L’Autriche contre les « Frères »

L’Autriche contre les « Frères »

Le 8 juillet dernier, l’Autriche – frappée récemment par un attentat islamiste et gouvernée par une coalition réunissant conservateurs et écologistes – a interdit les signes des Frères musulmans.

Utiliser notamment le fameux « signe de Rabia » (4 doigts levés et le pouce baissé, le signe que fait régulièrement le président turc Erdogan qui ne cache pas son admiration pour l’idéologie « frériste ») est désormais passible de 4 000 euros d’amende et d’un mois de prison.

Mais pourquoi n’avoir pas tout simplement interdit la confrérie, plutôt que ses symboles ?

Parce qu’aucune organisation en Autriche ne se dit liée aux Frères musulmans – mais beaucoup le sont, au moins idéologiquement.

On assiste en France à la même situation : l’ancienne UOIF était très proche des Frères, mais prétendait être parfaitement autonome.

Cette loi ne concerne pas seulement les Frères musulmans, mais aussi le PKK, organisation nationaliste kurde, les Loups gris, organisation nationaliste turque, ainsi que les Oustachis, mouvement fasciste croate, réunis sous le vocable générique de « groupes extrémistes liés à la criminalité à motivation religieuse », dans lesquels figuraient déjà Al Qaïda, le Hamas, la branche armée du Hezbollah et l’État islamique.

Mais, dans le cas des Frères musulmans, cette situation est triplement intéressante.

D’abord, elle montre qu’il est possible d’affronter légalement l’idéologie d’Hassan al-Banna (le grand-père de Tariq Ramadan).

Ensuite, l’Autriche montre ainsi l’exemple aux autres pays d’Europe en devenant le premier à s’attaquer sérieusement à l’islamisme (c’est-à-dire à cette idéologie directement issue du Coran, même si elle n’est pas partagée par tous les musulmans, qui consiste à réclamer l’application de la charia sur toute la surface du globe).

Enfin, l’Autriche opère ainsi une spectaculaire volte-face. Ce pays avait, en effet, longtemps été l’un des pays les plus accueillants pour les Frères.

Naturellement, pour nous, Français, la question qui se pose est de savoir si notre gouvernement suivra cet exemple.

Il est, hélas, probable que M. Macron et les siens s’en tiennent à ce qu’ils savent le mieux faire : discourir et ne rien faire – voire flatter discrètement l’islamisme qui leur apporte un précieux contingent d’électeurs, sans lequel ils ne peuvent pas gagner en 2022 !

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(1) Commentaire

  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Le jeune Chancelier Sebastian Kurz a une tête claire, contrairement à Emmanuel Macron et Justin Trudeau. L’Histoire de l’Autriche et de la Hongrie est ponctuée d’attaques du régime ottoman, il le sait.
    Vienne (1529 & 1683) et Poitiers (732) sont des victoires des peuples européens face aux tentatives d’asservissement de l’islam.
    Il ne faudrait jamais l’oublier.

    28/07/2021 à 11 h 12 min

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