L’anticommunisme : socle de l’entente à droite

L’anticommunisme : socle de l’entente à droite

Les 4 Vérités est une publication clairement engagée en faveur de l’entente à droite. Concrètement, cela signifie que nous nous opposons au « front républicain » qui réunit la gauche et la droite pour faire barrage au Front national. Et qu’au contraire, nous sommes favorables à ce qu’au second tour de chaque élection, les candidats malchanceux de droite appellent à faire barrage à la gauche, en soutenant le candidat de droite le mieux placé.
Pourtant, l’entente à droite n’est pas d’abord une tactique électoraliste. Elle est essentiellement un choix idéologique. Nous croyons que ce qui unit les partis de droite est plus important que ce qui les sépare. Et, plus encore, que ce qui unit les différents partis de droite est plus important que ce qui pourrait unir un parti de droite et un parti de gauche.
En attendant que cette entente à droite puisse devenir une réalité concrète, il est évident que nous regardons avec attention ce qui se passe à gauche. Car, avec « l’union de la gauche » ou « la gauche plurielle », la gauche a fait la preuve de sa capacité à s’unir.
Pourtant, elle n’est pas exempte de fortes divergences idéologiques. Il faut se souvenir que les hommes politiques les plus anticommunistes de la ive république étaient, souvent, socialistes. Rappelons-nous, par exemple, la répression des grèves de 1947 par Jules Moch… Il n’allait donc nullement de soi qu’un « patron » du Parti socialiste se vante devant la représentation nationale d’avoir des ministres communistes, comme le fit naguère Lionel Jospin !
Bref, la « gauche plurielle » n’est pas plus « naturelle » que la « droite diverse »…
Mais il est certain qu’aucune entente à droite ne sera possible tant que le « révisionnisme » sera à sens unique, comme c’est le cas actuellement.
Ce que l’on nomme « révisionnisme », aujourd’hui, c’est le déni des crimes national-socialistes, supposés crimes de la droite dure.
Pourtant, cette situation de fait se heurte à deux objections majeures. D’une part, il est extrêmement douteux que le nazisme se situe politiquement à la droite de la droite. Ne perdons pas de vue qu’il se vanta lui-même, à de nombreuses reprises, de son « progressisme » ou même de son caractère « révolutionnaire » – ce qui n’a rien de particulièrement droitier. Par ailleurs, dans ses réalisations concrètes, on ne se souvient pas qu’il ait marqué son attachement à la dignité de la personne humaine, aux libertés économiques, ni même à la patrie (combien de fois Hitler rabroua-t-il certains patriotes allemands en leur disant qu’il se battait pour une hypothétique race indo-européenne et qu’il était prêt à sacrifier à cet intérêt toute l’Allemagne et tous les Allemands…).
Et ne disons rien de l’eugénisme et du relativisme moral qui sont aujourd’hui la marque de la gauche et qui caractérisèrent si clairement le IIIe Reich !
Bref, que le national-socialisme soit de droite est tout sauf certain !
La deuxième objection n’est pas moins importante. Elle concerne le deuxième totalitarisme du xxe siècle : le marxisme-léninisme.
Pourquoi serait-il pénalement répréhensible de minimiser les crimes nazis et moralement recommandable de minimiser les crimes communistes ?
Tant que cette grave dissymétrie persistera, la gauche possédera un précieux avantage idéologique. La droite a accepté le double diktat que lui a imposé la très nette supériorité culturelle de la gauche : elle a reconnu l’appartenance du national-socialisme à son propre camp ; et elle a admis que les « erreurs » du « communisme réel » n’étaient pas imputables aux « sublimes » idéaux marxistes-léninistes. Ces deux présupposés sont manifestement faux, mais ils forment les « colonnes du Temple », auxquelles il serait iconoclaste de toucher… Par voie de conséquence, l’unité culturelle de la gauche ne pose aucune difficulté idéologique majeure, tandis que l’unité de la droite s’éloigne toujours davantage.
C’est la raison pour laquelle l’anticommunisme, dont l’actualité concrète n’apparaît sans doute plus clairement à la plupart des hommes de droite, reste absolument fondamental.
Il est, en effet, non seulement un ferment de division au sein de la gauche politique et surtout de la gauche culturelle, mais encore un facteur d’unité de la droite.
Tant que nous n’aurons pas, au minimum, un traitement équivalent du national-socialisme et du marxisme-léninisme, il est vain d’imaginer que nous puissions mettre en place les mécanismes fondateurs de l’entente à droite.
En revanche, dès que le révisionnisme philo-marxiste sera condamné aussi sévèrement que le révisionnisme philo-nazi, le jeu politique sera, à nouveau, ouvert !
Il convient donc tout à la fois de revendiquer une symétrie parfaite de traitement entre la gauche et la droite et de rappeler que la gauche porte, presque seule, la responsabilité des massacres du xxe siècle. Les vrais révisionnistes sont les philo-communistes de la « gauche plurielle ». À nous de les rappeler à leurs responsabilités !

