Légalisation du cannabis et aliénation du peuple

Légalisation du cannabis et aliénation du peuple

L’aliénation des populations va bon train, tandis que le cannabis se banalise.

Le cannabis est actuellement au cœur d’une question de légalisation, pilule difficile à faire passer dans le fatras de lois qui caractérise notre république en passe de devenir totalitaire.

L’incohérence et l’hypocrisie s’étalent de façon flagrante aux yeux d’une population ayant l’indifférence des vaches qui regardent passer un train.

On n’insiste jamais sur les points essentiels de la question. Ce qu’il faut retenir est que la substance active du cannabis, le THC, est passée, grâce à la manipulation génétique, de 0,3 % à 30 %. Le cannabis OGM actuel est donc bien plus toxique que dans les années 60. Ses effets délétères perdurant 24 heures après le dernier joint sont loin d’être anodins pour la sécurité publique.

Les Français, déjà champions du monde en consommation d’anxiolytiques et antidépresseurs pharmaceutiques sont aussi les champions d’Europe de la consommation de cannabis. Cocori­co ! Cela fait beaucoup dans le sens des records négatifs que nous avons la singularité d’accumuler.

Certains osent minimiser en comparant la nocivité du cannabis à l’alcool et au tabac. Mais ces deux denrées néfastes ne sont pas au même niveau de toxicité.

Sachant que de plus en plus de gens, de tout niveau social, fument du cannabis, les routes sont de moins en moins sûres. C’est ainsi la plus grande cause initiale d’accidents routiers (parfois ajouté à l’alcool), loin devant la vitesse. Or, la sanction contre le cannabis et l’alcool dans les accidents est encore trop légère.

De plus, l’impact du cannabis ou autres drogues sur des cerveaux d’adolescents en cours de structuration n’est pas le même que sur des cerveaux d’adultes matures.

Quant à parler de drogues douces et dures, cela relève de la naïveté puérile : il n’y a pas de drogues dures ou douces, il y a des drogues, point final.

Cependant, les effets du cannabis, de la cocaïne et des drogues synthétiques (ces dernières étant en vogue) n’ont pas le même impact socio-sanitaire que le tabac ou l’alcool. Leur effet immunodépresseur est beaucoup plus important et, quand on a plus d’immunité, on meurt de n’importe quelle maladie, même bénigne.

Certes, la légalisation du cannabis arrangerait l’État en quête éternelle d’argent et qui vit à crédit.

La vente légale au bureau de tabac ou ailleurs dans les commerces de tels produits permettrait bien évidemment de prélever des taxes et aussi d’employer du personnel, ce qui améliorerait les statistiques du chômage.

Mais on peut douter que cela arrêterait les trafics. Ceux-ci continueraient avec des prix de vente moins élevés, hors taxes comme pour le trafic de tabac qui se porte bien.

Mais ce qui arrange par-dessus tout l’État, c’est l’augmentation de l’aliénation de la population. Les moutons se font tondre encore mieux et acceptent d’autant plus facilement le régime totalitaire qui est en train de se mettre en place, dans la plus grande discrétion législative, au nez et à la barbe des Français, avec l’aval discret de quasiment tous les partis politiques.

Pendant ce temps-là, des centaines de junkies, comme on les appelle aux USA, ou cassos perturbés consomment le cannabis, puis mettent au monde des enfants intoxiqués in utero avec, à la naissance, un « pet au casque » qui créera plus tard des enfants « difficiles » aux comportements sauvages et dé­linquants. Et eux-mêmes consommeront du cannabis et feront ensuite des enfants perturbés, de jeunes cassos (cf. le film « La tête haute »)…

Le règne d’une mafia de dirigeants est d’ailleurs une mode au niveau mondial. C’est ce que l’on appelle la mondialisation. Seules quelques personnes encore lucides et instruites par une information sérieuse le savent. La majorité subit en silence ou s’en fiche, enfumée par la plupart des médias institués, et par leur « p’tit joint » quotidien. Et la banalisation du cannabis fait son chemin, ouvrant la voie à des drogues plus toxiques encore et entraînant plus de dépendance.

Georges Orwell avait raison : Big brother s’installe grâce au silence des agneaux shootés !

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(19) Commentaires

  • DE SOYER Répondre

    Le gouvernement des branleurs socialistes ne fait rien pour réprimer, petit ratiocinateur socialiste!

