La burqa devant le Conseil Constitutionnel

La burqa devant le Conseil Constitutionnel

Jean-François Copé a créé la
surprise en annonçant mercredi dans l’hémicycle de l’Assemblée qu’il souhaitait que la loi sur l’interdiction de «dissimuler son visage» dans tout l’espace public, dont le vote interviendra le
13 juillet, «soit soumise, avant sa promulgation, au Conseil constitutionnel». (…) Jean-François Copé veut, sur ce dossier sensible qui lui tient à cœur, prendre de vitesse l’opposition.

Un peu plus tard dans la soirée, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer,
a annoncé, dans un communiqué, qu’il allait saisir le Conseil «dès le vote définitif de la loi», en application de l’article 61 de la Constitution. Il entend ainsi «lever toute incertitude» sur
le texte porté par Michèle Alliot-Marie.

Les députés socialistes ont finalement choisi de ne pas prendre part au vote sur ce texte, en martelant qu’il comporte un risque «juridique et politique»,
selon le terme utilisé mardi soir par Jean Glavany. Le PS aurait voulu que la majorité suive l’avis du Conseil d’État, partisan de limiter l’interdiction du port du voile intégral aux services
publics.

«Nous sommes contre le port du voile. Nous ne pouvons pas nous opposer à votre texte mais cette loi est parcellaire et partiale», a attaqué
mercredi Julien Dray (PS). Accusant les socialistes d’«hypocrisie», Jean-François Copé a au contraire estimé que «limiter l’interdiction de
toute tenue destinée à dissimuler le visage à quelques lieux publics serait intenable et inapplicable». Et que seule une interdiction générale avait le mérite de la simplicité.

À gauche, seul le président de la mission parlementaire sur la burqa, André Gerin, a
défendu le projet de loi, auquel les Verts comptent s’opposer. Visiblement très ému et applaudi par l’UMP, le député PCF du Rhône a lancé à ses «amis de gauche», qui ne prendront pas part au
vote : «Je voterai cette loi plébiscitée dans le pays l’esprit libre (…), car la burqa, c’est le refus de la République.» vu dans le
Figaro

 

 

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