Les candidats à la présidentielle évitent les vraies questions

Les candidats à la présidentielle évitent les vraies questions

Dans un article paru cet été dans « L’express », Jacques Attali note que les débats politiques dans ce pays laissent de côté les questions essentielles : politique étrangère, mondialisation, démographie.

Je partage peu de choses avec Jacques Attali, mais je ne puis que lui donner raison sur ce point. Aucun des candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2007 ne se prononce clairement sur ce que sera sa politique au Proche-Orient, sur les liens du pays avec les États-Unis d’Amérique, la Chine, l’Inde ou la Russie. Seules les positions concernant la construction européenne semblent un peu plus claires, et le discours viscéral de ceux qui voient des mosquées partout ne peut tenir lieu d’analyse stratégique.

Aucun candidat ne parle de la guerre en cours contre le terrorisme islamiste. Aucun d’entre eux ne prend la peine d’exposer les défis très concrets que la mondialisation en tant que réalité économique implique, sinon pour tenir un discours plus ou moins débile dénonçant le « mondialisme » ou disant que des règles et des régulations s’imposent : ont-ils entendu parler de la dématérialisation de la monnaie, de la réalité virtuelle et du capital intellectuel ? Quant à la démographie, on entend dire parfois quelques mots à son sujet, mais ces mots servent à dissimuler ou à falsifier la réalité du vieillissement de la population.

Si nous étions dans un pays où la liberté de la presse existe encore véritablement, toutes ces questions feraient l’objet de débats vastes et vigoureux. Si nous étions dans un pays où la liberté de publier existe pleinement, des livres seraient consacrés à ces sujets par dizaines et seraient dans toutes les devantures des librairies et ne feraient pas l’objet de quelques rares publications, pour la plupart formatées selon les critères du « politiquement correct » ambiant. Si les règles du jeu politique étaient celles d’une démocratie pleine et entière, une offre se dessinerait qui viendrait occuper l’espace immense laissé vacant.

Malheureusement, la liberté de la presse et de l’édition n’existe plus vraiment, et les règles du jeu politique sont faussées depuis longtemps. Alain Madelin en 2002 entendait, selon ses propres mots, proposer aux Français des idées qui étaient déjà mises en œuvre en mille endroits du monde et qui avaient créé de la liberté et de la prospérité. Son score, un peu moins de quatre pour cent, a reflété ce qui est très vraisemblablement le niveau d’adhésion de la population française aux idées susdites.

Nicolas Sarkozy, qui parle en termes économiques comme parlerait un candidat de centre-gauche en terres anglaises ou américaines, se voit taxer d’« ultra-libéral » par ses adversaires qui, visiblement, ne comprennent strictement rien au libéralisme : s’il parlait effectivement en libéral, il serait réduit à la marginalité, et il le sait. On entendra de sa part de nombreux mots emphatiques et vides : ordre, dynamisme, élan, rupture. On les entend déjà. Les rédacteurs du programme des autres partis de droite semblent bloqués au dix-neuvième siècle et sont aussi pertinents que l’était la promotion de la lampe à huile en une époque où l’ampoule électrique avait déjà été inventée. Quant à la gauche : que dire ? Que même Ségolène Royal, la « communicante », semblerait, dans un pays vraiment moderne, porteuse de dogmes épuisés ? On vient de rééditer « Le mal français » d’Alain Peyrefitte. Si son auteur a été un politicien gaulliste quelconque, le livre, lui, garde valeur et pertinence. Au cours des trois décennies qui se sont écoulées depuis la parution du livre, les problèmes qui y sont évoqués n’ont fait que de démultiplier et déboucher sur d’autres problèmes.

Les sociétés qui déclinent et avancent vers le naufrage voient en elles des politiques et des pseudo-penseurs s’agiter comme des pantins prêts à parler de tout, sauf de ce qui est essentiel. Ceux qui tentent de faire preuve de vigilance parlent sans être écoutés : c’est logique dans un contexte de déclin et d’avancée vers le naufrage.

Il me semble de plus en plus probable qu’il y aura pléthore de candidats à l’élection présidentielle de 2007. Il me semble aussi de plus en plus probable que je ne pourrai voter ou appeler à voter pour personne. Mais les échéances arrivent toujours, un jour ou l’autre : on en apprend le prix, comme dit une vieille chanson, quand on rend la monnaie.

