la Suisse offre un modèle au Front National

Posté le octobre 23, 2007, 12:00
8 mins

Chacun peut avoir son opinion sur les régimes spéciaux de retraites. La mienne est la suivante : « pas un sou d’argent public pour quelque régime que ce soit ! ». À partir de là, les inégalités m’indiffèrent. Et tant mieux si certains peuvent se constituer une meilleure pension, en cotisant davantage ou en obtenant des largesses de leur employeur.

Que celui-ci soit public ou privé. Il ne devrait pas y avoir de problème de principe pour appliquer une telle règle pour ceux qui entrent aujourd’hui dans la vie active.

Pour les autres, ils ont certainement le droit de défendre leurs avantages acquis. Admettons qu’un contrat soit un contrat, même quand il n’est pas vraiment synallagmatique… Mais on peut toujours, en effet, discuter, puis délibérer, pour le modifier. C’est exactement ce qui s’est fait dans le passé, pour le régime général des salariés, puis pour celui des fonctionnaires. Et c’est ce qui s’est fait aussi, depuis quinze ans, dans presque tous les pays développés du monde.

Donc, les privilégiés de la SNCF et de la RATP ont, selon moi, raison de défendre leurs avantages éhontés. Simplement le gouvernement, qui est leur employeur de fait, devrait veiller à ce que leurs protestations s’inscrivent dans les limites de la loi, et dans celles des principes qui régissent les libertés publiques. Et si cette loi et ces principes ne sont pas assez clairs pour empêcher la prise en otage de 20 millions d’usagers des transports publics par quelques dizaines de milliers de salariés protégés, il fallait changer ça, sans attendre la fin de l’état de grâce présidentiel !…

Au moment où j’écris ces lignes, j’ai des raisons de penser que la réforme des régimes spéciaux voulue par le président de la République et son Premier ministre entrera bel et bien en vigueur dès l’année prochaine. Mais ce sera très certainement, une fois de plus, une imposture : en échange des quarante années de cotisation imposées à tous, le gouvernement s’apprête en effet à lâcher des avantages faisant mieux financièrement que contrebalancer la concession. Par l’intégration de certaines primes dans le calcul des pensions, par les modalités de calcul de celles-ci, par l’échelonnement de la réforme…

En outre, la journée de grève du 18 octobre, dont les effets n’étaient toujours pas terminés le lundi 21, a démontré que les syndicats, les directions des entreprises publiques, et leur tutelle gouvernementale, se souciaient du service minimum, promesse phare du candidat Sarkozy, comme d’une guigne…

Cinq mois après la proclamation des résultats de l’élection du 6 mai, on peut faire un premier bilan de l’action de cette nouvelle majorité. Les hommes ont changé, un peu. Le discours a changé, sensiblement. Mais la funeste gouvernance de la France est toujours la même. Les querelles orchestrées par les médias sont soit de l’ordre sémantique (« le détail »), soit de l’ordre du symbolique/anecdotique (« les tests ADN »). Les forteresses du statu quo sont toujours en place. Les réformes indispensables telle la réduction des dépenses publiques, ne sont même pas évoquées par la Commission Attali chargée de faire des propositions pour libérer la croissance. La seule « rupture » est de l’ordre de la nauséabonde politique politicienne. Elle n’intéresse que le microcosme.

Bien sûr, les 18 983 138 électeurs de Nicolas Sarkozy du 2e tour n’ont pas lieu de regretter leur choix. Rien ne leur donne à penser que l’alternative Ségolène Royal eût été meilleure. Mais les illusions tombent. En particulier pour ceux et celles qui ont cru que l’appel aux électeurs de droite pouvait être autre chose qu’une posture électorale, simplement destinée à siphonner les voix jusque-là fidèles au Front National.

Ce « coup » de génie, vraie rupture avec la stratégie chère à Jacques Chirac, fut soufflé au candidat, nous l’avons dit (chronique du 28 septembre), par Patrick Buisson, journaliste familier de la droite nationale. Mais il ne fut possible que parce ce que le FN depuis plusieurs années, cherchait désespérément à se dédiaboliser. Ce qui l’amena à faire précisément deux choix catastrophiques : le « ni droite ni gauche », martelé par le parti de Jean-Marie Le Pen depuis 2002 ; et la main publiquement tendue aux populations immigrées, considérées, sans doute à tort, comme des réservoirs d’électeurs.

