Le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir

Posté le 15 janvier , 2019, 2:07
6 mins

Les manifestations de gilets jaunes du 12 janvier ont rassemblé un peu plus de monde que la semaine précédente.

Elles étaient porteuses des mêmes exigences. Elles seront, ce doit être dit, aussi vaines que toutes celles qui ont eu lieu depuis le 17 novembre – quand bien même le soutien aux gilets jaunes reste fort dans la population.

Macron n’a jamais eu la moindre intention, depuis qu’il s’est fait élire Président, de prendre en compte ce que pensent, ressentent et vivent des millions de Français.

Il n’a cessé de les traiter avec un mépris et un cynisme absolus.

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, il persiste plus que jamais dans le mépris et le cynisme.

Il n’a pas un seul instant envisagé d’infléchir la trajectoire qu’il entend suivre, et les mots employés par lui ou par ses fidèles au fil des semaines n’ont pas varié : « factieux », « putschistes », etc.

Il a compté d’emblée sur la lassitude des manifestants en leur opposant une surdité totale et une répression féroce.

Il a tenté ensuite de les prendre pour des imbéciles en leur jetant d’une main des miettes qu’il entendait vite reprendre de l’autre main.

Il était en cela logique avec lui-même : il pense sans doute vraiment que les gilets jaunes sont des imbéciles.

Il compte plus que jamais sur la lassitude des manifestants, reste sourd, réprime, et propose un « débat » inutile et factice en posant lui-même les termes du « débat », et en comptant en tirer lui-même les conclusions, qui seront, bien sûr, qu’il doit continuer dans la même direction.

Il pense, à force d’obstination, pouvoir parvenir à ses fins.

Il ne peut se permettre le moindre contact avec la population, car il sait qu’il est intensément détesté.

Cependant, il peut continuer à vivre et à agir retranché à l’Élysée, protégé par la police, en organisant quelques sorties publiques très circonscrites, en s’appuyant sur des grands médias aux ordres et sur une majorité à l’Assemblée nationale – qui, certes, ne correspond aucunement aux aspirations de la grande majorité du peuple, mais qui n’en est pas moins légalement en place.

Il perdra sans doute les élections européennes au mois de mai prochain, mais peu lui importe.

Il continuera à s’appuyer sur la minorité de la population qui le soutient : 18 à 20 % du peuple français. Peu ou prou, ceux qui ont voté pour lui au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

Il pourra tenter d’élargir son électorat en comptant sur le vote musulman, qu’il n’a cessé de chercher à séduire.

Il pourra même raisonnablement penser être réélu en 2022 en s’arrangeant pour se retrouver à nouveau face à Marine Le Pen, qu’il s’efforcera, bien évidemment, de diaboliser une fois encore.

Si les choses se passent ainsi, et on peut raisonnablement craindre qu’elles se passent ainsi, on peut tout aussi raisonnablement se demander où en sera la France à ce moment.

Ce qui doit être compris que j’ai déjà évoqué, mais qui reste insuffisamment compris, doit être souligné à nouveau.

Macron a été mis en place par une nomenklatura française qui lui a donné une tâche : remodeler la France conformément à ses intérêts à elle, nomenklatura française, et conformément aux intérêts de la nomenklatura européenne et de la nomenklatura mondiale.

La nomenklatura française détient les pouvoirs économique, médiatique et financier. Elle s’est dotée du pouvoir politique. Elle a ses cadres et ses employés directs (les 18 à 20 % de Français qui soutiennent Macron).

Elle a besoin d’un vivier d’immigrants où recruter ses domestiques (l’immigration musulmane). Elle n’a pas besoin du reste de la population, qu’elle entend condamner à payer, à s’appauvrir, et à se taire. Elle cherche la dissolution des repères pour obtenir le silence et l’immigration musulmane lui sert aussi à broyer l’identité culturelle française et la souveraineté nationale.

Macron remplit son rôle et entend continuer.

Je l’ai déjà dit : le mouvement des gilets jaunes a été, par-delà les discours confus qui peuvent l’imprégner, le sursaut désespéré d’un peuple qui ne veut pas mourir. Des sursauts semblables se sont produits ailleurs en Europe et dans le monde et ont gagné. Le sursaut français gagnera-t-il ou sera-t-il écrasé ? Je crains pour l’heure qu’il ne gagne pas, mais j’espère vivement me tromper.

