L’anti-libéralisme français : une exception mondiale, droite/gauche

Posté le mai 07, 2012, 12:00
5 mins

La situation idéologico-politique actuelle est paradoxale. À en juger par l’électorat grandissant de Mélenchon, une proportion importante de nos compatriotes croit encore, au premier degré, aux utopies criminelles qui ont produit l’URSS, la Chine maoïste et les fascismes. La gauche s’imagine qu’une « politique industrielle » va changer la donne: la France est le seul pays au monde où il y a encore des partisans du Gosplan (1). Et qui croit encore que le moteur de la croissance est la consommation ! Programme du PS ?

Mais le problème est qu’aucun des partis politiques censés représenter les électeurs du centre et de la droite ne sait, ne veut ou n’ose défendre vraiment les valeurs opposées, c’est-à-dire l’entreprise, le libre marché, la propriété, le travail, le caractère à la fois moral et socialement indispensable de la liberté.

Le Front national rivalise de socialisme avec Mélenchon. L’actuelle UMP s’est trop souvent retrouvée avec la gauche pour approuver l’État providence en toutes ses dimensions liberticides, pour accepter de cogérer les affaires publiques avec de prétendus « partenaires sociaux » non élus, pour réclamer toujours plus de prélèvements obligatoires.

L’origine historique lointaine de cette exception française est peut-être le gaullisme qui, tout à la fois, a combattu les communistes et convergé avec eux dans la critique du capitalisme et le culte de l’État. Mais elle est due surtout au monopole idéologique que la gauche a su s’acquérir avec une combativité et une persévérance dignes d’éloges. Aux commandes de l’école publique. elle s’est emparée, sous la Ve République, de la quasi-totalité des grands médias.

Les valeurs morales qui fondent les sociétés libres

Des générations récentes de Français ont été entièrement éduquées par cette unique famille idéologique. Toute la classe politique et toute la classe journalistique française sortent de Sciences Po, pris par la gauche dès 1945, et qui n’enseigne à ses étudiants que l’étatisme, la social-démocratie et le keynésianisme, comme s’il n’existait pas d’autres doctrines philosophiques, politiques et économiques de par le vaste monde.

Le « pays réel » est bien différent ! Il compte encore des dizaines de millions de gens, de la « France d’en haut » comme de celle d’« en bas », qui croient en la liberté, en la responsabilité, en la propriété, au libre contrat, en l’héritage, en la famille, au travail, au mérite, et, plus généralement, dans les valeurs morales qui fondent les sociétés libres.

Le « vrai » citoyen démocrate libéral, défendrait l’entreprise en prônant une révision du droit du travail et la fin de la prédation fiscale qui aboutit à décimer, ou à forcer à l’exil, tout ce que notre pays compte encore d’entrepreneurs et de créateurs. Les hommes politiques qui prendraient l’initiative de constituer une telle force auraient certes à forcer la barrière des médias. Mais ils seraient assurés de rencontrer, au-delà, des millions d’électeurs.

7 réponses à l'article : L’anti-libéralisme français : une exception mondiale, droite/gauche

  1. Anonyme

    15/05/2012

    Le PS de François de 2012 a 2017 !

     

    Le programme du PS à venir ?  Si  François Hollande  fait adopter ses idées passéistes, surréaliste, démagogique et pour finir ruineuses,   pour la France et pour ses citoyens. Avec la pression des gauchistes de  J L Mélenchon !

     

    Les gauchistes du PS ont écarté les idées modernes de rénovation  préconisée par les 50 % qui soutiennent les idées " social-libérale"  ! Le socialisme français du "à gauche toute"(seul en Europe ) se confond avec l’état providence total, avec l’assistance comme moyen.

     

    Le projet socialiste c’est plus d’état, plus d’impôts, plus de dépenses improductives. Le refus suicidaire du réel, de la mondialisation libérale, le combat d’arrière garde qui consiste à contester le marché…..C’est la lutte finale !

     

    L’assistanat élevé en totem sacré, symbole de fausse égalité. Le socialisme en France c’est donc  une nouvelle aliénation totale des individus, soumis obligatoirement à une "protection sociale", une prise en main du berceau au cercueil. Avec les merveilleux résultats qui perdurent depuis plus de 30  ans, que ce soit la Sécurité sociale, l’emploi, le logement, l’éducation nationale ou encore  les entreprises mal   gérées par l’état.

     

    Avec pour conséquences   la  situation économique d’une France confrontée aux trois D !  Déficits, Dettes, Déclin.

     

    Pauvres français! Avec Martine et ses amis, de 2 ans à 26 ans formatés par l’éducation nationale, de 26 ans à 60 ans mis sous tutelle car considéré comme incapables de gérer leur vie d’homme, santé, formation, logement, emplois, etc. Avec le soutien d’une armée rouge chargée de nous materner moyennant des prélèvements obligatoires massifs, des dépenses publiques à 54/55 %  Tous cela pour faire  notre bonheur!