Les stratégies politiques doivent se juger sur leurs résultats. Au 2e tour des élections législatives le Front National a réuni 4,29 % des suffrages. Autant, mais pas plus que le Parti communiste. Et le 20 octobre 2007, en Suisse, l’Union démocratique du centre (UDC), qui s’est toujours affiché de droite et populiste, a fait 28,8 %, devenant ainsi la première formation politique du pays…

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14 réponses à l'article : la Suisse offre un modèle au Front National

  1. dbp

    09/11/2007

    petite précision technique pour florin a propos de" baby doc "  et de son magot
    afin de ne pas se faire saisir des sommes detournées ou mafieuses  une technique  – a l époque – consistait a faire tourner le pactole de banque a banque par virement swift pour le rendre insaisissable….lui faisant faire le tour de la planete bancaire
    un banquier anglais  a confisqué pour son propre compte une grande partie du magot de ‘ baby doc ‘ lorsqu il transitait par son établissement
    d ou l interet du bas de laine ou de la malle enterrée dans le jardin avenue foch…

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  2. Florin

    29/10/2007

    A Jaurès : vous déformez mes propos, pour ensuite les traiter de sottises !!! (aux procès de Moscou en ’36 ils faisaient pareil – avec une balle dans la tête en prime et pour solde de tout compte).

    Je n’ai jamais dit que tout étranger est un délinquant, et encore moins qu’il le devient une fois la carte d’identité française en poche.

    J’ai dit que la France n’a pas, proportionnellement parlant, moins d’étrangers sur son sol que la Suisse.

    Si le pourcentage d’étrangers en Suisse est de 20%, imaginez ce que aurait dû être le nôtre, en absence des naturalisations PAR MILLIONS effectuées par Mimit’ et sa bande. J’ai vu il y a quelque temps une affichette (clandestine !!!) dans le métro : "tournez-vous et comptez les Noirs et les Arabes". Hé ben, calcul vite fait,  on est à 20 % … de Français, et encore, sur les lignes "chic" et tôt le matin, lorsque "certains" vont bosser et "certains autres" se retournent dans leurs draps …  

    A JC Thialet : France Télécom pratique la discrimination positive depuis plus de 20 ans. Aucun des gens que je connais – et malgré leurs diplômes – n’a jamais réussi à y entrer, n’ont même pas réussi à obtenir un entretien après avoir envoyé un CV. Faute d’avoir la bonne couleur de peau, disons les choses clairement.

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  3. Jaures

    29/10/2007

    A J.C Thialet: S’installer dans le RMI n’est pas s’installer dans l’assistanat mais dans la misère (420 €/mois, cela vous tente d’essayer ?). Ceux qui roulent en BMW sans travailler ne sont pas des RMIstes mais des rentiers ou des délinquants. Allez un jour faire une permanence aux restaus du coeur, vous comprendrez, peut-être, ce qu’il en est de la pauvreté en France, qui elle touche et pourquoi.Allez donc leur expliquer qu’ils se complaisent dans leur situation, qu’ils ne cherchent qu’à faire carrière de travailleur pauvre et que, s’ils étaient aux Etats Unis, la vie serait bien moins confortable. Prévenez-moi, que je sois là pour voir ça.

    .

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  4. Jaures

    29/10/2007

    Erratum: Sur mon post ci dessus il fallait lire les vetérans "Américains" et non Allemands. Pardonnez ce lapsus calami.

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  5. Jean-Claude THIALET

    27/10/2007

    27/10/07    – "Les 4-Vérités" –

    Prolongeant le propos d’Alain DUMAIT : "Pas un sou de l’argent public à quelque régime que ce soit !", j’oserai écrire : PLUS UN SOU DE l’ARGENT PUBLIC (qui est celui des contribuables !) pour tous les parasites : RMistes, CMUistes, Assoces de tous poils (1). Pour ce qui concerne les RMistes et les CMUistes, la seule exception que je ferai, serait une aide à DUREE DETERMINEE. Après tout, il y a bien des contrats de travail à DUREE DETERMINEE.

