Le nouveau gouvernement et les indispensables réformes

Le nouveau gouvernement et les indispensables réformes

S’il est de bon aloi d’attendre quelque mois pour juger de l’efficacité d’un nouveau gouvernement, il n’est pas interdit de l’anticiper et voici mes premières réflexions.

La nomination de la Première ministre, Élisabeth Borne, est, à elle seule, la démonstration d’une communication, que je qualifierai de maladroite, non pas sur la personne, mais sur le fait que M. Macron semble avoir eu des difficultés à convaincre une femme pour ce poste après, semble-t-il, deux premiers refus, laissant à penser qu’Élisabeth Borne a ainsi été choisie par défaut.

Notre Président n’aurait pas dû s’engager, « quoi qu’il en coûte », à nommer une femme à ce poste. Il aurait été plus convenable de dire : « Je choisirai à ce poste une personne compétente et, si c’est une femme, ce n’en sera que mieux. »

Personne ne niera que nous vivons une des périodes les plus difficiles de notre histoire et le rôle du Président n’est pas de dire aux Français : « Tout va très bien, Madame la marquise » mais : « Je dois nommer impérativement un gouvernement de combat » !

En premier lieu, ce gouvernement aurait, par conséquent, dû être réduit à un maximum de 15 ministres, comme c’est d’ailleurs la règle dans de nombreuses démocraties.

Au lieu de cela, c’est un gouvernement pléthorique de 28 ministres et secrétaires d’États, seulement deux de moins que le précédent qui, rappelons-le a battu tous les records de la Ve République.

En opposition au « Il faut que tout change pour que rien ne change », célèbre réplique dans le film « Le Guépard », M. Macron nous impose « Il ne faut rien changer pour que tout change ».

En effet, dans les trois postes les plus importants avec les crises actuelles que sont l’économie, la sécurité des Français et la justice, il a gardé les mêmes. Nous pouvons donc douter de ses promesses sur un second mandat qu’il nous a présenté en rupture avec son premier.

La France a besoin d’un Président courageux, c’est-à-dire qui ne ment pas aux Français, qui ne pratique pas la méthode Coué et qui soit, avant tout, résolu à mettre en œuvre des réformes que les Français sont capables de comprendre si on leur explique la réalité de notre situation.

D’autres pays l’ont fait ou le font actuellement.

Rappelons pour la xième fois ces réformes nécessaires :

– Baisse drastique des dépenses de l’État pour les ramener en dessous des 50 % du PIB (contre 59,2 % en 2021) pour rejoindre la moyenne européenne.

– Baisse des prélèvements obligatoires, principalement sur les entreprises, en passant largement en dessous de 40 % du PIB (contre 44,5 actuellement).

– Réduction drastique des normes et décrets pénalisant inutilement notre économie.

– Et je rajouterai – même si, là, nous ne sommes pas les plus mauvais – : augmentation du budget militaire à 3 % du PIB (contre 1,7 % en 2021).

Toute autre action serait dérisoire si ce gouvernement n’adopte pas très rapidement ces réformes …

C’est beau de rêver, mais je ne suis malheureusement pas optimiste sur la capacité de ce gouvernement à les mener !

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(2) Commentaires

  • quinctius cincinnatus Répondre

    un exemple de chaos  » préparé  » à la française : …

    la Finale 2021 de la Coupe d’ Europe de football au Stade de France

    partout ailleurs un tel match demande DIX HUIT mois de préparation à Paris TROIS mois ont suffit !

    29/05/2022 à 10 h 17 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Vous oubliez la réforme de la Justice ( à laquelle il faut donner des moyens : lois, juges, greffiers, pénitentiaire etc … et la Police idem pour les domaines des Affaires Etrangères et l’ Enseignement …
    donc tout ce qui relève du REGALIEN

    27/05/2022 à 14 h 15 min

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