    15/02/2016 à 18 h 50 min
  • greg Répondre

    Hello,

    le cannabis une fois légalisé ne changera pas le niveau de consommation, l’exemple inverse de la prohibition nous le démontre.
    Les consommateurs auraient la possibilité de cultiver ou d’acheter en toute sécurité des produits de qualité.
    En revanche les banlieues (restons évasif) qui vivent largement de ce trafic seraient poussées à la révolte. (voir 2005)
    Voilà le rapport de force que les politiques prennent en compte. On laisse donc les gens se droguer et enrichir la « diversité », qui a par voie de conséquence a les moyens de ses ambitions, c’est à dire l’argent et une clientèle soumise comme adversaires désignés.
    Comme toujours chez nos politiques, ils ont tout faux mais la paix pendant le règne, et après moi le déluge.

    08/02/2016 à 16 h 16 min
  • Claude Roland Répondre

    « La soit-disant différence de toxicité entre les différentes formes de drogue est une escroquerie.  » Je veux bien comprendre que Joresse a certainement voulu dire, par cette phrase ambigüe, que ceux qui minimalisent les effets de certaines drogues par rapport à d’autres sont irresponsables. En effet, on ne peut comparer les effets du cannabis avec la drogue krokodile (dernière en vogue) dont il suffit de regarder les blessures sur l’Internet.
    Si l’alcool tue indéniablement et provoque des accidents routiers, il en est de même du cannabis, qui plus est mélangé avec l’alcool. Les forces de l’ordre ont enfin des test pour ces produits chimiques et les interpellations vont bon train. Le résultat de cette consommation reste les excès de vitesse et les pertes de contrôle qui en sont la conséquences majeure (risque x par 14). Moins de drogue et d’alcool engendrerait moins d’accidents car les excès de vitesse de personnes non alcoolisées et non droguées sont minoritaires, ce que ne veulent pas avouer les assos contre la violence routière qui préfèrent la culpabilisation et la répression aveugle et tout azimut. Dans les accidents mortels, 21 % sont dus à la drogue et 30 % à la présence d’alcool dans ces accidents. Donc déjà, la cause toxique est majoritaire (51%). Mais on peut compter sur Joresse pour nous sortir d’autres stats et détails inutiles.
    Cela dit, vous remarquerez qu’il ne condamne en rien l’aliénation de la population pour que l’escroquerie socio-politique continue.

    08/02/2016 à 12 h 48 min
  • Maximilien Répondre

    Vous n’est que des ignorants et des tyrans. Vous êtes du mauvais côté de l’Histoire et de la Justice. La loi pénalisant l’usage du cannabis est anticonstitutionnelle et les soi-disant bien pensants anti-shit ne sont que les raclures de l’humanité. Maudits soyez-vous

    07/02/2016 à 22 h 41 min
  • BRENUS Répondre

    Pour ceux qui veulent du bien à JOJO, ne le contrariez surtout pas dans son désir de pomper le chichon. Au contraire, encouragez le. Avec l’augmentation continuelle du taux de matière active dans la beu il ne va pas tarder à perdre les derniers neurones qui lui restent. Le seul ennui – et de taille- c’est la promo qu’il fait pour cette merde (shit) ravageuse de synapses auprès de jeunes populations naïves.

    07/02/2016 à 16 h 38 min
    • Jacky Social Répondre

      @Ave Brenus. Je vomis ce Jojo. Lui, ses petits camarades et leur nonsense me coutent tres cher en taxes de toutes sortes (IPP, TVA, communes, poubelles-la-vie, accises, redevances, etc.) pres de 70% de mes revenus pour des « services » tres, tres approximatifs (il parait qui z’ont pas z’assez de moyens!!!!). N’allez jamais imaginer une seule seconde que je veux du bien au Jojo. Je l’execre dans un long conchiement bien petaradant comme un feu d’artifice du Nouvel An.

      07/02/2016 à 17 h 25 min
  • Triskelll Répondre

    Cet article est truffé de conneries…
    Les consommateurs d’aujourd’hui ne prennent pas plus de THC qu’il y a 20 ou 25 ans, époque à laquelle circulaient des hash très purs et très forts…
    Une fois de plus, quelqu’un qui d’évidence n’y connaît RIEN ouvre sa gueule sur le sujet avant d’aller se taper son Nième pastaga.Sur le sujet,
    les gens qui font de l’angélisme ont un point commun avec ceux qui le diabolisent : OU ils mentent, OU ils sont vraiment très cons.