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Comments (18)

  • Arold Répondre

    Monsieur Milliere, Cela fait déjà un certain temps que je lis vos articles sur le site les 4 vérités et c’est votre article du 13 septembre 2006 intitulé « Les candidats à la présidentielle évitent les vraies questions » qui m’a décidé à vous écrire. Vous êtes un des plus ardents défenseurs d’Israël et je veux vous dire que c’est tout à votre honneur. Comme vous le savez les empires se succédent… et se ressemblent. Ils se succèdent comme des vagues venant mourir sur la grève de l’Éternité. Sachons distinguer l’écume de l’océan. Nous avons changé de siècle aussi bien que de millénaire. Nous sommes entré dans l’Ère de la Troisième Figure. Le premier « sens de l’Histoire » est tombé le 9 novembre 1989 : l’empire communiste. Depuis le 11 septembre 2001, le deuxième « sens de l’Histoire » est tombé : l’empire capitaliste. Oussama ben Laden est entré dans l’Histoire en détruisant les deux tours du « World Trade Center ». En français : « Centre du Commerce Mondial ». En 1993, Oussama ben Laden avait essayé de détruire ces deux tours par la base : il échoua. Huit ans plus tard il réussit par le haut à 8 heures 46 minutes et 30 secondes ( heure locale) : la tour WTC 1 effondrée après 102 minutes. Il réussit une deuxième fois à 9 heures 2 minutes 59 secondes : la tour WTC 2 effondrée après 56 minutes. C’est tout. Toutes ses autres tentatives de destruction majeure, ce jour là, sur le sol des Etats-Unis, ont échoué. Oussama ben Laden est, maintenant, devenu une légende vivante pour plus d’un milliard de Mahométans en 989 secondes, avec deux flèches : « Dieu fut avec le garçon (Ismaël), et il grandit. Il habita dans le désert et fut tireur d’arc » (Genèse 21,20) Depuis ce 11 septembre, l’empire mahométan aspire à incarner le véritable « sens de l’Histoire ». Pour l’écume, vouloir c’est pouvoir. Un peu. POUR L’OCÉAN, VOULOIR C’EST POUVOIR. 11 septembre 2001 Oussama ben Laden : deux tours. Jean-Marie Le Pen : deux tours. 21 avril 2002 Au plan français, la « première tour » fut les dernières élections présidentielles. Les Français rejetèrent l’alternance droite-gauche, brisant la coquille vide de la cinquième République. C’était une coquille vide puisque la France a disparu en tant que Nation constituée le 20 mars 1986, date à laquelle le Président François Mitterrand institua la première cohabitation qui fut suivie de plusieurs autres. Par cet acte, il détruisit l’esprit de la Constitution de 1958, en ne gardant que la lettre. Les gouvernants de Ouestschengen couvent, désormais, un œuf sans germe ; ce qui a seulement pour effet d’accélérer et de multiplier la pourriture à l’intérieur de la République de Ouestschengen. C’est en effet la République de Ouestschengen et non plus la République Française, puisque depuis le 26 mars 1995 la France n’existe plus en tant que territoire. A cette date disparut la terre de nos pères et de nos mères : la patrie. C’est en ce 26 mars 1995 qu’est entré en vigueur l’accord de Schengen : « L’espace Schengen désigne un espace de libre circulation des personnes entre les États signataires de l’accord de Schengen, nom de la bourgade luxembourgeoise où il fut signé le 14 juin 1985, et de la convention d’application de l’accord du 19 juin 1990. Le principe de la liberté de circulation des personnes implique que tout individu (ressortissant de l’UE ou d’un pays tiers), une fois entré sur le territoire de l’un des pays membres, peut franchir les frontières des autres pays sans subir de contrôles. Pour se déplacer, il n’a plus besoin de passeport et, par exemple, les vols entre destinations de l’espace Schengen sont considérés comme des vols intérieurs. » Le résultat référendaire du 29 mai 2005, sur la Constitution Européenne fut « la deuxième tour » : 15.449.508 Français et Françaises n’ont pas plié le genou devant l’€, soit un Ouestschengennien sur quatre, malgré un tapage médiatique assourdissant de plusieurs mois, produit par tout ce qui compte de sommités politiques, cinématographiques, musicales, religieuses, … La France n’existe plus que dans ces 15.449.508 cœurs qui ont entendu la Voix qui s’exprimait ainsi le 19 avril 1963 dans une allocution télévisée : « Il n’y a aucune chance pour que, cédant à la facilité, nous laissions s’effacer la France. » Ce sont les FRANÇAIS qui font la France parce que ce sont les pères et les mères, les grands-pères et les grands-mères,…de ces FRANÇAIS qui ont fait la France. Leur Espérance est grande, parce leur mémoire est de