La guerre culturelle et économique

La guerre culturelle et économique

J’ai lu avec un grand intérêt la page que le général Du­bois a consacrée à l’anti-américanisme dans le n° 1048 des « 4 Vérités ».

J’y relève une petite phrase, que je fais mienne : « On peut être critique sans être hostile. » Bon conseil, suivons-le !

Le général Dubois développe un argumentaire centré sur les aspects militaires et diplomatiques de la politique des États-Unis vis-à-vis de leurs alliés, dont la France, mais il ne dit mot des domaines qui touchent l’économie et la culture.
Et pourtant…

À travers des négociations de libre-échange apparemment vertueux, nos amis américains interviennent directement dans la conduite de nos agricultures et de nos élevages dans un sens qui n’est bon ni pour notre prospérité, ni pour notre santé publique.

Par le moyen de pressions économico-financières, ils s’interposent dans des négociations bilatérales qui pourraient con­duire à la vente d’avions civils (comme avec Airbus en Iran), sans compter les projets de ventes d’avions, d’hélicoptères (les exemples sont nombreux, no­tamment à propos des Rafales) ou de bateaux militaires (les navires russes) qui, toutes, ont avorté. Les ventes « réussies » par Hollande sont, en effet, des victoires à la Pyrrhus.

Au plan culturel (mais cela vaut aussi ailleurs), il est faible de dire que l’invasion linguistique de l’anglo-américain est lourde à porter.

Cette invasion linguistique cible les jeunes gens, par ailleurs sous-formés par une école démissionnaire, et donc perméables à la culture (?) musicale grand public qui a envahi nos télévisions, nos radios et nos publicités.

La consultation des programmes télévisés est, à cet égard, très instructive.

Sur une semaine, dans la tranche de grande écoute (21-23 heures) et pour les six principales chaînes généralistes, les films, séries ou divertissements américains sont programmés à égalité (parfois plus) avec les productions françaises.

Quelques séries anglaises, des miettes en provenance d’Italie, d’Allemagne ou de Russie. Man­que-t-on de talents dans ces contrées ?

Le phénomène est observé partout en Europe, mais aussi en Asie. Les langues locales en pâtissent. Or, attenter aux langues, c’est décerveler les peuples.

Puisque je cite un général, permettez-moi de continuer sur cette lancée et de rapporter ce que j’ai entendu dans une conférence donnée il y a une vingtaine d’années par le général Jean Delaunay : « Nous faisons face à plusieurs périls : le jaune, le rouge, le vert, le noir et… le bleu. »

Je laisse deviner qui se cache derrière le bleu.

On dit que Voltaire s’exclamait : « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! » L’adage s’applique parfaitement à nos alliés américains…

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(4) Commentaires

  • quinctius cincinnatus Répondre

    guerre  » culturelle  »

    selon notre Media et la  » finale  » perdue par les  » Bleus  »

    les perdants étaient bien supérieurs aux gagnants … ce que nous avons su toujours démontré

    13/07/2016 à 10 h 13 min
  • Nicolas Répondre

    Le féal d’un autre Etat ou d’intérêts étrangers est un traitre à la Nation. Point barre.

    06/07/2016 à 14 h 30 min
  • Jacky Social Répondre

    Sarko et le petit Makro seraient donc des suppots de l’Amerique. Interessant. Et alors tant qu’on y est, Jaures aussi, non?

    05/07/2016 à 0 h 08 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    c’ est De Gaulle qui disait , je crois, qu’ un Pays ne peut pas avoir … d’ amis …

    et constatons lucidement que Hollande et Sarkozy sont tous deux plus que de simples amis, ils sont les féaux de l’ Oncle Sam

    requiem aeternam

    04/07/2016 à 22 h 09 min

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