La politique du FMI et la faute de Strauss-Kahn

Posté le mai 18, 2011, 12:00
9 mins

Dominique Strauss-Kahn se trouve donc – il serait difficile de l’ignorer, la presse ne parlant que de ça ! – embarqué dans une affaire judiciaire qui se présente assez mal pour lui, d’autant que la justice américaine n’est pas vraiment aussi coulante que la justice française… et que l’opinion américaine n’a pas les complaisances fréquentes de l’opinion française pour les « séducteurs ».

Les conséquences politiques sont, à l’heure qu’il est, difficilement prévisibles. Que ce soit au sein du PS ou pour la campagne présidentielle de 2012 elle-même (voir, là-dessus, l’article de Jean Rouxel en p. 1).

Les tenants et aboutissants de l’affaire eux-mêmes restent assez obscurs. J’ai observé – non sans amusement, je l’avoue – les hiérarques socialistes se défendre de penser à un complot (comme vous savez, amis lecteurs, la « théorie du complot » est nécessairement le fait de « fascistes » invétérés !), mais enfin, ils en parlent et, donc, ils doivent y penser.

Après tout, ce ne serait pas impossible. Beaucoup de personnes avaient intérêt à la chute de Dominique Strauss-Kahn, à gauche et à droite, en France et aux États-Unis. Et il n’y avait pas vraiment besoin d’être surinformé pour connaître les faiblesses de l’intéressé ! Reste que nous n’en savons rien. Et qu’il n’est pas moins envisageable que le sieur Strauss-Kahn se soit mis lui-même dans cette situation, sans que quiconque l’y encourage. Bien des journalistes ou des jeunes élues socialistes ont dit que le même genre de mésaventure leur était arrivé. La journaliste Tristane Banon l’a même publiquement traité de « chimpanzé en rut ».

Bref, je crois que l’on peut dire que le directeur général du FMI est un « obsédé », sans trop manquer au respect de la sacro-sainte présomption d’innocence… dont le rappel est toujours curieusement à géométrie variable ! C’est certes son affaire, mais cela pose aussi de sérieux problèmes. Les sondages (même s’ils me semblaient farfelus) le donnaient gagnant en 2012. Un chef d’État doté d’une faiblesse aussi connue et quasi pathologique ferait courir des risques considérables à son pays.

Cette affaire pourrait bien, en tout cas, être l’affaire de trop. L’affaire de mœurs de trop. Et l’affaire judiciaire de trop. Car, même s’il avait été « blanchi », le directeur général du FMI, digne représentant de la génération Mitterrand, avait tout de même trempé d’assez près dans un certain nombre d’affaires politico-financières franchement louches.

En tout cas, qu’il soit ou non coupable de ce viol, je ne suis pas persuadé que Strauss-Kahn était la personne rêvée pour diriger la France.
Mais principalement pour des raisons politiques. DSK, c’est tout de même « M. 35 heures » et cela devrait largement suffire à sa disqualification.
On pourrait certes dire que c’est de l’histoire ancienne, que son séjour au FMI lui a fait prendre conscience des réalités économiques… Eh bien, parlons-en, alors, du FMI !

Sans même parler du militantisme mondialiste de cette officine, parangon de la « gouvernance économique mondiale », il faut bien noter que le FMI sert essentiellement à répandre la fausse monnaie de la Federal Reserve. C’est à cause de l’action conjuguée de la Fed et du FMI (action qui n’est guère contestée par la Banque centrale européenne, c’est le moins que l’on puisse en dire !) que les taux d’intérêt sont maintenus artificiellement bas.
En réalité, le FMI a tout du pompier pyromane : il fait pression à la baisse sur le loyer de l’argent et, ainsi, malgré le coup de semonce des « subprimes », nous continuons à « bénéficier » de taux d’intérêt sans rapport avec la situation économique mondiale. Et, lorsqu’un pays, encouragé par cette situation malsaine, développe une dette publique délirante, comme la Grèce, le Portugal… ou la France, le FMI intervient pour exiger des mesures drastiques, humainement et socialement douloureuses !

Et c’est le directeur général de cette institution ultra-keynésienne et, si je puis dire, émettrice de fausse monnaie, que l’on nous présentait comme un sauveur pour la France !

J’ignore évidemment quelle sera l’issue de « l’affaire Strauss-Kahn » sur le plan judiciaire, sur le plan politique, et sur le plan de l’économie internationale. Mais il y a deux choses certaines. J’admire la justice américaine de ne pas se laisser impressionner par un « puissant » s’attaquant à une chambrière… Et j’admire les électeurs américains d’élire des représentants réclamant la disparition de ces faux monnayeurs !
J’ajoute que je souhaite ardemment qu’en France aussi, un autre « tea party » conduise au parlement des élus désireux d’en finir avec cette économie virtuelle et frelatée !