deux mille ans ainsi que l’affirme cette Voix, à Londres, le 1er mars 1941 : »Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. » in Discours et Messages, t. 1, p. 73. Alain Peyrefitte qui fut le porte-parole ainsi que le confident de Charles de Gaulle, en plus d’avoir été son Ministre de l’Education Nationale, lui demandait un jour :« Pourquoi parlez-vous de la France comme si elle comptait tantôt vingt siècles, tantôt quinze, tantôt dix ? » Il me répondit, comme allant de soi, avec cette clarté aveuglante qui vous faisait comprendre que votre question était stupide, mais si courtoisement qu’on ne songeait pas à s’en offusquer : « Vingt siècles, c’est Vercingétorix : il a été le premier résistant de notre race. Quinze siècles, c’est Clovis : en mariant la Gaule romaine et le christianisme, le roi des Francs a vraiment créé la France. Dix siècles, c’est Hugues Capet : il a installé la dynastie qui a étendu le pré carré jusqu’à l’hexagone. » 12.808.270 Ouestschengeniens et Ouestschengenniennes ont dit « oui » à l’€, le 29 mai 2005. Les Ouestschengeniens et Ouestschengenniennes parlent quelquefois des « valeurs » sans, généralement, en citer ne serait-ce qu’une. A quoi bon ! Il n’y en qu’une seule : l’€. Ce que les Ouestschengeniens et Ouestschengenniennes appellent « l’Europe ». Les pères des Espaceschengeniens et des Espaceschengenniennes sont au nombre de cinq : Pierre Pflimlin, Joseph Fontanet, Robert Buron, Maurice Schumann, Paul Bacon. Le 16 mai 1962, ces cinq ministres M.R.P. du gouvernement démissionnèrent suite à la prise de position de Charles de Gaulle sur l’Europe. A cette occasion François Mauriac écrit ceci, en désignant le Général : « Je ne crois pas que rien lui inspire plus de mépris que ce besoin, que cette idée fixe chez certains Français de noyer la France devenue faible et petite, dans un grand ensemble (l’Europe) où elle deviendrait en quelque sorte invisible. » Dans les Mémoires d’espoir, tome I : « le Renouveau » : « À quelle profondeur d’illusion ou de parti-pris faudrait-il plonger, en effet, pour croire que des nations européennes, forgées au long des siècles par des efforts et des douleurs sans nombres, ayant chacune sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions, pourraient cesser d’être elles-mêmes et n’en plus former qu’une seule ? » Souvenez-vous : « TOUTE ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France…Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires… » Charles Perrault né en 1628, mort en 1703 écrit : « …Au bout de cent ans, le fils du roi qui régnait alors, et qui était d’une autre famille que la princesse endormie, étant allé à la chasse de ce côté-là, demanda ce que c’était que ces tours qu’il voyait au-dessus d’un grand bois fort épais; chacun lui répondit selon qu’il en avait ouï parler. Les uns disaient que c’était un vieux château où il revenait des esprits; les autres que tous les sorciers de la contrée y faisaient leur sabbat. La plus commune opinion était qu’un ogre y demeurait, et que là il emportait tous les enfants qu’il pouvait attraper, pour pouvoir les manger à son aise, et sans qu’on le pût suivre, ayant seul le pouvoir de se faire un passage au travers du bois. Le Prince ne savait qu’en croire, lorsqu’un vieux paysan prit la parole, et lui dit:  »Mon prince, il y a plus de cinquante ans que j’ai entendu dire de mon père qu’il y avait dans ce château une princesse, la plus belle du monde; qu’elle devait y dormir cent ans, et qu’elle serait réveillée par le fils d’un roi, à qui elle était réservée. » Le jeune prince à ce discours se sentit tout de feu; il crut sans hésiter qu’il mettrait fin à une si belle aventure; et poussé par l’amour et par la gloire, il résolut de voir sur-le-champ ce qu’il en était. A peine s’avança-t-il vers le bois, que tous ces grands arbres, ces ronces et ces épines s’écartèrent d’eux-mêmes pour le laisser passer: il marche vers le château qu’il voyait au bout d’une grande avenue où il entra, et ce qui le surprit un peu, il vit que personne de ses gens ne l’avait pu suivre, parce que les arbres s’étaient rapprochés dès qu’il avait été passé. Il continua donc son chemin: un prince jeune et amoureux est toujours vaillant. Il entra dans une grande avant-cour où tout ce qu’il vit d’abord était capable de le glacer de crainte: c’était un silence affreux, l’image de la mort s’y présentait partout, et ce n’était que des corps étendus d’hommes et d’animaux, qui paraissaient morts. Il reconnut pourtant bien au nez bourgeonné et à la face vermeille des Suisses