Le village gaulois

Le village gaulois

« La France n’est pas en Europe ; elle est l’Europe. Ce fut longtemps sa force, c’est désormais sa faiblesse. Son destin était de rassembler l’Europe continentale ; l’avenir radieux qu’on lui présente est de constituer un Texas ou une Californie des Etats-Unis d’Europe. (…)

Quand Paris est envahi en 1814, que les cosaques font boire leurs chevaux dans la fontaine de la place de la Concorde, Chateaubriand évoque incontinent la prise de Rome apr les barbares.

L’assimilation de notre pays à l’Empire romain paraît incongru à nos contemporains, voire ridicule. Nous préférons depuis plus d’un siècle, nous référer à nos « ancêtres les Gaulois ». Sur le mode savant au XIXe siècle, aprodique aujourd’hui. « La grande nation » française porta pourtant longtemps la haute ambition de donner la « paix romaine » à l’Europe. Ses héritiers ne veulent plus le savoir. Ils l’ignorent ou en ont honte. S’identifient désormais au « petit village gaulois qui résiste encore et tjours à l’envahisseur ». Moqueur et gouailleur. Irréductible, mais acceptant finalement sa soumission au maître admiré autant que brocardé. Le maître d’un empire qui nous paraît lointain, étranger. » Eric Zemmour, Mélancolie française

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