Le marketing de l'UMP vs la "marque Le Pen"

Le marketing de l'UMP vs la "marque Le Pen"

Depuis René Rémond, chacun sait que la droite française est composée de trois sensibilités qui perdurent à travers les temps, tout en changeant d’apparence et en partie de contenu : légitimisme, orléanisme et bonapartisme.

Le premier est attaché aux traditions et à la continuité de la France ainsi qu’à un certain souci du social, inspiré du catholicisme social ; le second est le porteur de drapeau du libéralisme, de la propriété privée, de l’entreprise ; le troisième place la relation du chef de l’Etat au peuple par dessus tout et n’hésite pas à recourir à des moyens autoritaires ou pour le moins étatique pour parvenir à ses fins.

Ces trois sensibilités perdurent dans la culture des droites françaises et finalement les victoires électorales de la droite supposent la représentation de ces trois sensibilités dans l’alliance électorale mise en place.

Or aujourd’hui, si les centristes ont bien du mal à incarner le libéralisme et donc la senbilité orléaniste, le Front National occupe le créneau légitimiste et une bonne partie du créneau bonapartiste.

L’UMP qui avait pour but lors de sa création de devenir le parti rassemblant toute la droite française a donc décidé de s’organiser en trois pôles, droite sociale, droite populaire, droite moderne.

Se faisant, sera-t-il capable de lutter avec la « marque Le Pen » ? cela semble bien difficile, car pour pleinement incarner une sensiblité politique, il faut non seulement un leader charismatique personnalisant ce courant, mais aussi la conviction que les attentes des électeurs de cette sensibilités se verront concrètement réalisées…

Créer des courants à l’intérieur de l’UMP au lieu de susciter des alliances électorales avec les centristes et le Front National ne semble pas en mesure de satisfaire les différentes sensibilités de la droite.

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