qu’ils n’étaient qu’endormis, et leurs tasses, où il y avait encore quelques gouttes de vin, montraient assez qu’ils s’étaient endormis en buvant. Il passe une grande cour pavée de marbre, il monte l’escalier, il entre dans la salle des gardes qui étaient rangés en haie, l’arme sur l’épaule, et ronflants de leur mieux. Il traverse plusieurs chambres pleines de gentilshommes et de dames, dormant tous, les uns debout, les autres assis; il entre dans une chambre toute dorée, et il vit sur un lit, dont les rideaux étaient ouverts de tous côtés, le plus beau spectacle qu’il eût jamais vu: une princesse qui paraissait avoir quinze ou seize ans, et dont l’éclat resplendissant avait quelque chose de lumineux et de divin. Il s’approcha en tremblant et en admirant, et se mit à genoux auprès d’elle. Alors comme la fin de l’enchantement était venue, la princesse s’éveilla; et le regardant avec des yeux plus tendres qu’une première vue ne semblait le permettre :  »Est-ce vous, mon prince? Lui dit-elle, vous vous êtes bien fait attendre. » Le prince, charmé de ces paroles, et plus encore de la manière dont elles étaient dites, ne savait comment lui témoigner sa joie et sa reconnaissance; il l’assura qu’il l’aimait plus que lui-même. Ses discours furent mal rangés, ils en plurent davantage: peu d’éloquence, beaucoup d’amour. Il était plus embarrassé qu’elle, et l’on ne doit pas s’en étonner; elle avait eu le temps de songer à ce qu’elle aurait à lui dire, car il y a apparence (l’histoire n’en dit pourtant rien) que la bonne fée, pendant un si long sommeil, lui avait procuré le plaisir des songes agréables. Enfin il y avait quatre heures qu’ils se parlaient, et ils ne s’étaient pas encore dit la moitié des choses qu’ils avaient à se dire… » « Les patries sont toujours défendues par les gueux, livrées par les riches » écrit Charles Péguy dans Notre patrie. Les 15.449.508 gueux attendent leur Principe : un germe juste. C’est aussi ce même Charles qui écrit: « C’est embêtant, dit Dieu, quand il n’y aura plus ces Français. Il y a des choses que je fais, il n’y aura plus personne pour les comprendre. » Souvenez-vous, Monsieur Milliere : La République a été fondée sur la Rupture, non pas celle dont parle le Ministre de l’Intérieur de l’espace Schengen, mais celle qui a eu lieu le 21 janvier 1793, à Paris, place de la Concorde : « A 10 heures 20, la tête de Louis XVI est montrée au peuple de Paris qui crie « Vive la Nation ! Vive la République ! » et organise des farandoles autour de l’échafaud. » Mille deux cent quatre vingt dix sept ans de Monarchie des Lys ont été stoppés net à 10 h 20 en ce 21 janvier 1793. Tellement violent que cette netteté a engendré la Terreur. Avant ce régicide fondateur de la République, l’ordre spirituel était fondé, en France, sur le Pape et l’ordre temporel, de source divine – uniquement en France – sur le roi. En effet ces deux ordres aussi distincts l’un de l’autre que le sont le ciel et la terre, autant souverain l’un que l’autre dans leur ordre, mais tous les deux venant du Ciel, puisque cette dynastie fut fondée au baptême de Clovis, lui qui fut oint de l’onction de David en l’an de grâce 496. Ce qui fut coupé net ce fut l’union ou, si vous voulez, le mariage entre le Ciel et la Terre, entre le Temps & l’Éternité, puisque la tête ayant reçu l’onction de David fut retranché du corps. Ainsi le but des Révolutionnaires républicains était de couper le peuple français de ses racines de la terre et de ses racines du Ciel. Du côté de ses racines de la terre, ils y parvinrent puisqu’ils sectionnèrent net le Principe royal. Ce qui provoqua cette Terreur dont les Islamistes sont les fils et, présentement, les dispensateurs quasi universels. En revanche les Révolutionnaires échouèrent totalement pour couper la France de ses racines du Ciel : ils voulurent instaurer l’An I, puis l’An II, …de la République, mais ils furent bien obligés de garder 1789 après Jésus-Christ, 1790 après Jésus-Christ, etc… Certains évoquent une sixième République qui pourrait bien être la venue de… la R.O.I. (République Ouestschengennienne Islamique). Nous passerions ainsi, directement, de 2006 après Jésus-Christ à l’an 1384 de l’Hégire. La boucle serait ainsi bouclée et l’histoire de Ouestschengen* accomplie : l’Hexagone comptant six cotés, Ouestschengen se donnant une sixième République. Et, qui tient ce qui fut la France, tient l’Europe ; et qui tient l’Europe, tient le destin du monde ainsi que l’affirmait la Voix en novembre 1959, à Strasbourg : « Oui, c’est