    04/02/2016 à 12 h 41 min
  • KShoo Répondre

    Voici 25 ans cette année, que je milite pour une régulation de la filière récréative et thérapeutique du chanvre/cannabis.
    Nous avons créer le CIRC (collectif d’information et de recherche cannabique) pour répondre à la propagande que les partisans de la prohibition ne cessaient de répandre dans les médias et que nos politicien(ne)s démagogues répétaient à loisir. Et 25 ans plus tard, l’on peut lire encore les même inepties.

    Ce qui est pratique sur la question des drogues, c’est qu’on peut raconter n’importe quoi sans avoir à le démontrer. Ainsi on évoque un chanvre/cannabis OGM ? Qu’elles sont vos sources ? Les autorités ont-elles déjà découvert un laboratoire clandestin où des généticiens recrutés par le crime organisé, se livreraient à des manipulations ? Les analyses menées sur les produits saisis ont-elles déjà prouvées la présence d’un gène étranger dans l’ADN de la plante ? Un peu de sérieux que diable ! Aucun réseau criminel ne s’est jamais livré à ce genre d’activité risquée et onéreuse. Le produit tel qu’il est, rapporte bien assez !
    Pour être plus précis, on peut parler de sélection comme cela se pratique en agriculture. On choisi les meilleures spécimens selon des critères précis de précocité, de rendement, de goût, d’effet et d’aspect aussi. Point besoin d’aller taquiner le génome.

    Quant à la comparaison avec d’autres substances, cela fait longtemps qu’elle se pratique. Mais ça n’est pas à l’alcool ou au tabac qu’on la fait, ces deux drogues étant responsables, elles, d’une 100taine de milliers de morts chaque année (aucune pour le chanvre…), sans parler de la dépendance physique et psychique qu’elles entrainent.
    C’est plutôt au thé et au chocolat que des chercheurs ont comparer la plus populaire des drogues illicites. Ni plus, ni moins…

    Effectivement, il n’y a pas de drogues douces ou dures, mais des usages doux ou durs des drogues.

    Le reste de cette prose n’est qu’un ramassis de formules se voulant politiques mais franchement obscurs, reprenant des arguments dépassés dignes de la propagande des campagnes de tempérance des USA des années 1930.

    C’en est véritablement une perte de temps que d’y répondre…

    Fédération des CIRCs

    03/02/2016 à 9 h 15 min
  • Jacky Social Répondre

    Quoi? Le petit fascistoide pourri jusqu’a l’os sans moelle est pour le cannabis et nage en plein relativisme. Rien d’etonnant. Nous somms dans le plus pure trollisme a la Jojo. Classement vertical.

    02/02/2016 à 21 h 59 min
    • Jaures Répondre

      « est pour le cannabis ». Ben voyons !
      Je suppose donc que ceux qui ne veulent pas l’interdiction pure et simple de l’alcool et du tabac sont pour l’alcoolisme et le tabagisme.
      Relisez ce qui est écrit avant d’écrire un commentaire.
      Ce n’est pas la première fois que je vous le dis.

      03/02/2016 à 9 h 33 min
      • Jacky Social Répondre

        @Jaureich-Ein-Zwei: « Ce n’est pas la première fois que je vous le dis ». Depuis quand suis-je tenu de vous respecter et de faire ce que vous dites, mon petit gars? Vous etes pour un monde qui tourney a l’envers.