 

 

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11 Commentaires sur : Le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir

  1. vozuti

    20 janvier 2019

    Le plus étrange,c’est ce parti “agir” qui a été crée par les soutiens de juppé,sans que ce dernier ne s’y inscrive.
    alors qu’ils ne sont crédités que de 2% des voix et que personne ne les connait, les représentants d’agir sont invités tous les soir à venir débattre sur les plateaux de tv comme s’ils représentaient une force politique majeure.
    Quant à leur discours,il consiste à flatter macron en expliquant qu’il sont plus macronnistes que macron lui-même et que ce dernier à besoin de s’allier avec eux.
    On peut se demander pourquoi juppé ne dirige pas son parti explicitement pour profiter des problèmes de macron ,au lieu de se cacher dans les fourrés et d’envoyer ses représentants tous les soir sur les plateaux pour faire du léchage.
    C’était exactement la même tactique pendant l’affaire fillon, juppé affirmant sans cesse qu’il n’avait pas l’intention de prendre la place de fillon et que le pouvoir et la politique ne l’intéressaient plus,car pour que fillon lui laisse la place il ne fallait pas que ce dernier le suspecte d’être à l’origine de ses ennuis.
    De même,tant que macron ne suspecte pas juppé,macron reste aussi inoffensif qu’un agneau près à se faire dévorer et essayant de s’échapper en vain,alors que s’il le suspecte le chasseur devient la proie et inversement.

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  2. HansImSchnoggeLoch

    19 janvier 2019

    Le peuple qui ne veut pas mourir devra encore attendre quelques mois pour frapper fort.
    Il aura alors une chance inouïe avec un petit morceau de papier format A6 qu’il devra glisser dans la fente d’une boite.
    Ce qui sortira de la boite dépendra de ce qui figurera sur les petits bouts de papier.
    Le peuple qui ne veut pas mourir devra avoir assez de c… pour se décider une bonne fois pour toutes.
    Si cette dernière chance n’est pas prise le peuple méritera de mourir, personne au monde ne se mouillera pour lui.

    Seul un nouveau rapport de force pourrait déflecter le flot d’intentions nocives du locataire élyséen.

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  3. IOSA

    19 janvier 2019

    Petit prince vient de prendre une raclée lors de la réunion des maires d’Occitanie :

    Remerciements à M. Venries Christian, maire de la commune de Saint Cirgues, qui a tenu la dragée haute pendant au moins 30 mn. C’est un homme franc et au parler vrai, nul besoin pour lui de faire des courbettes à sa majesté qui a botté en touche.
    M. Venries faisant remarquer l’absence des élus du RN, à qui M. Le préfet du coin, a semble t’il “oublié” l’existence.

    Nul ne peut donc affirmer que le grand débat voulu par petit prince sera impartial et tous peuvent affirmer par l’absence même des élus de l’opposition, qu’il s’agit effectivement d’une campagne électorale aux européennes.

    Gageons qu’à force de prendre les gens pour des idiots, ces derniers s’en rendront compte de l’incompétence du groupe macronien à diriger un pays.

    Le grand débat est une farce pour masquer bien plus que les européennes de Mai prochain, Macron a pour seul objectif de réduire les salaires et par l’effet des vases communicants à nos futures retraites….. pour le plus grand plaisir du MEDEF.

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  4. vozuti

    18 janvier 2019

    en regardant les médias on remarque 4 choses anormales :
    1) depuis le début,les médias ont fait une gigantesque publicité à cette révolte populaire des gilets jaunes.
    2) les médias ont également cessé leurs commentaires haineux envers le FN,qui est présenté comme le seul parti d’opposition.
    3) LR qui était habituellement le chouchou des médias a été quasiment effacé.
    4) dans les débats quotidiens sur les chaines de désinformation telle que bfm wc,le parti le plus représenté est “agir”,alors que personne ne connait ce parti qui vient d’etre crée par des inconnus jupéistes.
    on peut en déduire que les médias nous préparent une présidentielle anticipée après les européennes,entre juppé et lepen. inutile de dire qu’au second tour m.le pen sera à nouveau lynchée par les médias et balayée.
    macron pense qu’il peut s’en sortir grâce à son talent de négociateur,mais le mouvement des gilets jaunes n’est que le hors d’oeuvre.que fera-t-il lorsqu’après les européennes le duc de bordeaux demandera aux imams d’inciter les “djeunes” des cités à se joindre à la fête et que les médias lui donneront l’ordre de laisser sa place,comme ils l’ont fait avec fillon?
    trop tard pour se défendre,il n’aura pas d’autre option que de démissionner.

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    • alain

      18 janvier 2019

      En parlant des medias je pense que vous parlez des oligarques mondialistes qui les possedent et les dirigent !
      Effectivement on a bien vu aux dernieres présidentielles qu’ils avaient choisi successivement, Juppé, Fillon puis Macron.
      Meme si les français ont la mémoire courte ils navaleront plus Juppé ou Fillon , ou tout autre cheval qui aurait eu une attitude ambigûe ou hostile avec les gilets jaunes.

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      • vozuti

        18 janvier 2019

        malheureusement les médias mondialistes peuvent faire avaler n’importe quoi à la majorité des français.
        si les gilets jaunes sont soutenus par 70% des français,c’est parce qu’ils n’ont pas encore été diabolisés par les médias.de même,si le FN n’était pas diabolisé et dénigré par les médias,il gagnerait toutes les élections avec 70% des suffrages.
        ce qui est surprenant depuis quelques mois,c’est que les médias jouent contre leur camp.ils font monter la révolte populaire et le fn,pour affaiblir le gouvernement mondialiste de macron.tout le contraire de ce qu’ils font depuis 30 ans!
        à mon avis,il faut bien comprendre que cette tactique des médias est provisoire:
        dès que macron sera tombé et que le fn semblera en mesure de gagner toutes les élections,les médias appelleront juppé au secours,comme ils l’ont fait après avoir cassé fillon,et dès que juppé sera lancé en orbite,la diabolisation du fn reprendra de pus belle…j’aimerais penser comme vous que les français refuseront d’avaler cette nourriture avariée et répugnante qu’est juppé,mais malheureusement je crois qu’ils obéiront et avaleront sans rechigner.

