La sécurité, boulet pour François Hollande

Posté le juin 21, 2016, 9:28
6 mins

En 2010, Jean-Jacques Urvoas, alors secrétaire national à la sécurité du PS, avait estimé que la sécurité serait « un boulet pour Nicolas Sarkozy en 2012 », car, à l’époque, les dernières annonces du chef de l’État auraient marqué « son impuissance à régler les problèmes ».

Terme pour terme, on peut renvoyer le boulet à François Hol­lande.

Il faut reconnaître que Nicolas Sarkozy, aussitôt élu, a vite oublié ce pour quoi il avait été porté au pouvoir en 2007. D’où son échec en 2012.

Il voulait, on s’en souvient, sortir le « karcher », montrant là une volonté de se démarquer de toutes les politiques précédentes (dont il avait été un des acteurs). Seule­ment il n’a ni plus, ni mieux agi que ses prédécesseurs.

En 2013, Laurent Obertone dans son ouvrage « La France Orange mécanique » écrivait : « La droite… ça se traduit par une série d’annonces et de mesures remarquablement inefficaces. » Cette affirmation ne peut être contredite par les 3 exemples suivants :

  1. Du 27 octobre au 17 novembre 2005 ont eu lieu les émeutes de Clichy-Sous-Bois et de Montfermeil (93) avec état d’urgence dans 25 départements.
    Et, après, quelles mesures ont été prises pour que cela ne recommence pas ? Rien, sinon arroser les cités avec l’argent public…
  2. En même temps qu’on améliorait « chèrement » l’habitat des cités pour acheter la paix sociale, Nicolas Sarkozy supprimait la police de proximité.
  3. Entre 2007 et 2012, les effectifs cumulés de la police et de la gendarmerie ont subi une baisse drastique de 12 469 postes. Ce que niera d’ailleurs Nicolas Sarkozy en janvier 2015 sur France 2. Il y avait certes des économies à faire, mais ce n’est pas en taillant dans le budget octroyé aux forces assurant la sécurité en France qu’on allait améliorer celle-ci !

François Hollande, à son tour, se retrouve à l’horizon proche de 2017 avec un boulet encore plus gros. Et, pourtant, les promesses n’ont pas manqué…

9 000 postes de policiers et de gendarmes devaient être créés entre 2012 et 2017… Qu’en est-il en 2016 ? Les effectifs se sont maintenus au niveau où ils étaient quand Nicolas Sarkozy est parti !

Face au terrorisme islamique, on n’en finit pas de compter les victimes, mais on continue à laisser rentrer toujours plus d’illégaux. Face aux groupuscules d’extrême gauche qui n’en finissent plus de casser, d’exercer des violences volontaires dans certaines villes, d’occuper des lieux (Sivens, Notre-Dame-des-Lan­des…) où ils font la loi au mé­pris des lois de la République, le gouvernement hausse le ton, mais baisse les bras.

En 2013, il avait dissous 2 groupes d’extrême droite suite à la mort involontaire d’un extrémiste de gauche au cours d’une bagarre où les extrémistes de gauche avaient attaqué ceux de droite.

Alors que de nombreuses voix s’élèvent pour demander la dissolution des groupes d’extrême gauche qui sévissent depuis plusieurs mois, Manuel Valls dit qu’il ne peut pas le faire car il n’y a pas de « groupes constitués » (sic). Donc les groupes non constitués conservent leur aptitude à détruire tout ce qui se trouve sur leur passage…

Que restera-t-il à mettre au crédit d’une gouvernance utopique incapable de faire appliquer la loi pour maintenir l’ordre ?

Le mariage pour tous, la « chienlit » partout, des finances en déficit…
Pourtant, tous les jours, un responsable de gauche vient nous dire avec assurance que ça ne va pas si mal que ça, et qu’on a redressé le pays !
Devant l’incompétence socialiste, on a du mal à imaginer à nouveau un François Hollande présidentiable et même la gauche à nouveau au pouvoir. Cette gauche ne se résoudra jamais à voir la réalité…

À droite, on en est tellement certain que beaucoup sont déjà dans les starting-blocks.

Nicolas Sarkozy, qui s’est égaré une fois au pouvoir en ne voulant pas déplaire à la gauche, adopte en ce moment un ton très « droitier », mais il aura du mal à refaire surface, surtout au sein d’une droite aussi divisée, où on voit déjà s’affronter des batailles d’égos.

La bataille pour tirer la France du bourbier inextricable dans lequel la gauche nous fait patauger n’est pas gagnée d’avance par la droite si la raison ne l’emporte pas.

Une réponse à l'article : La sécurité, boulet pour François Hollande

  1. DESOYER

    22/06/2016

    Madame Moulin Lerat, adhérez à l’association libérale et sociale!

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)