     

    Une sphère étatique qui, avec un poids de 25 %, bat le record du monde pour son nombre, son coût, ses résultats calamiteux, mais qu’il faut encore renforcer, subventionner, maintenir à n’importe quel prix. Toujours plus, encore plus, plus encore, on ne peut que   constater que, presque vingt ans  après, l’effondrement et la faillite  mondiale du socialo-marxiste le PS ne change pas.

     

    Notre situation  française très précaire ne présage rien de bon. Avec en plus la crise mondiale financière et économique. On pourrait rappeler à François Hollande  et au PS ce que disait Karl Marx en 1858: "il faudrait que les Français s’aperçoivent que le monde bouge, même sans eux.".

     

    Déception ! Pour le PS, pour les gauches !  Soit le programme du PS est mis en place, et dans ce cas une catastrophe économique ravagera la France ! Soit face aux réalités François Hollande fera une politique de rigueur ( social-démocrate ) et  donc la frustration des électeurs de gauche serra grande ! Avec des troubles « révolutionnaires » des syndicats, de l’extrême gauche.  Puisque désormais on rase plus gratis comme promis.

     

    Répondre
  2. Raynote

    13/05/2012

    "Il compte encore des dizaines de millions de gens, de la « France d’en haut » comme de celle d’« en bas », qui croient en la liberté, en la responsabilité, en la propriété, au libre contrat, en l’héritage, en la famille, au travail, au mérite, et, plus généralement, dans les valeurs morales qui fondent les sociétés libres."

    Il en compte malheureusement de moins en moins, étant donné que grandit sans cesse le nombre de Français vivant directement, ou indirectement, de l’état. Fonctions publiques d’état et territoriale plus pléthoriques que jamais, élus, syndicalistes, employés d’entreprises publiques monopolistiques, employés d’associations subventionnées, bénéficiaires d’allocations de toutes sortes…  j’en oublie probablement.
    Ils sont en surnombre et nous sommes cernés! Tout ce qui nous reste à faire, c’est d’arrêter de les nourrir. Que les producteurs de richesse de ce pays cessent de produire, et les voilà affamés, impuissants, eux qui dictent continuellement leur volonté au reste du pays. Mais, cela n’arrivera pas, bien entendu…

    Répondre
  3. François

    08/05/2012

      Homère, vous avez raison, le spectacle va être intéressant. Dommage que le prix du billet soit exorbitant… 

    Répondre
  4. HOMERE

    08/05/2012

    Le populisme grandissant établit son lit sur la facilité de dire,et de flatter les bas instincts de la population sans s’occuper de la dialectique normative des relations entre individus.Cette posture est consolidée par les difficultés et les échecs du pays en matière économique,ce qui facilite grandement la démagogie.

    Sur les "corps intemédiaires" je crois que Sarkozy a eu les mots justes pour stipendier ces syndicats et cette presse inféodés aux idées socialistes et qui ont la prétention de porter les paroles des citoyens;Ils sont d’ailleurs pas les derniers responsables de la défaite de mon Président.

    Quinctius parle de connivence et il a raison…..nous sommes en plein dans la société de connivence qui coupe sèchement tout contact avec le peuple qui n’est plus alors qu’un argument au détriment d’une finalité démocratique…

    Je crois que le quiquennat qui s’annonce sera interessant pour remarquer les attitudes de ces vendus de syndicats et journaleux face aux inactions de Flambard le futur flambé de la République.Dans son entourage on arrête pas de dire que "çà risque d’être dur…" c’est en soi même tout un programme,mais loin de la vérité.

    Tiens on entend plus notre marxiste préféré des français….Jaurès. Peut être sera t il Ministre de la pêche à la ligne…ou remplacera t il l’autre marxiste Thibaut ?

    Vous avez vu le petit "nabot" comme disait un distingué intervenant sur ce site, il prépare déjà 2017 en esquissant son image de futur Président de tous les français de droite……avec sa ténacité….il va bien y arriver,vu les nuls qui s’y préparent et Flambard qui commence ses valoches…..vous êtes contents ?  Non ?

    Vive Sarkozy, le meilleur Président de la Vème République……..

    Répondre
  5. ozone

    07/05/2012

    Encore jouer sur le sens des mots,tout noir ou tout blanc comme si depuis des années le capitalisme ne c était pas modifié,que la finance n’avait pas pris le dessus sur l activité des entreprises,pour des gens qui ne cessent de matraquer que "le monde change"c’est un peu juste.

    Répondre
  6. mimi

    07/05/2012

    C’ est tellement évident. On a l’ école gratuite jusqu’à 17 ans et plus pour les foyers modestes, ensuite c’ est à chacun de prendre en main son destin.

    Répondre
  7. quinctius cincinnatus

    07/05/2012

    il est certain que le gaullisme a une lourde part de responsabilité dans cette " connivence " française , mais rien ni quiconque ne vous empêchent de la faire changer ; l’enseignement de Science-Po et de l’Ecole Nationale d’Administration ne sont pas les seules voies d’accès aux responsabilités , la puissance de persuasion de quelques uns suffit bien souvent à faire bouger les lignes et la donne

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)