l’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural, c’est l’Europe, c’est toute l’Europe, qui décidera du destin du monde ! » Mais ce qui précède doit se comprendre et se compléter avec ce que Charles de Gaulle a dit à Montbéliard le 17 juin 1962 : « Cette grande Europe-là – de l’Atlantique à l’Oural –, cette Europe-là, avec le concours du Nouveau Monde qui est son fils, pourra résoudre alors le problème de la misère de deux milliards d’hommes des pays sous-développés. Voilà le rôle, voilà la mission, voilà la politique de la France. » C’est ce même Charles de Gaulle qui, en 1934, dans Vers l’armée de métier, fût le premier à parler de la France en la nommant « l’Hexagone », du temps qu’elle comportait des frontières : une figure géométrique régulière à six cotés dans laquelle s’inscrit le Sceau de Salomon, l’Étoile de David. Voici ce qu’écrit Léon Bloy, prophète et écrivain français, né en 1846 et mort en 1917 : « L’essence française est une chose tellement à part, tellement réservée, qu’on ne trouve à lui comparer que l’essence juive, l’estampille de l’une ou l’autre race paraît être la NECESSITÉ DIVINE, l’ineffable et irréfragable décret qui les associe pour jamais aux vicissitudes providentielles. Celle-ci crucifie son Dieu parce qu’il est fils de ses Rois, celle-là fait mourir le fils de ses Rois parce qu’il est la plus claire image du Fils de son Dieu et le dénouement du drame de l’Homme est à leur merci. Mais ce dénouement est inconnu … » Il y a 69 rois qui ont fait la France. Raoul Auclair, prophète et écrivain français né en 1906 et mort en 1997, a écrit que viendrait le soixante-dixième. Un soixante-dixième est venu, mais ce n’est pas un roi, lui qui fut porté par le jusant de la Terreur : « …L’Europe qui n’avait jamais rien vu de pareil se met à trembler. Ce soldat devient le Maître. Il devient l’Empereur des Français, puis L’Empereur d’Occident – l’EMPEREUR, simplement et absolument pour toute la durée des siècles… » écrit Léon Bloy dans L’âme de Napoléon. Raoul Auclair, donc, a écrit que viendrait un soixante-dixième :« Or, que s’il sera tantôt avéré que les NATIONS sont bien l’Israël perdu et en elles reconstitué, le Trône de Celui – le premier qui fut en France sacré  » de l’onction de David  » – cessera d’être vacant. C’est alors, en ces jours  » du Silence d’une demi-heure  » (Apocalypse VIII, 1), que viendrait s’y asseoir l’ultime successeur de Clovis, lequel fut le successeur de David. Il viendrait donc, lui, héritier de la TRIBU de Juda, soixante-dixième et dernier ROI des NATIONS, avant que vienne SCHILÔH. SCHILÔH, à lui TOUS LES PEUPLES obéiront » SCHILÔH quant à lui est prophétisé au chapitre 49, verset 10 de la Genèse, soit à l’Origine des Temps : « Le sceptre ne s’écartera pas de Juda ni le bâton de chef d’entre ses pieds jusqu’à ce que vienne SCHILÔH » et aussi : « Des jours viennent – oracle de Yahvé – oû je susciterai de David un GERME légitime » (Jr 23, 5) et enfin : « En son temps Juda ( les Juifs ) sera sauvé, Israël habitera en sécurité » ( Jr 23, 6) Veuillez recevoir, Monsieur Milliere, l’assurance de ma considération. Arold. * L’Histoire de Ouestschengen commence le 26 mars 1995 et finit le 29 mai 2005. Une histoire d’un peu plus de dix ans, soit d’une durée deux cents fois moins étendue que l’Histoire de France, et donc d’une Espérance deux cents fois moins grande. Il est cependant plus exact de dire que les Ouestschengeniens et Ouestschengenniennes n’ont plus rien à espérer : ils sont entrés, virtuellement dans leur patrie, le 1er janvier 1999. En effet les Espaceschengeniens et les Espaceschengeniennes se sont dotés d’une monnaie qui leur convient, le 1er janvier 1999, et qui se nomme l’€. Ils n’ont pu la toucher et s’y unir que plus tard. En effet les pièces et les billets en € n’ont été utilisables qu’à partir du 1er janvier 2002 ; pour les Ouestschengeniens et Ouestschengenniennes les € ont cohabité jusqu’au 17 février 2002 à minuit avec le « franc » (ancienne monnaie des Ouestschengeniens), heure à laquelle cette monnaie n’a plus eu cours. La monnaie unique d’Espaceschengen a ceci de particulier que chaque région (anciennement nommé « nation ») est représenté sur le côté face, alors que le côté pile représente le « grand état ». Un César à deux têtes : pile, je gagne ; face, tu perds. Et sur tout les plans : politique, constitutionnel, juridique, commercial,…ce qui nous donne une idée de l’infini à la portée des Ouestschengeniens et des Ouestschengenniennes, d’abord, et à la portée des Espaceschengeniens et les Espaceschengeniennes, ensuite.