        03/02/2016 à 9 h 55 min
    • Triskelll Répondre

      Mon vieux, t’es vraiment un pauvre gars…
      Mais ce n’est pas étonnant.Tu n’as même pas conscience de ta propre propension au fascisme
      (je parierais bien que tu as une sympathie inavouée
      pour Valls, allez, fais ton coming-out)
      Tu as déjà entendu parler de la sociologie des prénoms? Un « Jacky », dans les années 90, c’était le beauf, le bidochon…Tu colles parfaitement. Le beauf
      fascisant. Allez laisse-moi deviner, dans ta famille, la dernière génération doit compter Bryan, Brandon, Brenda…
      Tu n’as pas fait l’effort de t’extraire du misérable niveau intellectuel dans lequel tu es né, d’évidence.
      Tu n’as jamais voyagé, regardé comment les choses se passent ailleurs (le cas échéant, tu serais un peu moins con et sûr de toi.)
      Et tu applaudis à tout rompre un article compilant les meilleures punchlines raccoleuses de TF1, W9, M6 et « cons sorts »^^
      Parce que tu n’as pas plus de pertinence que ça.
      Parce que tu n’es qu’un abruti, imbu de lui-même, rêvant comme tous les FACHOS d’imposer ton point de vue et ton mode de vie à ton voisin.
      Ça te rassurerait que tout le monde soit à ton niveau, tu te sentirais moins seul…
      On prend ici George Orwell à témoin?? Mais quelle honte!
      Pour information à la kyrielle d’ignares (si suffisants
      de leur incomparable maîtrise de la langue de Molière, quelle gloire devant l’Éternel…), TOUTES les études à charge contre le chanvre ont été opérées ou financées par des labos pharmaceutiques.
      Les études aboutissant à des conclusions relativisant ses dangers étaient menées par des universités, ne trouvant AUCUN intérêt dans l’affaire.
      Mais ça ne t’effleure pas le ciboulot Jacky.
      Tu portes bien ton prénom, finalement, tu es un Jacky.

      04/02/2016 à 13 h 19 min
  • Bibz Répondre

    On va de conneries en conneries sur cet article…
    Ce n’est pas l’état qui veut une légalisation mais bien le peuple (65% sont pour une dépénalisation, sondage Figaro)

    Cet article est un beau torchon de propagande anti-cannabis écrit par quelqu’un qui est soit aveugle, soit complètement c**!

    La prohibition du cannabis en France permet juste aux mafias et bandes organisées de se faire des millions d’euros par mois en vendant un produit coupé au produit chimique, dans tous les lycées et collèges. Et par la même occasion de crée des zones de non-droit ou les policiers ne peuvent même plus rentrer sans se faire caillasser.

    Celui qui dit qu’une légalisation n’arrêtera pas les trafics est un menteur. La majorité des Français préférait payer plus cher pour ne pas avoir à faire à ces réseaux douteux, qui en plus nous proposent d’autres produits (coke, héro)
    Cela créerait de vrais emplois taxés .

    Claude Roland, « Quant à parler de drogues douces et dures, cela relève de la naïveté puérile  » Alors pourquoi l’alcool est légal, lui qui multiplie les risques sur la route par 7, alors que le cannabis est moins puissant (multiplié par 2 ou 3) ? Bref je vous laisse dans vos délire de vieux sénile

    02/02/2016 à 15 h 56 min
  • Raoul Villain Répondre

    « Quel autre produit qui causerait autant de dégâts seraient tout de même autorisé » ?

    Une telle indigence dans la forme (« seraient » au lieu de « serait ») est le parfait reflet d’un néant absolu sur le fond.

    L’imbécillité à l’état pur: le socialisme est le shit du peuple…c’est illégitime mais c’est légal.

    02/02/2016 à 15 h 14 min
    • Jaures Répondre

      Pour la faute de grammaire, vous avez raison.
      Pour le reste, des invectives mais pas l’embryon d’un argument.
      Vous n’êtes bon que pour la science des ânes.

      02/02/2016 à 17 h 57 min
      • Raoul Villain Répondre

        Je suppose que vous êtes persuadé que vos sophismes sont des arguments. Un bon conseil, en plus du Bescherelle investissez dans un dictionnaire. Quant à l’expression « science des ânes » vous l’avez déjà commise plus que de raison. Il y a internet dans votre hospice?

        Il est patent que vous ne maîtrisez absolument pas la langue française puisque la faute est un bug classique des correcteurs de traitement de texte.

        Il est aussi évident que vous ne maîtrisez pas plus les sujets sur lesquels vous déversez votre bile rosâtre. Peut être est-il préférable d’être compétent dans un domaine, fût-ce la « science des ânes », que d’étaler une cuistrerie ridicule et vaine?

        L’article est très bon et se suffit en lui-même; il a même le mérite de vous répondre sans vous avoir lu. C’est dire si votre « intervention » est vaine et convenue.

        Vous ne méritez pas le respect: un valet reste un valet (même en livrée rose luxueuse). Vous n’apportez rien sur ce site; au contraire vous « trollez » le dialogue nécessaire entre toutes les droites.

        Votre objectif est méprisable comme votre personne. Ouste !