6 réponses à l'article : La politique du FMI et la faute de Strauss-Kahn

  1. Drakkar

    21/05/2011

    On commence à nous proposer Christine Lagarde pour le poste de Directrice Générale du FMI.
    Pensez-donc, une économiste renommée et reconnue dans le monde entier.
    Ca redorerait le blason de l’institution tout en la mettant à l’abri des accidents de braguette !

     

    Oui mais, il y a un mais …

    Ladite experte c’est déclarée il y a des mois favorable à la finance islamique et à son installation chez nous.
    Ca, c’est une autre paire de manches.

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  2. ozone

    18/05/2011

    Si c’est le chinois qui l’emporte on peut se préparer en Europe,naturellement il sera totalement indépendant de sa Mére Patrie,et comme ils ont déja commencé a s’acheter la Gréce et le Portugal la suite sera saignente.

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  3. sas

    18/05/2011

    hoooo LE CORSE……….

     

    t es en forme……..

     

    AMEN

    SAS

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  4. vozuti

    18/05/2011

    selon les sondages, plus de 70 pour cent des français comptaient voter DSK au deuxième tour en 2012.            la raison de cet engouement est que les médias le présentaient comme le candidat le plus compétent et le plus …….sérieux.           cela n’aurait pas été la première fois que les médias officiels font élire avec un score de dictateur arabe un individu qui n’a pas vocation à sortir de la rubrique faits divers.                en 2002 un autre candidat incongru impliqué dans toutes sortes de malversations s’est retrouvé élu avec 82 pour cent des voix,en se faisant meme dispenser du debat contre son adversaire.         cela soulève le problème de l’emprise  des médias officiels sur les français:  avec la méthode du lavage de cerveaux ils font élire presque à l’unanimité des candidats totalement inaptes.

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  5. doris

    18/05/2011

    DSK séducteur ou pervers! Personne ne lui a demandé de se mettre dans cette situation là. Vraiment ? Le narcissisme pathologique des pervers ne souffre pas d’être découvert, voire les récents meutres de familles entières ‘inexpliqués’, voire l’histoire du faux Dr. Romand etc …   Ces personnages ont tous mis l’entourage dans un état de sidération  ….   là, le monde entier est sidéré !  Je n’affirme rien mais ça y ressemble !  Une campagne à la présidentielle vous expose aux boules puantes ! INSUPPORTABLE VISION pour un pervers LA PERTE DE SON IMAGE qui est indécis par ailleurs. C’est la perversion narcissique qui dicte seule leur conduite qui sidère à ce point là! Alors, tous à vos claviers, tapez pervers narcissique et apprenez la conduite stéréotypée de ses manipulateurs destructeurs pervers ! 

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  6. WatsonCorsica

    18/05/2011

    Imaginez si au lieu de DSK c’était Berlusconi ou un politique d’extrême-droite ou même de droite… tous les médias et la gôche auraient enfoncé le clou et tracé un rapport direct entre le comportement qui consiste à se repaître de la souffrance des plus faibles, celles que l’on peut aisément dominer physiquement… et l’appartenance aux clans politiques qui ne portent pas en médaillon la défense des pôvres.

    Donc, par voix de conséquence :

    • les plus gros salopards de la politique sont bien à gôche ! Tout simplement parce que lorsqu’on est un salopard et qu’on le sait, il est 100 fois préférable de se rallier à la gôche qu’à la droite… histoire d’avoir les mains libres et s’enfermer dans la citadelle imprenable des défenseurs des plus démunis !
    • Mais en fait, ( suivez mon regard ! ) lorsque j’écris "  salopards ", j’aurais du écrire " fascistes " ! Précisément, les plus gros fascistes sont à gôche. Ceux et celles qui sont prêts à sacrifier le pays pour leur tube digestif,  comme par exemple généraliser l’islamisation pour avoir les voix des Arabes comme Martine Aubry qui met fin à la mixité dans les piscines pour être élue avec les voix des Arabes…

    Ce sont eux les nouveaux fascistes ! et n’oubliez pas que le fascisme vient là où l ‘on ne l’attend pas. Le vrai fascisme avance toujours masqué et comment passer inaperçu dans son ascension politique si ce n’est adopter l’habit de lumière du défenseur des pôvres ! Donc, un conseil, prouvez par A + B que le danger ne peut venir du FN mais bien de la gôche qui porte en elle les hommes politiques les plus immondes et dangereux pour le peuple et la nation !

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