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(15) Commentaires

  • Minus Répondre

    A l’attention de Frank Olivier. Pour vous être de droite c’est être libéral. C’est évidemment une erreur, l’histoire des droites en France prouve le contraire, que ce soit selon Sternhell ou Rémond. Je trouve de plus en plus exaspérante cette volonté libérale de monopoliser le discours droitiste alors même que cette école vise à l’anéantissement de la nation, à l’allègeance aux USA et crois comme à une vérité révélée à cette maxime « Etre de droite, c’est croire que l’individu par son effort personnel peut enrichir le groupe s’il s’enrichit lui-même. » Ce postulat qui consiste à dire qu’il existe une convergence systématique, à terme, de l’intérêt particulier vers l’intérêt général est le point central de notre désaccord et il a été dénoncé par nombre d’auteurs peu suspects de « socialisme »: Alain de Benoist, Maurras, Barrès, Maulnier …

    17/12/2004 à 11 h 56 min
  • Frontdeboeuf Répondre

    >>> »grâce à la faiblesse de notre démocratie et surtout la lâcheté de nos dirigeants… » Plutôt la stupidité de tous les petits français. Pire que de croire dur comme fer au père Noel est de croire à ces balivernes jacobines droite/gauche… Mais, comment peut on être aussi idiot!!! Allez, continuez à faire le jeu des commissaires Trotskyistes, toujours au pouvoir absolu chez tous les média de la vieille Europe, bientôt l’Eurosthan. C’est ainsi qu’on voit une belle unanimité à la Saddam… Un Le Pen au pouvoir aurait exactement la même politique que Chirac, que Jospin, tous plus pro-muslim que Al Zarkaoui!

    17/12/2004 à 2 h 27 min
  • Christophoros Répondre

    A T.Larger. Le commerce et le vol sont voisins. Les anciens le savaient bien puisque, sauf erreur de ma part, Mercure était à la fois le dieu des commerçants et des ….voleurs ! Donc la notion de commerce equitable est une impossibilité logique : une aporie.

    16/12/2004 à 23 h 11 min
  • T.LARGER Répondre

    un des remugles de communisme les plus persistants est la conception des rapports humains sous le filtre de la lutte des classes, ce qui fait que ses tenants regardent leurs interlocuteurs différement selon qu’ils les classent parmi les ennemis ou les amis de classe. Moi qui ne suis qu’un sale bourgeois je sais de quoi je parle. Cette conception systématiquement conflictuelle des rapports humains explique que certains voient dans le commerce une forme adoucie du vol ( le commerce n’est que la continuation du vol en tant de paix). D’où la création d’un commerce « équitable ».

    15/12/2004 à 21 h 34 min
  • Olivier trehard Répondre

    Stéphane Le plus à droite au premier tour, le moins à gauche au deuxième.Vous avez aimé le séisme du 21 avril, reprenez-en ! La meilleure thérapie c’est le coup de pied aux fesses. Minus Relisez Pierre Baudouin L’anticommunisme est une valeur commune à droite.C’est une première pierre. Diabolisons l’alliance avec le PC, véritable « Bête Immonde ». Attaquons sans relâche. Affichons partout le pas d’ennemi à droite. Dédiabolisons nos amis du FN et MNR qui ont plus de qualités que de défauts.