    Mais il me paraît impensable que l’on voit des gens (allogènes comme indigènes) s’installer résolument dans l’ASSISTANAT dès leur sortie de l’école où, généralement, ils n’ont rien voulu faire, tout comme d’autres s’installent dans des emplois sans spécialisation en refusant de faire le moindre effort de formation (2), De même je renverrai dans leur pays d’oriigine TOUS LES ALLOGENES, les étrangers comme ceux qui ont la DOUBLE NATIONALITE qui ne cessent de se plaindre parce qu’on ne les aides pas assez alors qu’ils ne peuvent pas trouver de travail parce que leur "facies" malgré leur BAC (avec des + à rallonges !) les élimine automatiquement (3). Ils verraient, ces geignards, s’il vaut mieux être chômeur ASSISTE en France, ou chômeur NON ASSISTE de l’autre côté de la Méditérannée ! Oui mais voilà, en FRANCE, on trouve des RMIstes qui roulent en BMW, ont des montres et des fringues de marque, etc.

    Je ne sais pas si les économies ainsi faites renfloueraient baucoup les finances de la FRANCE, et contribueraient à résorber le poids de nos dettes. Mais les mesures drastiques imposées par le refus de tout assistanat à vie, remettraient au travail les fainéants de circonsctance, et inciteraient tous les parasites à aller se faire voir ailleurs. ET cela, sans la moindre "AIDE AU RETOUR", encore un des fumisteries d’une "République fromagère" qui veut se donner bonne conscience, tout en sachant que cette "AIDE" est en réalité une "AIDE A L’ALLER ET RETOUR" !

    .                 Cordialement, Jean-Claude THIALET

    (1) il faut savoir que, selon un recensement du CNVA (Conseil National de la Vie Associative), il a de 700 à 750.000 associations de recensées en France ! Des Associations dont, pour la majorité, les comptes (alimentés par des subventions publiques et des dons de particuliers, et non par la générosité de dirigeants-mécènes !) ne sont pratiquement  JAMAIS CONTRÔLES (malgré quelques scandales retentissants !), pas plus, d’ailleurs, que la moralité de leurs "géniteurs" ou de leurs dirigeants. Sans parler de leurs "agissements". Le dernier exemple en date semble être  celui de "L’ARCHE DE ZOË"  que, vu le nombre de braves gens qui se sont laissés entraîner en toute bonne foi dans cette galère, je suis tenté d’appeler "L’ARCHE DES ZOZOS" (des deux sexes, comme il se doit dans une arche digne de ce nom !). Parmi ces ASSOCIATIONS combien, même parmi celles à la réputation internationale, ne pratiquent pas la politique du "pâté d’alouettes" : un cheval pour les dépenses, une alouette pour l’assistance ? Combien de temps encore des centaines de milliers de "gogos" de chez nous continueront à financer des Associations dont les activités s’exercent loin de notre pays, au lieu de soulager directement les misères qu’ils ont sous les yeux. "NE PAS S’OCCUPER DES SIENS EST UN ANATHEME" (Saint PAUL)

    (2)  mais en réclamant sans cesse des augmentations pour leur permettre d’acquérir (comme tout le monde !) l’appartement ou la maison, l’auto, l’écran géant, etc. Je me rappelle qu’à un de mes premiers voyages aux ETATS-UNIS, on m’avait expliqué que les emplois subalternes (notamment caissières, pompistes, etc) étaient tenus par des gens sans spécialisation qui suivaient des stages et des cours pour pouvoir s’élever dans la hiérarchie professionnele. Et qu’il était exclu qu’un manoeuvre   – pour ne citer que cet exemple – restât manoeuvre toute sa vie, tout en demandant régulièrement des augmentations sous le prétexte que ses besoins augmentaient avec l’âge et ses charges familiales. En France, on trouve ainsi des gens qui s’imaginent "faire carrière" (socialement et financièrement) en restant simple manoeuvre toute leur vie ! Ou, simple scribouillard dans la Fonction Publique. C’est ainsi que, dans notre Pays de socialie avancée (comme les "fromages" de la République !),  on a généralisé l’assistanat à vie. Combien de salariés sont ainsi assistés chez nous SANS LE SAVOIR ! Oui, je sais, on va me parler des "éclopés de la vie". Mais ceux-là, précisément, sont les victimes des assistés professionnels car l’ETAT n’a pas assez de sous pour eux et se contente de faire du saupoudrage en leur prodiguant les habituelles promesses ou propos de compassion … LA FRANCE ne peut AIDER TOUTE LA MISERE DU MONDE (ce qui n’empêche pas "nos" Gouverements de Droite comme de Gauche de continuer à l’accueillir sans discernement !), PAS PLUS QU’ELLE NE PEUT ASSISTER UN NOMBRE CROISSANT DE prétendus "CITOYENS", fussent-ils des électeurs/électrices "captifs" sur les votes desquels on compte pour se maintenir au pouvoir jusqu’au naufrage du "FRANCE-TITANIC" !

