La misère du monde à l’assaut de l’État-providence !

Posté le septembre 27, 2016, 10:48
6 mins

L‘accueil des réfugiés est une question bien sûr ancienne, mais elle a changé d’échelle, et de ce fait de nature, avec la guerre civile syrienne, qui a entraîné, à ce jour, plus de 4 mil­lions de personnes déplacées, le quart du total recensé dans le monde par les organisations spécialisées.

Elle nous concerne, non seulement parce que la Syrie n’est qu’à 3 000 km de nos frontières, mais aussi parce que chacun sait que nous, Français, Européens, Occidentaux, avons une lourde responsabilité dans la situation tragique actuelle.

Qu’avions-nous à nous en mêler, en tout cas militairement ? Aujourd’hui, les faits sont là : la misère du monde s’est bel et bien invitée chez nous.

Dans un système de propriété privée intégrale, nul ne pourrait prétendre s’installer sur la propriété d’autrui sans l’accord de celui-ci. La régulation des migrations se ferait naturellement. Quant à l’accueil des réfugiés, il relèverait du bénévolat, et donc de la somme des actes de philanthropie.

Est-ce si utopique que ça ?

Les plus anciens d’entre nous se souviennent sans doute de l’élan de solidarité qui conduisit des dizaines de milliers de familles françaises à adopter des enfants, voire des familles vietnamiennes, à la fin des années soixante-dix, dans la foulée de l’émotion provoquée par le drame des boat people fuyant l’enfer communiste. L’exemple, discrètement, fut même donné par Jacques Chirac, alors maire de Paris.

À cette époque, la charité publique s’appuyait sur la philanthropie privée. Aujourd’hui, il n’en est plus rien. Mis à part quelques initiatives exceptionnelles, d’origine souvent confessionnelles (des chrétiens accueillant d’autres chrétiens), la charge de cet accueil semble ne reposer que sur les pouvoirs publics. Être de l’ordre du « gouvernemental », et même des « compétences européennes ».

Tout se passe comme si les pouvoirs publics se retrouvaient chargés du problème, sans aucun soutien populaire. Ils sont même – on le voit bien à Calais – amenés à prendre des décisions générant leur impopularité croissante. Au point que le sort des prochaines élections risque fort d’en dépendre.

Pourquoi donc 2015, 2016, ne sont-elles pas comme 1979 ?

Les causes en sont multiples. L’em­pathie pour les populations concernées n’est pas la même. Le terrorisme est passé par là. Personne ne craignait, en 1979, l’infiltration de terroristes communistes parmi les boat people…

Un autre facteur joue un grand rôle : l’envahissement de l’État-providence dans nos sociétés. Naguère, toute ca­tastrophe interpellait directement les consciences individuelles. Quand, dans la nuit du 31 janvier 1953, la mer du Nord a submergé les Pays-Bas, faisant 2 000 morts et des centaines de milliers de sans-abri, tous les Français ou presque se sont mobilisés pour venir en aide aux victimes.

Des milliers de mères de famille françaises se mirent à tricoter des couvertures, vite acheminées par toutes sortes d’associations à nos voisins néerlandais… Aujourd’hui, les consciences individuelles se reposent sur la Croix Rouge, les organisations humanitaires subventionnées et les gouvernements.

Revenons aux réfugiés d’aujourd’hui. Relevant du droit d’asile ou non. Dans le contexte qui est le nôtre, tel qu’il est, tout imparfait qu’il soit, essayons de voir les choses avec lucidité.

Il est à peu près impossible d’empêcher ces personnes de se retrouver sur notre territoire, le nôtre ou celui de nos voisins. Même les barrières ou les murs ne sont que partiellement efficaces, sauf à y ajouter l’armée.

L’application des règles de notre État-providence à l’ensemble de ces intrus va nous ruiner.

La concentration sauvage de ces populations, que ce soit à Calais ou à Paris, pose rapidement des problèmes d’hygiène et de sécurité générale.
La dispersion de ces jungles dans quelques centaines de lieux réquisitionnés par les pouvoirs publics, soi-disant temporairement, se heurte immédiatement à des levées populaires hostiles.

Deux solutions sont possibles : faire l’autruche, ce que le gouvernement de François Hollande fait fort bien.

Ou bien regarder les choses en face, c’est-à-dire, au niveau de l’État, créer des camps d’hébergement dignes, mais à caractère obligatoire, pour les personnes concernées, sous le con­trôle de l’Agence des Nations-Unies pour les réfugiés.