        02/02/2016 à 21 h 35 min
        • Jaures Répondre

          Comme d’habitude, des invectives, des affirmations non étayées, aucun argument rationnel,…
          Continuez donc à relever les fautes d’orthographe.
          Chacun participe au débat selon ses possibilités.

          03/02/2016 à 9 h 29 min
        • Laffitte Répondre

          Avec la neutralité la plus totale en arrivant ici, j’observe les 2 commentaires: celui de Jaures étaye quelques arguments appuyés de chiffres ainsi que quelques idées ou notions ‘philosophiques’ sur la gestion d’un problème de société. Bref, à mon sens, et que je sois d’accord avec ses arguments ou pas, un commentaire qui relève d’un débat.
          De l’autre côté, dans le commentaire de Raoul Villain, j’observe une remarque sur une faute d’orthographe (qui est simplement le vecteur de transmission d’une idée) qui sert ensuite à dénigrer le propos de Jaurès dans son ensemble, sans lui opposer d’arguments et sans ajouter de réflexion sur le débat initié par celui-ci. Enfin, des attaques personnelles sur sa personne, assez violente d’ailleurs.
          Je regrette, Raoul Villain, mais je ne vois pas pourquoi l’on serait tenté de vous écouter ou de s’intéresser à votre propos, réfuter un argument par des attaques personnelles me semble à l’opposé de la vertu.

          05/02/2016 à 10 h 37 min
  • Jaures Répondre

    Il est exact que la France fournit le plus gros bataillon de consommateurs de cannabis. Il est un fait également que la législation française est l’une des plus répressive d’Europe.
    On voit donc qu’il n’y a aucun lien entre consommation et répression. L’expérience américaine de la prohibition avait d’ailleurs montré que l’interdiction d’une drogue aussi largement consommée est totalement inefficace et ne fait qu’entretenir mafias et délinquance opportuniste (trafic d’armes notamment).

    La soit-disant différence de toxicité entre les différentes formes de drogue est une escroquerie. L’alcool, c’est 50 000 morts par an en France. La cigarette tue un consommateur sur deux. Qui suggère sur ces bases d’interdire la vente de ces deux drogues ? Quel autre produit qui causerait autant de dégâts seraient tout de même autorisé ?
    C’est que l’on sait que les drogues existent au sein de toutes les sociétés. La question n’est donc pas de les interdire, ce qui relève d’une totale et inefficace hypocrisie, mais de les gérer.

    Les gérer, c’est d’abord mettre en oeuvre une réelle politique de prévention. Or, on a vu récemment qu’une publicité viticole avait (outre l’utilisation fallacieuse de données scientifiques) coûté à elle seule plus chère que le budget annuel consacré à la prévention contre l’alcoolisme. On voit tout de suite le statut différent d’une drogue selon qu’il est ou non produit en France ou/et lié à un réseau de distribution influent.
    Pas de moyens consacrés à la prévention, c’est la démission de l’autorité publique face à la marchandisation des drogues.

    Gérer, c’est ensuite contrôler les produits. En contrôler la qualité, la distribution, le circuit économique.
    En interdisant le cannabis, l’Etat en délègue aux mafias le contrôle et la distribution. Il est illusoire de penser qu’un marché de 10 milliards d’euros puisse être rayé d’un trait de plume.
    Le cannabis doit donc être distribué comme l’alcool et le tabac, dans un circuit contrôlé (y compris la qualité du produit), soumis aux charges et impôts.
    A ce sujet, ce qui est dit plus haut est faux: les charges légales ne seraient pas plus lourdes que les charges dues à l’illégalité (saisies, commissions,…) et le produit de ce fait pas vendu plus cher que sur le marché illégal.

    La plupart des consommateurs n’ont pas vocation à être des délinquants. La quasi totalité prendra le chemin légal de distribution, d’autant plus si cela leur assure un produit contrôlé. Les forces de l’ordre pourront se tourner vers des missions plus conformes à nos besoins et l’économie parallèle devra se trouver un autre marché.
    L’idéal serait bien sûr que le fruit des taxes soit investi dans la prévention des drogues.
    Mais je crains que, si l’on est pas assez vigilant, ces recettes nouvelles rejoignent les dépenses inutiles comme le renflouement d’Areva, les allègements de charges ou les stades de football.

    02/02/2016 à 13 h 25 min

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