    (3) au passage, il faudrait qu’ils expliquent pourquoi on trouve de plus en plus, dans les activités  dites "de service" (où le "facies" joue pourtant un rôle considérable !)?  des gens "issus de l’immigration" ! Comme je le constate par exemple chez  "FRANCE TELECOM" dont je suis le fidèle client !

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  6. Jaures

    27/10/2007

    A Florin: Selon vous un étranger ne devient délinquant qu’une fois naturalisé. Attention, ce genre de sottise font des trous dans la couche d’ozone. Pensez aux générations futures!
    Il est vrai que les dictateurs trouvent refuge un peu partout dans le monde mais les Suisses en ont fait un véritable fond de commerce en recueillant notamment les économies de dictateurs encore en place.
    A Jean: Heureusement que tout le monde n’a pas fait le dos rond en 1940, je ne sais où nous en serions.
    Il serait plaisant que vous teniez ce discours aux vétérans Allemands, aux survivants Russes, aux anciens résistants Français ou aux derniers tirailleurs Sénégalais encore en vie."Vous fûtes ridicules messieurs! Que n’avez-vous fait le dos rond comme ces courageux Suisse! La guerre eût été remportée plus vite et nous aurions tous 200 000 € de revenu annuel." Cassés!!!

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  7. Jean-Claude THIALET

    26/10/2007

    26/10/07    – "Les 4-Vérités" –

    Le titre du "papier" d’Alain DUMAIT   – "QUAND LA SUISSE OFFRE UN MODELE AU FRONT NATIONAL" – m’a laissé sur ma faim dans la mesure où il expédie en six lignes, in fine, la victoire de l’UDC (le Parti du Peuple : SVP si l’on préfère !) en Suisse. Cette large percée d’un parti présenté avec mépris comme "populiste" par une presse et une classe politique helvétique tout aussi politically correct (pire, même; pafois !) que la nôtre, est certes porteuse d’espérance, non seulement pour le FRONT NATIONAL, mais, surtout, du moins je l’espère, pour le peuple de France. Les indigènes comme les allogènes qui veulent rester français !
     D’espérance,  mais aussi de regrets. Que d’occasions perdues à cause d’un Jean-Marie LE PEN qui se serait fait (se ferait encore, j’imagine) tuer pour un bon mot(1), et quelle occasion manquée aux dernières élections à cause des palinodies d’une Marine LE PEN qui a cru (fait semblant de croire pour se démarquer de son père dont elle brigue la succession  ?) qu’il suffisait de faire "soft" pour que le FRONT NATIONAL rentre en grâce. L’exemple du PARTI DU PEUPLE est là, effectivement, pour montrer la voie au FRONT NATIONAL : c’est en restant lui-même, en "assurant" malgré les insultes et les critiques des aboyeurs patentés au service du mondialisme et du métissage, mais aussi sans tomber dans la provocation recherchée par ses adversaires, en faisant appel au bon sens et à l’instinct de conservation de ses compatriotes, que le parti fondé par Jean-Marie LE PEN parviendra au Pouvoir. Pourquoi pas, à la faveur d’une ouverture que l’opportuniste Nicolas SARKÖZY pourrait lui offrir devant l’échec de son "ouverture" à gauche ?