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  5. IOSA

    17 janvier 2019

    Mourir pour mourir… autant en emporter le plus possible avec nous !

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  6. HansImSchnoggeLoch

    17 janvier 2019

    Vous prendrez bien un petit verre de Dalmore 62 avant de mourir cher peuple?

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  7. Bainville

    16 janvier 2019

    La démocratie dégénérée( dés 1789 par la préférence donnée à l’émeute) est en phase finale: là où Platon la montre se muant hideusement en tyrannie. Mais, avec la médiocrité des caractères, la servilité des médias sans idéal et sans mœurs, médias qui trompent à chaque instant les ilotes qui les écoutent et après votent, l’affaire est bouclée pour groupes d’influence surpuissants. On sait d’où le pantin élyséen sort, de la puissance infiniment influente, qui subventionne toute pourriture. Cette tyrannie est bancale car elle organise le chaos dans les parties urbaines du pays, l’anarchie.
    Pas d’autorité pour contrer les vandales et les envahisseurs en rangs serrés mais une répression hideuse contre les français qui commencent à exercer un droit fondamental, reconnu quand même par la Déclaration maçonnique de 1789( les Frères pensaient alors au Roi, lieutenant de Dieu).

    Cette abêtissement de la nation est criant quand on jette un regard sur les fausses élites, politiciens, et histrions. Pas un parti dont “l’état major”, un bien grand mot pour obéir aux consignes supranationales, ne soit garni de fonctionnaires diplômés tentant une carrière exempte de tout courage, baptisé “dérapage” par les histrions de la Presse, reniant les engagements mensongers des programmes.
    Le système représentatif corrompu et déformé par un mode de scrutin verrouillé, interdit à quiconque convoite une place politique de dire la vérité sur le gouffre qui attend les français.

    Alors on ne veut plus voir défiler la droite honteuse, ayant renié le programme RPR de Villepinte en 1991 reprenant alors la vision réaliste du FN de l’époque.
    On ne veut plus voir de clown se faisant élire en louchant toujours sur ce programme de résistance du FN, puis s’entourer de ministres gauchistes ou tremblant de peur à l’idée d’être mal notés par les médias décérébrés par leur esclavage financier.
    Leur seule qualité a été celle de la continuité dans l’inaptitude et l’aveuglement volontaire face aux grands désastres, moraux, financiers, industriels, immigrationnistes.
    Alors que le Front National, trahi par son chef, s’est laissé avilir par Mme Le Pen, qui a repris l’idéal fonctionnarisé, fiscaliste à outrance, la tendance sociale abandonnant toute vertu et tout effort, pour s’entourer d’une camarilla dépassant tout ce que les ennemis de la vraie droite d’avant auraient pu imaginer.
    Vouloir être invité à des dîners où se suggère l’avenir des français en dehors de tout débat, voilà l’idéal misérable de cette politicienne à court terme, elle a presque rejoint le troupeau de nos élites courant après le chien crevé au fil de l’eau.

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  8. HansImSchnoggeLoch

    16 janvier 2019

    Un peuple qui ne veut pas mourir…

    Au lieu d’envahir la France les peuples feraient bien de retourner chez eux combattre le mal qui les fait fuir.
    Toute liberté a un prix et parfois il faut y laisser sa peau.
    En contrepartie cela éviterait au peuple qui se fait envahir de mourir à leur place.
    La “justice sociale” des peuples y gagnerait.

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  9. IOSA

    15 janvier 2019

    Et si le peuple gilets jaunes survit jusqu’au prochaines présidentielles, il se pourrait bien qu’en face de Macron, ce ne soit pas Marine, car n’en doutons pas, Macron et sa clique feront tout pour être haïs comme jamais personne ne l’a été et sans doute plus que Judas. et le RN.

    J’ai regardé longuement le direct et j’ai vu un bateleur des foires vanté sa camelote, mimant au mieux Sarkosy dans ses postures et j’ai trouvé ce spectacle à vomir devant la pâle imitation de guignol.

    Ce grand débat est déjà sous contrôle gouvernemental, deux ministres pour l’animer, sur cinq garants de l’impartialité du débat, 2 sont choisit par le gouvernement (LREM), 1 sera choisit par le président de l’assemblée national (LREM), 1 par le président du sénat (LR, devenu depuis peu Les Républicains d’Emmanuel Macron) et le dernier par le conseil économique social et environnemental tenu par le MEDEF, tout est dit ou plutôt le paquet est ficelé d’avance.

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