceci a été fort bien décrit par plusieurs historiens, en particulier Stéphane Courtois, auteur du « Livre noir du communisme » (Robert Laffont), commenté, voici quelques jours encore, par un grand quotidien parisien du soir.

Ainsi est remis en mémoire le bilan du socialo-communisme depuis 1917 : 100 millions de morts en Russie, en Chine, en Corée, au Vietnam, à Cuba et ailleurs, mais pour « le bien du peuple » !

En réalité, aussi étonnant que cela soit, cette idéologie est toujours d’actualité. Les militants de « Nuit debout » qui occupent la place de la République à Paris sont très ouverts à cette doctrine que l’on peut résumer de la façon suivante : « Plus de patrons, plus de banques, et plus de travail, servitude infâme imposée par le grand capital. »

Une théorie, diront certains ? Pas du tout. Cette idéologie a été mise en pratique en Chine maoïste et surtout au Cambodge, où les Khmers rouges, une fois au pouvoir, ont effectivement supprimé les patrons, les banques, le système monétaire et tous ceux qui n’adhéraient pas au régime. Coût : 3 millions de morts et la misère pour tous. On n’en est heureusement pas là dans la France d’aujourd’hui, Dieu soit loué. Mais on en est à la compréhension des émeutiers. On ne peut oublier que, parmi nos éminents socialistes figurent en bonne place Lionel Jospin, ancien Premier ministre, et Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, qui tous deux furent dans leur jeunesse des militants trotskistes !

Les forces de l’ordre sont donc tenues de réagir avec modération. Il faut éviter à tout prix une « bavure » qui compromettrait la campagne électorale de François Hollande. Si un policier est tué au cours d’une manifestation, on lui remettra la Légion d’honneur à titre posthume et on n’en parlera plus. Il y a 15 jours, un commandant de police a été gravement blessé par des émeutiers : on lui a fait 17 points de suture au visage, il restera sans doute handicapé à vie. Peu importe : de tels crimes ne peuvent pas entraver la campagne du camarade Hollande qui, déjà, a contraint la SNCF surendettée à faire des concessions aux cheminots et qui distribue les milliards de l’impôt aux électeurs hésitants, afin qu’ils votent « bien ». Il continuera, bien sûr, sur cette lancée en vue de sa réélection, la priorité absolue.

Ceci étant, on observe qu’une majorité de plus en plus large de Français originaires de France en ont assez d’être exploités par les complices des casseurs, destructeurs et autres militants nostalgiques de la lutte des classes et de la dictature du prolétariat. Ces Français, de toute évidence, souhaitent désormais prendre les moyens de mettre hors d’état de nuire ces minorités, renforcées par l’immigration, destructrices, délictuelles, corrompues, des groupes de profiteurs parasites qui administrent chaque jour la preuve de leur incurie au détriment de l’intérêt général.

9 réponses à l'article : La gouvernance socialiste est complice des casseurs !

  1. BRENUS

    10/06/2016

    QC Libre a vous de croire qu’il existe une différence d’idéologie foncière entre le ps et sa milice d’antifas. Mais dites moi, s’il en était ainsi, comment expliqueriez vous l’extrème compréhension de ce gouvernement ps qui, avec les casseurs se garde bien de rentrer dans le tas, comme il a su si courageusement le faire avec les « veilleurs » et autres béats. Je maintiens que ces « casseurs » sont du même bord et qu’a ce titre ils profitent du laxisme.

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    • quinctius cincinnatus

      10/06/2016

      François Hollande et sa Présidence c’ est politiquement , pas économiquement, ( un peu de ) Louis-Philippe : en quelque sorte une autre expression de l’ illégitimité : il ne peut pas combattre trop ouvertement ceux qui sont, même s’ ils se situent à ses confins extrêmes ( Mélenchon par exemple ) , à l’ origine de sa prise du Pouvoir, par contre il doit réprimer durement les  » légitimistes  » ceux à qu’ il a usurpé le trône ; il vit donc dans la peur des deux et même peut on dire dans une peur double des  » siens « , parce que si jamais il devait  » réprimer  » ses  » gauchistes  » certains de ses propres partisans jusqu’ alors  » modérés  » seraient tentés de l’ abandonner comme les gardes nationaux de la bourgeoisie parisienne en 1848 on abandonné l’ Orléans , de sorte qu’ il est obligé politiquement de leur donner des gages ( d’ un peu ) de tolérance tout en les éliminant subrepticement par les astuces d’ une duplicité bien établie historiquement…

      quant à Valls c’ est Guizot !

      signé le Carliste

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  2. quinctius cincinnatus

    10/06/2016

    la Presse :

     » Paris croule sous les ordures  »

    c’ est on ne peut plus vrai :  » nuit debout « , C.G.T., et autres  » gauchos-anarchistes  » casseurs de bourges, et je ne cite pas les  » RRoumains « , sans compter les hooligans débiles de foot qui débarquent

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  3. BRENUS

    08/06/2016

    En effet. Il faut être totalement idiot pour ne pas s’apercevoir que les casseurs bien noyautés par le ps à travers ses milices « antifas » – pas pas antifadas – ne bénéficient pas de la bienveillance de ce gouvernement. Ou de n’importe gouvernement de gauche qui puisse exister. Il n’est que de se rappeler la réaction violente des « forces de l’ordre » – en l »occurence les forces anti libérales face aux défilés pacifiques des opposants au mariage gay. Sans oublier les mots du célèbre Mr. Michel qui a eu le culot de dire publiquement (propos passés à la TV) que pour lui la loi c’était sa décision et celle de ses amis.

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    • quinctius cincinnatus

      10/06/2016

      les  » casseurs  » ne sont pas noyautés par le P.S. … arrêtez un peu ce délire ! le P.S. est tout simplement  » désespéré  » que, lui au pouvoir, les  » gauchos  » ne soient cependant pas satisfaits et qu’ ils rêvent toujours davantage du grand soir sanglant !

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  4. DESOYER

    08/06/2016

    Le trotskisme n’aurait-il pas plutôt été fondé peu avant 1917?

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    • quinctius cincinnatus

      11/06/2016

      non , c’ est un néologisme créé par Staline et ses partisans en 1920 pour dénoncer Trotski qui n’ aurait pas été … léniniste … en réalité parce que il s’ opposait politiquement à Staline

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      • Jacky Social

        11/06/2016

        Une des seules et rares choses que Staline ait creee.

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