    17/10/2006 à 12 h 40 min
  • Eric Répondre

    Mr Milliere, bien entendu que les politiciens francais ne peuvent parler de la guerre contre le terrorisme! 1- Ils sont vendus aux lobbies petroliers- 2- Ils sont vendus aux pays arabes 3- Ils savent que les millions d Arabes electeurs feront les arbitres a la presidentielle. 4-Ils sont anti-americains, anti-israeliens et collabos-dhimmis dans l ame ( sauf certains une tres forte minorite) Sinon comment expliquer les reactions de la visite de Sarko a Bush alors que celles au dictateur Iranien ne donnent lieu a aucune critique?

    19/09/2006 à 21 h 02 min
  • grepon le texan Répondre

    Excusez moi pour mon long absence ici. Je bosse dans le monde du capitalisme, chose plus profitable que d’argumenter autour de la disposition du corp de la France. Mais, bon, une drole de chose m’est arrivee l’autre jour. Le fisc francais me poursuit pour savoir ou est ma declaration pour l’annee 2005 (La reponse, j’ai quitte la France en 2004). Ce qui etait marrant est que le fonctionnaire charge de mon dossier m’a envoye une lettre, me menacant non pas de poursuites judiciaires, mais bien pire, la perte progressive de toute un tas d’avantages sociaux. Meme pas de commentaire sur le responsabilite citoyen non plus. C’est une bonne reflection de la maladie qui ronge le corps de l’Europe du Continent, pas seulement la France(avis aux nombrilistes franchouilles).. No charge for that… -grepon le texan

    18/09/2006 à 2 h 02 min
  • sas Répondre

    Comment peut on parler de libre arbitre, de choix, la république installé sur les ruine de la tyranie morachiste,c’est approprié les orripaux de l’ancioen système…et c’est aujourd’hui une tyranie de roturier apatrides que nous subissont pour le plus grand malheur de l’humanité et de la france…..si demain la vertue et la responsabilité sont de l’intéret des « illuminatis » et autres merdes qui nous sucent….le peuple sera mis obligation de s’assumer… c’est donc , selon moi, un programme politique de délitement et d’asservisement…..pour mieux dominer. Regardez donc avec quelle facilité ,ce qui n’était pas bon hier , devient indispensable aujourd hui ,dès que les intérêts et leurs bénéficiaires changent… sas SAS

    16/09/2006 à 14 h 18 min
  • Laurent Répondre

    Excellent article, malheureusement plein de bon sens et de lucidite. Cher Albig, votre impression est la bonne, le discours de La Boetie sur la Servitude Volontaire -qui date de pres de cinq siecles- est plus que jamais d’actualite.

    15/09/2006 à 20 h 40 min
  • Albig Répondre

    Il me semble, peut-être à tord (je ne voudrais pas déplaire à Constantin) que Monsieur MILIERE n’ait raison sur toute la ligne. Aucun des termes d’avenir n’est abordé. Il nous est proposé une politique rance assise sur des concepts éculés. Politique propre à satisfaire des Citoyens arc-boutés sur des pseudos acquis et des Elus arc-boutés eux sur des avantages et des carrières. Bernard Shaw nous a laissé entre autre chose, une maxime : « La Liberté implique la responsabilité ». C’est pour ne pas avoir à assumer cette responsabilité que beaucoup préfèrent l’esclavage. C’est en ce choix que la République a perdu. Aucun des candidats n’est taillé pour assumer la course qu’il va falloir entreprendre et c’est désolant d’en arriver à postuler la venue d’un « personnage » providentiel. Nous savons tous ce que cela peut impliquer, mais les esclaves n’ont que le maître qu’ils se donnent.

    15/09/2006 à 18 h 25 min
  • Jaures Répondre

    Guy Sorman a fait fortune en surfant sur la vague libérale. Il est vrai qu’à la télé il passait mieux que G.M. Sur le bon créneau commercial de la « décadence », jetez simplement un oeil sur le nombre de volumes consacrés à l’Education nationale dont le contenu pourrait être résumé d’une phrase « c’était tellement mieux avant! ». Alors ne me faites pas pleurer sur l’ostracisme des idées libérales!

    15/09/2006 à 13 h 30 min
  • grandpas Répondre

    Jaures On vous croit Jaures sur la décadence car c’est la seule choses sur laquelle vos amis socialistes sont des Dieux et je ne vous parle des syndiaclistes,c’est le Nirvana. Bonne journée docteur es décadence.

    14/09/2006 à 22 h 54 min
  • Jean-Claude Lahitte senior Répondre

    Que les livres de Guy Millière soient bons ou non, il a parfaitement raison – sans être obligé de penser à ses ouvrages – que la presse ne fait la promotion, aussi bien dans le domaine de l’édition que du specacle, mais aussi de la politique, que des gens qui font partie du sérail, et surtout, de ceux qui participent ou sacrifient au « politically correct », à la « pensée unique ». C’est ainsi qu’on voit à la TV ou entend à la Radio toujours les mêmes têtes qui, non contentes de participer à un « journal », à une « émission » ou à un « show », se prodiguent sur les différents créneaux horaires pour être sûres qu’elles auront bien été vues et entendues par le maximum de gens. Sans parler du fait que les différentes chaînes de TV ou de radio se refilent les mêmes … têtes ! Il est évident pour JAURES que, comparé à ce qui se passe ou se passait dans les pays « socialistes », cela donne l’apparence de la liberté. Une liberté chloroformée, comme l’est sans doute l’esprit de notre … camarade. Cordialement, Jean-Claude Lahitte senior