    Ceci étant dit, je suis d’accord fondamentalement avec le "libéral" Alain DUMAIT : il faut que l’Etat cesse d’assister et de subventionner à tout-va. Et les individus,  les entreprises en difficultés, et les régimes de ceci ou de cela, les Associations qui ne servent qu’à la promotion (sociale, financière, etc.) de leurs dirigeants…. Dans un numéro de l’EXPANSION (c’était pendant la campagne présidentielle), j’avais lu un mot d’un entrepreneur français (il se trouve que c’était un Maghrébin d’origine !)(2) qui disait en substance : il faut que l’ETAT supprime toutes les aides, nous passons notre temps à les dénicher au lieu de chercher des … clients. Tout comme, j’imagine, des RMistes ou autres assistés passent leur temps à rechercher sans cesse davantage d’aides plutôt qu’un emploi, ou une formation débouchant sur un véritable emploi ! Merci donc à Alain DUMAIT, en espérant que, dans un prochain article, il tirera complètement les leçons, pour les Français, de la victoire d’un parti populiste qui avait  eu le courage de sortir une affiche intitulée "RETABLIR LA SECURITE". Cette affcihe montrait trois moutons blancs sur un fond de drapeau  rouge à croix suisse blanche, l’un de ces trois moutons donnant une ruade à un mouton … noir sur un fond blanc ! 

         Cordialement, Jean-Claude THIALET

    Post-Scriptum : une fois de plus, JAURES, vous êtes impayable. Vous dénoncez la "neutralité"(3) de la Suisse qui a fermé les yeux sur le "National-Socialisme" ( "Nazisme", selon le vocabulaire marxiste !) et le Stalinisme. Q’ont fait le PC"F" et la CGT -dont vous êtes proche) sinon accueillir à bras ouverts, en juin 1939, les "nazis" qui entraient à Paris, et fermer les yeux sur les crimes (encore plus odieux) du Stalinisme. Ceci étant dit, je n’ai pas de sympathie particulière pour les banquiers suisses. Pas plus, j’imagine, que UELI MAURER et le SVT suisse !

    (1) de "bons mots" dont le suis le premier à convenir qu’ils ont été dénaturés (pas seulement en les sortant de leur contexte) par une presse aux ordres du politically correct et des lobbies. Raison de plus pour que Jean-Marie LE PEN comprenne, lorsqu’il était encore temps, d’arrêter là ce "jeu" aussi stériele que dangereux … Mais à quoi bon regrette ?

    (2) curieusement, ce sont généralement des allochtones qui  –   particulièrement à la RADIO ou à la TV -s’expriment avec le plus de franc-parler et de bons sens sur des sujets dits de société, j’oserai préciser des sujets tabous… C’est dire si, par crainte du "politically correct" et de procès en sorcellerie, on a émasculé les autochtones !

    (3) cette "neutralité", comme d’ailleurs celle du PORTUGAL et de l’ESPAGNE, a d’ailleurs servi, pendant la SECONDE GUERRE MONDIALE aux DEUX camps …. Et, notamment, pour certaines victimes du "nazisme" qui s’y sentaient plus en sécurité que dans des pays occupés !

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  8. Jean

    26/10/2007

    On reproche toujours aux Suisses leur neutralité durant les derniers conflits mondiaux, un peu comme si celà avait été une bassesse de ne pas avoir voulu prendre parti pour un camp plutot qu’un autre. Ils n’ont pas été les seuls dans ce cas…

    Moi je dis qu’ils ont été plutot  pragmatique… des "guerriers" à leur manière. Mais pas guerriers façon grosse brute primitive avec ses tranchées sans imagination à Verdun, ses lignes Maginot stupides et tout et tout !

    Non ils l’ont été avec leur tête….  A la manière de Sun Tsu le célèbre stratège chinois qui disait, entre autres, "- Si tu n’es pas le plus fort, si tu n’es pas à égalité, si tu es plus faible que ton adversaire, ré-évalue" ……

     En somme remets à plus tard, on dirait aujourd’hui, fais le dos rond en attendant meilleure opportunité !

    Voyez à quoi nous a servi de déclarer la guerre en 39… Entrés en position de faiblesse après avoir des années nourris des pacifistes et des gauchistes qui ont sapé notre appareil militaire. On pouvait trouver meilleure situation.

    Peu après on était à nouveau copain avec les Allemands.

