Le Front Républicain : "un réflexe de caste"

Le Front Républicain : "un réflexe de caste"

Patrick Buisson, conseiller de Nicolas Sarkozy, déclare  dans un entretien à l’hebdomadaire Paris Match daté du 30 mars:

Le front républicain, c’est-à-dire l’alliance droite-gauche contre le FN, « serait une machine à laminer l’UMP en l’assimilant au PS au sein d’une sorte de syndicat des sortants« , insiste-t-il, ajoutant qu' »avant d’être une posture politique, le front républicain est d’abord un réflexe de classe et de caste ». M. Buisson affirme également que l’électorat du FN « se compose d’une droite radicalisée et pour l’essentiel d’un électorat populaire », ouvriers, chômeurs, précaires, smicards, « qui n’a rien à voir avec l’extrême-droite ». Il dénonce « le mépris dans lequel les tient la classe dirigeante a quelque chose de sidérant. Nos élites sont mues par une invraisemblable prolo-phobie dont elles n’ont parfois même pas conscience », ajoute-t-il.

« Les impensés de la gauche sur la sécurité et l’immigration témoignent d’un déni persévérant de celle-ci face à l’expression de certaines souffrances sociales », estime-t-il également. A propos de la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, Patrick Buisson indique qu’elle « vient de signer la préface d’un ouvrage intitulé ‘pour changer de civilisation' ». Or, selon lui, « c’est ce que les Français ne veulent pas : ils sont attachés à leurs traditions, à leur clocher, à leurs usines ».

Concernant Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international et possible candidat à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle, il estime également que « son long séjour à Washington a fait de lui un Américain ». « Il veut bien faire la guerre, mais la guerre zéro mort, zéro risque. Il veut bien être candidat, mais sans primaires au PS pour ne pas abîmer son image et si possible, être élu président par acclamations. Pour Nicolas Sarkozy, c’est l’adversaire idéal », affirme-t-il.

Enfin, il pense que le seul obstacle à la réélection de Nicolas Sarkozy serait que « la France des petites gens (n’aille) pas voter ».

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