    14/09/2006 à 18 h 18 min
  • Jaures Répondre

    G.Millière n’en finit plus de nous balancer ses injures. L’édition est libre en France et les livres liberaux sont légions. Si ceux de G.Millière ne connaissent pas le succès, c’est peut-être qu’ils sont mauvais. Il faut dire qu’il nous a ces dernieres annèes gratifié d’analyses d’une stupéfiante clairvoyance. En 2003 il écrivait « La question n’est pas de savoir si il existe des armes de destruction massives en Irak mais de les trouver. » On sait aujourd’hui ce qu’il en était. Contrairement à toutes les allégations de Millière on sait que le terrorisme s’aggrave en Irak (il a doublé en 6 mois)et que Sadamm n’a jamais eu de contact avec Al Qaida (récent rapport de la CIA). »80% de l’électricité a été rétablie à Bagdad, ce qui simplement inouï » s’émerveillait G.M en 2003. On sait aujourd’hui que les hopitaux doivent se contenter de 4 heures quotidiennes. La question du jour: le monde réel ressemble t-il plus à un livre de Millière ou à un film de Michael Moore ? Enfin, sur la situation française, rappelons que Millière fut l’un des proches collaborateurs de Madelin (vous savez le type qui disait que le nuage toxique de Tchernobyl était resté bloqué à nos frontières). Si ses thèses n’ont pas convaincu les électeurs, c’est peut-être qu’elles n’étaient pas les meilleurs pour ceux qui les ont rejetées. Enfin sur l’éternel discours de la décadence, cette phrase de Noel Deska: « La décadence est relle, ce n’est pas une chimère ». Elle date de 1956. Millière n’a rien inventé.

    14/09/2006 à 10 h 25 min
  • Tucroy Répondre

    Quand les français comprendront-ils enfin qu’ils ont les élus, les gouvernants et le régime qu’ils méritent ? Et les choses ne pourront qu’aller en s’aggravant tant qu’ils voteront comme ils le font, c’est-à-dire pour ou contre des candidats dont ils savent pertinemment (je leur fais la politesse de les croire capables de s’en rendre compte, s’il leur arrive d’y réfléchir calmement) qu’ils sont tous, sans exception, dans l’impossibilité de changer quoi que ce soit à l’état du pays, eu égard justement à l’immobilisme des citoyens eux-mêmes, bien calés dans leur égoïste confort catégoriel, suivant en cela l’exemple des mieux nantis d’entre eux que sont les politiciens et les fonctionnaires, tous objectivement soutenus par les syndicats. La présidentielle est la meilleure occasion de compter les électeurs qui en sont conscients et d’envoyer un coup de semonce à ceux qui l’encouragent. POUR EXPRIMER VOTRE RéPROBATION, AU MOINS AU PREMIER TOUR? VOTEZ BLANC.