    15/12/2004 à 9 h 47 min
  • Franck Olivier Répondre

    Bonjour à tous…. Oui, effectivement gardons notre artillerie lourde pour les ennemis de la liberté!!! Pour répondre à la question de « Minus » (t’aurais pu trouver un autre nom!!:), qui se demande qu’est-ce, au juste, qu’être de droite?.. Etre de droite, c’est croire que l’individu par son effort personnel peut enrichir le groupe s’il s’enrichit lui-même. C’est croire que l’on ne peut distinguer la liberté économique et le droit d’entreprendre, des autres libertés fondamentales. C’est savoir aussi, que seule l’envie permet de créer, seul l’espoir d’une réussite sociale et professionnelle permet l’enrichisssement personnel et donc celui de la nation, permettant par là-même une certaine redistribution, sans augmentation d’impôts, sans nuisances fatale à une économie . Etre de droite, c’est être tout simplement plus « Milton Friedmann » que Keynes… Etre de droite c’est finalement se donner les moyens d’être le plus performant tant au niveau économique, que politique, et social. Pour terminer, être de droite, c’est savoir que le concept de lutte des classes est dépassé, que le partenariat entre entrepreneur et ouvrier/employé ne peut qu’être bénéfique aux deux parties. C’est aussi, permettre à ceux qui le veulent, de travailler plus pour gagner plus… Etre de droite, c’est avoir le courage de réformer l’Etat providence et cannibale. C’est, tout faire pour que les citoyens paient moins d’impôts, tout faire pour alléger les charges pesant sur les entreprises, pour créer par là-même des emplois et donc de la richesse qui finalement profitera à tous. C’est faire, tout simplement, ce que la droite depuis plus de 20 ans, n’a plus fait et ne fera plus, car complexée par son image et malade de ses cadres « enarques » qui ne sont jamais responsables, même si trop souvent coupables… Tant que le navire « France » sera aux mains de ces apparatchiks, nous serons tous dans une galère…et devinez qui rame…???

    15/12/2004 à 8 h 17 min
  • Minus Répondre

    Cette sacralisation du clivage gauche droite est un trompe l’oeil car elle ne repose plus sur les réalités actuelles. Les grandes questions contemporaines: l’Europe, l’entrée de la Turquie, la guerre en Irak dépassent largement les clivages traditionnels. D’après moi la stratégie de l’entente à droite a perdu son sens depuis la fin de la guerre froide car elle revenait à calquer sur la politique intérieure la situation bipolaire internationale. A gauche, commencent à apparaitre (ils sont encore rares) des hommes affranchis du marxisme. A droite, le libéralisme créé un pôle qui n’a rien en commun ou presque avec les nationalistes sur les débats fondamentaux d’aujourd’hui. D’ailleurs on peut se poser la question: en quoi un libéral est-il de droite? Et puis avant de prôner l’entente à droite, qu’est-ce qu’être de droite?

    14/12/2004 à 17 h 31 min
  • Stéphane Répondre

    Si vous aviez encore le choix entre Le Pen et Chirac-Sarkozy, pour qui voteriez-vous ?

    14/12/2004 à 15 h 27 min
  • Ryan Répondre

    Il est indéniable que des partisans du FN sont anti-américains, anti-sionistes et anti-libéraux rejoignant ainsi l’extrème gauche. Mais le FN ne peut se résumer à ces gens. Rappelons que JMLP a, après avoir fortement critiqué les Etats-Unis, salué la victoire de Bush car il est proche du peuple, comme lui peut l’être. Par conséquent, plutôt que de se batailler sur les différences, il faudrait s’entendre sur les points commun. Ici l’anticommunisme. Ce n’est qu’en se rapprochant que des décisions cohérentes pourront voir le jour afin d’éviter les débordements religieux d’un Sarkozy,la politique pro-arabe d’un Chirac ou plus simplement le déclin de notre pays. Cordialement,

    14/12/2004 à 11 h 58 min
  • Olivier Tréhard Répondre

    Réservez l’artillerie lourde pour la tranchée d’en face ! Chers compatriotes, allongez le tir !!! Tirez toujours sur le moins à droite avec la précision d’un tireur d’élite,avec un souci d’objectivité pour ceux qui à gauche font preuve d’honnêteté intellectuelle ( et donc qui en cela sont moins à gauche). Je sais comme tout le monde, le « caractère » de JMLP, c’est le fils de marin pêcheur qui parle chez Jean Marie. Tout le monde n’a pas l’urbanité de Jean d’Ormesson. Cela dit, il a secoué le cocotier et le système le subit, malgré son népotisme.

