Le wokisme au pouvoir

Le wokisme au pouvoir

La nomination de Pap Ndiaye comme ministre de l’Éducation nationale est à la fois la surprise que les communicants s’acharnent toujours à introduire dans un tel « casting » et le principal motif d’inquiétude sur ce gouvernement.

Il devrait être à peine nécessaire de préciser que cela n’a rien à voir avec sa couleur de peau ou son origine. Mais, puisque toute l’extrême gauche le défend en disqualifiant toute critique comme « raciste », je préfère prendre les devants.

Non, le problème est politique et même, si j’ose être un peu solennel, civilisationnel.

Cela devrait d’autant plus sauter aux yeux que cet universitaire succède à Jean-Michel Blanquer et qu’il incarne une politique radicalement opposée.

J’ignore naturellement ce que fera M. Ndiaye. Et je ne peux pas dire que le bilan de Jean-Michel Blanquer ait été mirobolant. Mais, symboliquement, M. Blanquer représentait la gauche républicaine « canal historique », favorable à la méritocratie et hostile à la discrimination positive.

Il est vrai que, sous sa tutelle, des milliards ont été déversés dans les banlieues perdues et que, financièrement du moins, il a bel et bien pratiqué la discrimination positive, abandonnant la France des gilets jaunes pour soutenir la France de l’immigration.

Mais ce n’était pas la politique qu’il défendait publiquement.

Pap Ndiaye, au contraire, est un universitaire connu pour être « spécialiste des discriminations » – ce qui, dans ce contexte, signifie qu’il soutient les pires lubies du « wokisme » qui nous vient des campus américains.

En particulier, il est intervenu dans au moins une réunion interdite aux Blancs.

Attendons naturellement de voir ce qu’il va faire – il est tout à fait possible, compte tenu de l’incroyable inertie du « Mammouth », qu’il ne puisse tout simplement rien faire.

Mais ce qui est certain, c’est que sa nomination est un symbole pour l’extrême gauche « décoloniale », « woke » et multiculturaliste.

Jean-Luc Mélenchon n’a même pas besoin d’être Premier ministre (comme il se targue de l’être après les législatives) : ses idées sont d’ores et déjà au pouvoir. Il est vrai qu’avec ces « centristes » qui prétendent couper l’herbe sous le pied de la gauche, comme M. Macron aujourd’hui ou M. Giscard d’Estaing hier, la gauche progresse « sous faux drapeau » – en attendant d’aller encore plus vite sous son propre drapeau !

Et les perspectives d’intégration des jeunes Français de papier détestant la France s’éloignent encore davantage.

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(1) Commentaire

  • Gabriel Répondre

    Où sont passés ces lumières qui se suicident à petit feu…

    25/05/2022 à 15 h 43 min

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