Le pouvoir socialiste dans ses œuvres

Posté le novembre 07, 2012, 10:52
7 mins

Le hourvari qui a salué l’action des militants identitaires sur le chantier de la mosquée de Poitiers m’a semblé complètement dis­proportionné. Il est sans doute dangereux de pénétrer sur un chantier. Mais le véritable danger n’est-il pas la réécriture de l’histoire par des imams revanchards et la volonté d’appliquer la charia dans notre pays qui doit l’essentiel de sa culture à la Rome païenne et à la Rome chrétienne, qui lui ont transmis les héritages d’Athènes et de Jérusalem ?

Il est clair que le traitement de cette affaire par les pouvoir publics a été politique (cela même que les socialo-écologistes reprochent à la Russie de Poutine !): les « meneurs » ont eu droit à une garde à vue de 48 heures (le maximum légal), un placement sous contrôle judiciaire, et à des poursuites pour incitation à la haine raciale (l’islam serait-il une race ?).

Mais une chose m’intrigue. Parmi les poursuites annexes, on lit qu’ils se­raient poursuivis pour vol et dégradation commis sur des tapis de prière.

Les Identitaires eux-mêmes ont répondu qu’ils contestaient le vol et la dégradation, sauf à supposer que le fait qu’un « infidèle » touche un tapis de prière suffirait à le dégrader.

Mais il y a plus bizarre encore : que faisaient ces tapis de prière dans ce qui n’est encore qu’un chantier ? De deux choses l’une : soit il s’agit de futurs tapis de prière et, à l’heure actuelle, ils ne sont donc que de vulgaires tapis que même un infidèle ne peut « dégrader » par le simple toucher ; soit il s’agit bien de tapis de prière, et alors, cela signifie que cette future mosquée sert déjà de mosquée. Est-ce à dire que les pouvoirs publics laissent, au mépris de toute sécurité, les musulmans de Poitiers pénétrer sur le chantier ? On se perd en conjectures…

 Le Parti socialiste s’indigne que Jean-François Copé ait osé suggérer une grande manifestation dans la rue pour dénoncer les « réformes » prévues par le pouvoir socialiste.

Sans méconnaître l’aspect électoraliste des déclarations de Jean-François Copé, il me semble que ces braves socialistes ne manquent pas d’air.

D’abord, ils n’ont jamais considéré que la droite issue des urnes fût légitime. Elle était toujours soupçonnée d’être trop « proche du FN », voire sympathisante de Vichy, quand ce n’était pas carrément nazie. Et la rue était toujours considérée comme une alternative sérieuse aux urnes.

Mais, aujourd’hui qu’ils ont le pouvoir, manifester serait une effroyable atteinte à la démocratie. On se pince pour s’assurer qu’il s’agit bien des mêmes !

Et, surtout, pourquoi la droite serait-elle seule privée du droit de manifester ? Tout le monde manifeste pour un oui ou pour un non. Mais il serait interdit de défendre, dans la rue, son pays et les valeurs qui l’ont lentement construit ?

Jean-François Copé n’est pas élu à la tête de l’UMP et cette manifestation ne verra peut-être jamais le jour. Mais, si c’était le cas, et que les revendications de cette manifestation correspondent aux intérêts nationaux, bien sûr que j’en serai ! Le PS ne voit aucun inconvénient à ce que des étrangers se mêlent de la politique française (et brandissent des drapeaux étrangers pour saluer leur victoire). Il ferait beau voir qu’il interdise aux Français de se mêler de leurs propres affaires !

Et si les hiérarques du PS veulent absolument avoir un cas de rejet de la « représentation nationale », je suis prêt à le leur offrir : non, la France de François Hollande n’est pas ma France et, oui, je considère que son entreprise de démolition (à laquelle, hélas, la droite a trop souvent prêté la main) est parfaitement illégitime – même si elle a été choisie par une courte majorité : je ne crois pas qu’une majorité ait le pouvoir de décréter la mort de ma patrie, contre l’avis de nos aïeux et celui de nos descendants (qui ne votent pas, mais dont l’avis ne peut pas être ignoré).

Je parlais à l’instant des liens entre PS et étranger. Je note que le Qatar, à qui les pouvoirs publics (tous gouvernements confondus) déroulent le tapis rouge, vient d’exiger la suppression d’un manuel d’histoire utilisé par le lycée français de Doha, qui s’appelle (ça ne s’invente pas !) le lycée Voltaire, au motif qu’il y était question de la chrétienté médiévale. J’ose espérer, sans trop y croire, qu’à l’occasion de cette intolérable agression, l’État socialiste va enfin ouvrir les yeux et s’apercevoir que la civilisation du Qatar est assez éloignée de la nôtre pour que nous soyons au moins prudents dans nos relations avec l’un des États les plus archaïques de la planète, au lieu de lui vendre l’intégralité du pays par appartements !

Une réponse à l'article : Le pouvoir socialiste dans ses œuvres

  1. Hommet

    12/11/2012

    Il faut lire et relire le Grand Soljénitsyne pour se pénétrer du fonctionnement d’un pays totalitaire dont le cas d’école fut la défunte URSS. Ainsi, s’agissant, en France, de la transformation de la défense contre l’islamisme en incitation à la haine raciale, l’islam n’étant pas une race, il suffit d’une loi à « large spectre » pour vous enfermer dans un corps de délits ou de crimes pour peu que le magistrat chargé du dossier appartienne à un syndicat bien connu pour ses position gauchiste. Ainsi dans la défunte URSS des années 30 à 50 (mort du paranoïaque criminel Staline) l’article 58 du code pénal pouvait vous envoyer pour dix ans dans un camp parce que, ayant été entendu critiquer la longueur ou la couleur des moustaches de Staline, ce commentaire était transformé en « atteinte à l’autorité de l’état », selon l’humeur du commissaire politique qui n’était en général qu’un voyou en uniforme mandaté par un pouvoir criminel. Bien entendu nous n’en sommes pas là en France. Mais l’on constate néanmoins un recul très sensible de la liberté d’expression sous la pression de ces commissariats politiques que sont ces associations chargées de la police de la pensée et de tribunaux prêts, comme dans le cas qui nous occupe à élargir le spectre d’une loi pour la faire coïncider avec un objectif politique.

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