L’ennemi principal

L’ennemi principal

Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, et chef d’orchestre de la campagne de 2007, vient de publier un ouvrage (sur lequel nous reviendrons prochainement): «La fin d’un monde».

Interrogé à cette occasion par «Valeurs actuelles», il a notamment dit ceci à propos de l’immigration: «[L’ennemi principal] n’est à coup sûr ni l’immigré ni le musulman.

Mais bien plutôt la classe dirigeante qui, droite et gauche confondues, a créé, en toute impunité sinon en pleine conscience, les conditions de l’explosion qui nous menace aujourd’hui. »

Cela me semble extrêmement important – spécialement en cette période où l’immigration (re)devient un sujet central dans le débat politique.

Effectivement, il serait absurde de considérer les quelque 12 millions d’immigrés ou Français de fraîche date comme des ennemis irréductibles.

D’abord parce que tous les immigrés ne sont pas identiques. Certains sont patriotes – parfois plus que les Français «de souche». Certains veulent devenir Français.

Et il serait assez facile, me semble-t-il, que les opposants à l’immigration massive s’appuient sur ces immigrés eux-mêmes pour légitimer la fermeture des frontières, l’assimilation et la reprise en main des banlieues sécessionnistes.

Le problème le plus grave de la France, c’est que ses dirigeants, dans leur écrasante majorité, n’aiment ni la France ni les Français.

Ils sont abreuvés de la rhétorique «anti-beaufs» de la gauche caviar (même quand, officiellement, ils sont «de droite»).

Et ils ignorent tout de la grandeur de notre civilisation. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont donné, Chirac en tête, dans la repentance permanente – qui atteint des sommets d’absurdité avec Emmanuel Macron, aujourd’hui.

Ils se repentent d’autant plus volontiers des erreurs du passé (réelles ou supposées) que cela ne leur coûte rien et que c’est, au contraire, électoralement payant.

Si nous voulons en finir avec l’immigration massive, il est donc nécessaire de renverser cette caste politicienne qui prétend nous gouverner.

Si nous n’y parvenons pas, nous ne parviendrons jamais ni à fermer les frontières, ni même à présenter aux nouveaux arrivants un visage aimable de notre France.

Bien sûr, pour cela, nous manquons cruellement de personnalités d’expérience. Mais il est certain que n’importe qui, fût-il parfaitement ignorant de la gestion des affaires publiques, ferait mieux que la caste que nous subissons actuellement!

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(1) Commentaire

  • Gérard Pierre Répondre

    Monsieur Patrick Buisson rejoint ici une analyse que j’ai pu développer à plusieurs reprises, ici où là, … analyse basée sur les notions d’Occupation et de Collaboration, à savoir :

    Durant la période 1940 / 1944, c’est l’Occupation allemande qui a généré la Collaboration française !

    Il aura alors fallu recourir à une force militaire considérable pour raccompagner l’Occupant chez lui, … avant de statuer sur le sort des Collabos !

    Aujourd’hui, c’est l’inverse ! … Ce sont les Collabos qui génèrent l’occupation !

    Nous ne pourrons donc jamais régler ce problème si ne ne procédons pas précisément à l’inverse de ce qui s’est passé en 1944 / 1945.

    Nous devrons donc régler d’abord, … d’une manière ou d’une autre, … le problème de la Collaboration après quoi, les Occupants, privés de leur substrat nourricier, n’auront pas d’autre solution que de s’en retourner « paisiblement » chez eux ! … quant aux plus récalcitrants au retour, nous saurons leur faire un rappel historique à leur célèbre slogan de 1962 !

    Et maintenant, … YAPUKA !

    13/05/2021 à 9 h 47 min

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