    Entre ces deux évènements, que de cadavres, pour rien… Les Suisses se sont montés plus clairvoyants.

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  9. EIFF

    26/10/2007

    Mis à part les bouffoneries inutiles ( sur le 11 septembre, sur les origines hongroises de Sarkozy ) et l’orgueil parfois mal placé de JMLP, je trouve que le FN a fait une trés bonne campagne, énergique, de rassemblement, alors que l’ UMPS et la république bananière s’étaient coalisés, s’étaient donnés pour objectif de truquer les dés et de saper les règles démocratiques, le FN ne disparait pas et a permis de briser certains tabous.

    Les idées nationales font leur chemin.

    L’avenir de la droite et surtout de la fausse droite se joue à droite, la petite victoire de Sarkozy ( tout l’appareil d’Etat et tout le pouvoir médiatique étaient à son service et il ne bat la candidate socialiste que de quelques points ) devrait nous inquièter pour l’avenir, l’emprise du socialisme sur la société française est encore tout puissant ( voir le psycho-drame sur les tests ADN ), et le pouvoir en place, malgré sa bonne perception par l’opinion jusqu’à aujourd’hui, est paralysé et incapable de mettre en application une quelconque réforme libératrice pour les français.

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  10. Florin

    26/10/2007

    A Jaurès : La Suisse a 20 % d’étrangers sur son territoire … certes !!! MAIS elle n’a pas naturalisé par millions comme la France de Mitterrand ! Et je n’ai pas vu beaucoup de bagnoles cramées entre Zürich et Genève …

    Soyons clairs : un être humain ne change pas parce qu’un fonctionnaire de souspréfecture lui a tendu a travers un guichet borgne de papiers d’"identité" dans lesquels, justement, il ne retrouve pas SON identité.
    Tout comme une cerise peinte en vert ne devient pas une olive pour autant.

    Quant à l’accueil des dictateurs … la France n’a de leçons à donner à personne. Je vous rappelle que Khoméini, par exemple, n’a pas choisi Montreux ou Gstaad, mais … Neauphle-le-Château. Baby Doc’, le fils Duvallier, a débarqué dans les Alpes-Maritimes avec 1 milliard de dollars volés à son peuple, parmi les plus pauvres de la Terre. La France n’a jamais envisagé de lui confisquer sa fortune pour la rendre aux Haïtiens. Bien mal acquis ne profite pas … qu’aux acquéreurs … il y a aussi les logeurs-receleurs ….
    Faites un p’tit tour avenue Foch à Paris, vous verrez les richesses de la Terre entière, transformées en palais inhabités par des proprios discrets, dictateurs dans dans des pays lointains où leurs peuples crèvent littéralement de faim.  Certes, la France a l’ISF … mais, allez savoir pourquoi, les dictateurs en sont exemptés !!! (sans doute en vertu de la "réciprocité", inscrite en petits caractères dans d’obscurs traités bilatéraux).

    "… mais les prix y sont bien plus élevés"… pas si sûr … regardez les sites immobiliers pour Berne, Bâle … on aimerait bien payer la même chose en région parisienne …

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  11. Jaures

    24/10/2007

    La Suisse a 20% d’étrangers dans sa population. Est-ce l’exemple à suivre pour les participants à ce forum ? La fortune de la Suisse s’est construite sur la neutralité, c’est à dire les yeux fermés sur le nazisme, le stalinisme, les dictateurs les plus odieux dont on accueille généreusement l’argent volé à leur peuple.Qu’ils se méfient: beaucoup d’autres pays, aussi dénués de scrupules, se lancent sur le lucratif marché du paradis fiscal.
     Les Suisses gagnent mieux leur vie mais les prix y sont bien plus élevés. L’idéal est de travailler en Suisse et d’habiter en France. Si cela intéresse quelqu’un.