Tout en reconnaissant notre responsabilité dans l’origine de cette situation (une repentance de plus ou de moins…). Tout en regrettant que les poisons de l’État-providence, comme cela était pourtant prévisible, aient abouti à déshumaniser les individus. C’est d’ailleurs sa tare principale…

Alain Dumait
www.dumait.fr

9 réponses à l'article : La misère du monde à l’assaut de l’État-providence !

  1. quinctius cincinnatus

    29/09/2016

    le ver est dans … nos terres ( de jardins )

    un plathelminte des forêts amazoniennes  » rançon » ( importée ) de la mondialisation et que les Indiens de langue tupi nomment  » animal feuille  » est un  » lombricophage  » qui dévore NOS bons vers de terre ( qui comme chacun sait régénèrent NOS terres ) les naturalistes le désignent sous le nom d ‘OBAMA nungara …

    voilà qui devrait faire plaisir à D’ Jack et à Millière

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    • vozuti

      30/09/2016

      les scientifiques sont tellement lucides vis à vis d’obama qu’ils ont donné son nom à un vers de terre nuisible.

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  2. Boutté

    28/09/2016

    Sur 4 millions connus , combien de femmes ? Fort peu ! la plupart sont des hommes en état de porter les armes donc des déserteurs qu’il faudrait aider ? De qui se moque t’on ?
    Parmi eux combien et où sont ceux que Daesh nous a promis de mêler à la vague migratoire pour devenir cellules dormantes jusqu’au signal de l’attaque ? La naïveté nous tuera !

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  3. Hilarion

    28/09/2016

    La réserve des Français à l’égard de l’accueil de « migrants » est sûrement la conséquence de l’expérience déjà vécue. 60% de la population carcérale serait de culture musulmane. Ce qui veut dire en clair que 6 fois sur 10 lorsqu’un crime ou un délit est commis, justiciable d’incarcération, il l’a été par un musulman culturel. Ce que la gauchosphère désigne comme islamophobie n’est en fait qu’un réflexe naturel de prévention par rapport à une population qui ne se montre pas globalement sympathique, c’est le moins que l’on puisse dire. Ajouter à cela des attentats comme ceux qui se sont produits ces deux dernières années, celui de Nice se surpassant en horreur et on peut comprendre que ceux qui arrivent ne soient pas en odeur de sainteté. Comptant seulement Charlie l’Yper cacher le Bataclan, et Nice on est à 40% du nombre de victimes d’Oradour sur Glane ! Evènement qui a marqué oh combien l’histoire française de la seconde guerre mondiale.

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  4. BRENUS

    27/09/2016

    Au rythme où vont les choses , l’état providence ne sera bientôt plus qu’un souvenir, tant il repose sur la tonte de productifs qui deviennent de plus en plus rares. Et chacun sait – ou devrait savoir- qu’on ne peut pas tondre un œuf. Même si jojo qui n’en est pas à un mensonge de plus n’hésiterait pas à soutenir le contraire. Hélas pour lui, n’est pas Protagoras qui veut.

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    • Jacky Social

      28/09/2016

      @Brenus: l’état providence ne sera bientôt plus qu’un tres mauvais souvenir. Que ce cauchemar finisse et vite. Reforme fiscale et privatisations de ce foutoir.

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  5. Jacky Social

    27/09/2016

    L’etat-providence (de St Guy), c’est Ponzi puissance 10000.

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  6. Jacky Social

    27/09/2016

    Afin d’eviter cet assaut sur nos richesses avec la pauvrete pour tous, il est grand temps de liquider cette engeance appelee poliment « etat-providence », don’t la faillite crapuleuse est creatrice de pauvres. Ce fameux etat-providence a des relents de fascisme et de democrassie populaire. Il est temps d’enfinir avec la camisole de force des jacquis sociaux. Payer pour les z’autres avec au dessus la dictature de moletariat? Et puis quoi encore? Il y a des assurances privees et la sante n’est pas une tache regalienne de l’etaaat. L’etat-providence est un piege a gros cons, une imposture. Signe: acky Social, liberal decomplexe. A gauche, on ne pene pas. On depense avec l’argent des autres. Et enfin, si on supprime les allocs, on supprime la bougoulisation galloppante. C’est comme ca.

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  7. quinctius cincinnatus

    27/09/2016

    Monsieur Dumais , vous qui avez encore ( bon ) pied et ( bon ) oeil aux  » 4V² « , pouvez vous demander à la direction, qui elle connait exactement son identité, d’ adresser à [email protected] le livre de Le Saint et Seznec :

     » le livre noir des syndicats  »

    pour qu’ il nous procure le plaisir rare et la joie indicible d’ une auto-flagellation publique

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