    14/12/2004 à 11 h 12 min
  • F&H Répondre

    Bonjour, Paul, « Dans celui-ci, l’auteur montre à quel point l’extrème-droite est aussi anti-américaine, anti-israélienne et anti-libérale que l’extrème-gauche. Donc, les libéraux, à moins d’être anti-américains ou anti-sionistes, n’ont rien en commun avec l’extrème-droite française. » Bravo. Bien parlé. Les libéraux n’ont rien a faire avec le FN, qui est anti-américain et/ou anti-sioniste. Il vaut tellement mieux rester dans le giron de l’UMP, avec son super-président Sarkosy. Sarkosy, vous savez, Monsieur CFCM, Monsieur discrimination positive, Monsieur je-veux-revenir-sur-la-Loi-de-1905-pour-financer-les-mosquées. Sarkosy, ce Monsieur qui fait un pont d’or à l’Islam… L’Islam, vous savez, cette religion tellement américanophile et judéophile…. Bravo, Paul… et mes amitiés rue de la Boétie. Et, bouquin pour bouquin, je vous renvois à  » Ni raciste, ni antisémite. Le Front National répond aux organisations juives qui le combattent injustement », de Bernard Antony et Jean-Pierre Cohen. F&H

    13/12/2004 à 12 h 56 min
  • Franck Olivier Répondre

    Oui Olivier mais…. Si Le Pen à été lynché par la meute pour ses propos maladroits, il devrait aussi, pour sa part, penser à lisser ses propos en pensant à cette entente possible à droite… chose qu’il ne fait pas. De plus, le fait de tenir d’une main de fer son parti et encore vouloir se représenter à la présidentielle dénote d’un certain despotisme. Oui Olivier, mais aussi… L’invasion d’un pays avec le concours bienveillants de ses gouvernants et de certains de ses concitoyens relève effectivement de la trahison. Il faut dès lors que l’action défensive soit menée promptement et sans pitié. Souvenons-nous de la leçon du FLN contre ces Harkis qui avaient choisi leur camps, LA FRANCE, et que De Gaulle, pour ne pas déplaire à certains, a lâchement abandonné. Ces mêmes hommes courageux, dont certains ont réussi à rejoindre l’hexagone, encore aujourd’hui, sont considérés comme des parias par l’Etat français au nom du « politiquement correcte » et pour plaire à BOUTEFLIKA… A houari BOUMEDIENE qui disait: » nous vous aurons par le ventre de nos femmes… » je réponds qu’il risque d’avoir raison grâce à la faiblesse de notre démocratie et surtout la lâcheté de nos dirigeants…

    13/12/2004 à 12 h 55 min
  • Olivier tréhard Répondre

    Non adolphos, Le Pen a été lynché par la meute pour des propos maladroits, mais la droite molle aurait dû ramener les choses à leur juste proportion au lieu de se coucher et de participer à la diabolisation. Il y a une légitime polémique et la gauche n’ a pas de magistère moral à imposer avec ses alliances criminelles avec le PC. C’est l’extême-droite Allemande qui a cherché à liquider Hitler par un attentat en la personne de Staffenberg.L’extrême-droite est à redéfinir. Non Paul, C’est l’invasion sans limite d’un territoire qui peut provoquer de la xénophobie, il ne faut pas confondre la cause et son effet. Ceux qui laissent envahir leur pays trahissent les intérêts supérieurs de celui-ci. L’accusé doit devenir accusateur.

    12/12/2004 à 16 h 18 min
  • paul Répondre

    Vous devriez lire le dernier livre de PA Taguieff intitulé Prêcheur de Haine. Dans celui-ci, l’auteur montre à quel point l’extrème-droite est aussi anti-américaine, anti-israélienne et anti-libérale que l’extrème-gauche. Donc, les libéraux, à moins d’être anti-américains ou anti-sionistes, n’ont rien en commun avec l’extrème-droite française. D’autre part, l’extrème-droite française n’existe que par sa xénophobie. Otez la xénophobie, et il ne reste rien. A quoi bon s’allier avec « rien » ?

    12/12/2004 à 10 h 14 min
  • Adolphos Répondre

    Vous avez tout à fait raison. Mais les « dérapages » de JM. Lepen ont une grosse part de responsabilité dans cette situation bancale. Faire des provocations sur les Juifs, c’était vraiment se tirer une balle dans le pied ! (Et quel interet ???) Je suis pour une Droite bien dure, bien ferme, et pas contaminée idéologiquement, bref, une droite qui est de droite, qui tape sans complexe sur la gauche, et dés lors le FN est un partenaire potentiel. Mais tout n’est pas acceptable dans le programme FN. En particulier sa vision pas du tout libérale de l’économie. Il faut que le FN fasse des efforts dans ce domaine. Mais la préférence nationale, pourquoi pas. Les USA la pratiquent bien !

    12/12/2004 à 1 h 13 min

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