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  12. D.J

    24/10/2007

    tout à fait d’accord avec Franco Suisse de comparer l’UDC au MPF plutôt qu’au FN. L’UDC est un parti à l’origine agrairien, la majorité des adhérents sont agriculteurs, vignerons, entrepreneurs, artisans, l’UDC est un parti qui se situe entre un libéralisme et un conservatisme, méfiant de l’Europe de Bruxelles. En matière d’immigration, elle s’attaque aux illégaux, les sans-papiers, les criminels et ceux qui abusent du droit d’asile. Pour la grande majorité des étrangers résidants en Suisse (21 %), l’UDC n’y voit aucun problème, ils sont les bienvenus. L’UDC contrairement au FN n’a jamais minimisé les camps de concentration nazis ou même niés le génocide juif et n’a non plus pas envisagé de supprimer les allocations sociales pour les étrangers, ce que entre autre a fait le FN dans les communes où ils sont majoritaires.

    D.J               

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  13. Anonyme

    24/10/2007

    Attention à la récupération des résultats du parti suisse UDC.  

    En effet, si l’UDC s’inscrit dans la droite d’un parti politique patriotique (et non nationaliste), l’UDC n’est pas et ne sera jamais le Front-National.

    L’UDC s’est débarassée des extrèmistes, alors que Le Pen, lui, fait toujours appel, par exemple.

    Même si Le Pen voudra très certainement se venter de la réussite de ce premier, ce qui est maintenant chose faite, l’UDC et le FN n’ont pas les mêmes idéologies politiques.

    L’UDC serait plus à considérer comme une idée politique du MPF.

    Un Franco-Suisse.

    Merci de m’avoir lu 

    Répondre
  14. Florin

    24/10/2007

    L’exemple suisse mérite notre attention, bien au delà de la victoire de l’UDC et de son chef, Christoph Blocher.

    La Suisse a mille ans d’avance sur l’Europe. Ils ont bâti leur Etat, en faisant fi des barrières linguistiques et communautaires, en unissant leurs efforts pour le bien commun, alors que presque partout ailleurs en Europe on égorgeait son voisin de palier parce qu’il ne priait pas le même Dieu, ou plutôt, parce qu’il ne priait pas de la même manière.

    Ils ont su dépasser leurs différences de langue, de culture, de mode de vie. Ils ont donné la parole au peuple d’une manière que même aujourd’hui les autres "démocraties" ne peuvent qu’envier : la démocratie directe, le REFERENDUM, appelé là-bas "votation". Pour comparer, le voisin du nord (l’Allemagne) interdit le référendum dans le texte même de sa Constitution, alors que le voisin de l’ouest (la France) s’interroge  lourdement sur le sujet (il est vrai, les Français commencent à "mal voter" depuis quelque temps … le pouvoir ne  s’y retrouve plus).

    Mais tout a une limite. En Suisse, la limite est posée par l’intelligence pragmatique et le simple bon sens des citoyens. Et, comme c’est bizarre : leurs CHOIX collectifs sont très différents des nôtres !!!

    Devinez qui a tort, qui a raison : Nous sommes passés à l’euro, ils ont gardé le franc, nous avons ouvert portes et fenêtres à tous les vents, eux à peine et à bon escient, nous recevons nos ordres de Bruxelles, eux sont restés maitres chez eux, nous sommes aux 35 heures, eux sont restés à 40, mais gagnent souvent le double pour le même boulot, nous taxons à mort les riches et les pauvres mais sommes toujours dans le rouge vif coté budget, eux récupèrent nos riches et enrichissent nos pauvres (demandez leur salaire aux infirmières qui travaillent à Genève … elles gagnent mieux qu’un directeur d’hôpital chez nous).

    C’est ça la réalité, forgée par des siècles de travail patient et intelligent, à l’abri de la démagogie qui hante depuis toujours les capitales européennes. Quand un Blocher dit enfin la verité, trop c’est trop, faisons le ménage, ses concitoyens l’écoutent, le pays se redresse et va dans la bonne direction.

    Mais qu’est-ce qu’on attend en France, à la fin ? Pourquoi les patriotes (de droite ou de gauche) se retrouvent systématiquement bâillonnés et font des scores minables aux élections ? Pourquoi sommes-nous condamnés pour l’éternité à subir la médiocrité agressive – hystérique d’un Hollande, d’un Vilepin ou de bien d’autres de leur espèce ? Par quel miracle des "droit commun" arrivent encore et toujours à gagner des élections, municipales ou à l’Assemblée Nationale ? (je pourrais vous citer au minimum une bonne dizaine de noms sans faire aucun effort).

    Vive la Suisse.  Prenons-en de la graine.  

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