    14/09/2006 à 9 h 41 min
  • Jean-Claude Lahitte senior Répondre

    Les frères Attali s’ils sont une référence dans les milieux médiatico-politiques ne le sont pas pour moi. Pas seulement parce que je suis loin de partager leurs options aussi bien politiques et économiques que, au moins pour l’un d’eux, philosophiques. Et je ne pense pas que Guy Millière avait besoin de la référence de Jacques Attali pour faire le constat de la « vacuité » des candidats appartenant aux partis gouvernementaux (l’UMP et le P.S.) ou à leurs alliés (UDF, P.C « F », Vers, etc.). Mais je reprocherai davantage à ces candidats de ne pas se prononcer sur la politique « intérieure » que sur la « politique extérieure ». Concernant la « politique extérieure », il est évident qu’il ne faut pas compter sur un SARKOZY, UNE ROYALE, un STRAUSS-KAHH, un FABIUS, ou un BAYROU, pour prendre une position claire sur le Liban. Outre qu’ils ne veulent pas risquer de méconter certain « lobby » (dont on sait très bien qu’il n’a aucune influence en matière d’élections) en disant leur fait aux dirigeants israëliens après les victimes innombables et les destructions en tous genres opérées au Liban sur des « cibles » essentiellement civiles, ils craignent de perdre des voix auprès de tous les électeurs favorables au Hamas et aux Hezbolah qui se recrutent parmi les « Français de papier » auxquels ils ont laissé inconsidérément accorder la nationalité française, après leur avoir tout aussi inconsidérément ouvert largement les portes de la France. Le seul qui ait eu l’honnêteté, le courage, de dire ce qu’il pensait de ce qu’il considère comme une véritable agression contre le Liban ami, est Jean-Marie LE PEN. Pas seulement parce qu’il n’a pas grand’chose à perdre du côté de certain électorat (1), mais bien plutôt parce que, depuis plus de trente ans, il dit tout simplement ce qu’il pense, et qu’il pense d’abord aux intérêts de la France. En ce qui concerne la « politique intérieure », il faut être naïf pour penser que des Sarkozy, Royal, etc. qui entendent « piper » une fois de plus les voix des électeurs, tout en sachant que l’heure est venue d’appliquer de vériables réformes s’ils ne veulent pas voir le « FRANCE-TITANIC » s’enfoncer sous leurs pieds pendant leur quinquennat, ils savent très bien qu’ils sont destinés à la défaite s’ils présentent dans leur programme présidentiel la moindre réforme qui risquât d’attenter aux avantages acquis tant des « indigènes » que des « allogènes » qui ont pris l’habitude de « profiter » d’un système asphyxiant pour tous ceux qui ont gardé le goût du travail, et celui d’entreprendre. Aussi, pour l’instant, les candidats « gouvernementaux » soit se taisent comme la belle Ségolène (malheur à l’outrecuidante qui a l’innocence – fut-elle « jeune socialiste » – de lui poser une question directe(3), soient préfèrent parler de « rupture » comme le « courageux » Nicolas, soit de renouveau, de changement, etc… Pas un n’a le courage de faire repentance sur les fautes de ceux qui les ont précédés sous les couleurs de partis qui ont conduit le pays au désastre. Des partis dont ils portent toujours les couleurs, en même temps que l’appareil et les ressources financières sans lesquels aucun candidat ne peut aspirer à s’emparer du pouvoir dans une « démocratie » ! Cordialement, Jean-Claude Lahitte senior P.S. parmi les questions qui gênent les tenants de l’Ecole publique que sont nécessairement les « ouvernementaux » : dans quelle école sont inscrits vos enfants ? vos petits-enfants ? ou, pour ceux qui n’ont plus d’enfants en âge scolaire : dans quelle école vos enfants ont-ils été inscrits ? – (1) ce qui n’empêche pas que de plus en plus de Français « juifs » votent pour le Front National. Tout comme d’ailleurs des Français (souvent « musulmans ») « issus de l’immigration » qui ont l’amour de la France. Celui qu’on enseignait d’ailleurs les écoles du « colonialisme » et que l’on n’est même plus capable d’enseigner dans les « écoles de la République »! Au secours, Jules Ferry, l’homme de « La ligne bleue des Vosges », ils sont devenus fous ! – (2)à qui la faute, sinon à tous les foutriquets, ou à leur prédécesseurs, qui ont encore la prétention de diriger notre pays et de jouer un rôle dans le monde. En attribuant une Légion d’Honneur à un pompier américain, comme on le fait pour pompier tué dans un simple accident de la circulation. sans se soucier, évidemment, des besoins matériels de la famille qu’il laisse derrière lui ! – (3) sur la « carte scolaire », laquelle, on en conviendra, est pourtant une question mineure dans un pays où il faudra avoir un jour le courage de tout revoir à la base …

    13/09/2006 à 18 h 15 min
  • drzz Répondre

    La France se prépare à voter. Sur quoi ? Nul ne le sait. Sur qui, tout le monde a son idée. Ceci résume tout : les Français refusent de voir l’avenir et se droguent l’esprit. Tant pis pour eux. Drzz http://drzz.over-blog.org

    13/09/2006 à 14 h 15 min
  • merle des isles Répondre

    Bonjour monsieur Millière, juste un conseil : écoutez attentivement,lisez ou relisez soigneusement les discours de JM LE PEN. Penhez vous sur les propositions du programme du FN. Après , seulement après , rectifiez votre article. Désinformation , quand tu nous tiens . MERLE DES ISLES CONSEILLER MUNICIPAL

    13/09/2006 à 13 h 56 min
  • Pitch Répondre

    Vous écrivez : « Aucun candidat ne parle de la guerre en cours contre le terrorisme islamiste ». Je ne sais pas si le Premier ministre Villepin sera candidat à l’élection présidentielle, mais jeudi dernier devant les députés, il a affirmé au contraire que « contre le terrorisme, ce n’est pas une guerre qu’il faut engager », dans une critique implicite de la doctrine de l’administration Bush. Connaissant votre atlantisme affiché, Monsieur Millière, j’imagine que cela vous désole – et je vous comprends.

    13/09/2006 à 9 h 33 min
  • Gia Tien Nguyen Répondre

    Cher M. Milliere, Les candidats evitent les vraies questions, non pas a cause de leur aveuglement, mais c’est plutot de celui de l’electorat. Ils sont en train de vendre ce que le peuple francais voudrait acheter. Gia Tien Nguyen, Suisse

    13/09/2006 à 6 h 17 min
  • CN Répondre

    Bonjour, Je suis effectivement daccord avc vous sur toute la ligne… Malheureusement, l’endoctrinement ne vient pas uniquement de la « censure » de notre cher monde de l’edition. L’endoctrinement utopique vient de plus loins! Je suis un jeune gosse pour beaucoup d’entre ceux qui me liront (22 ans), et j’habite en Chine (l’expatriation a du bon, et je vous envoi mes sinceres mots de courage en cette periode de reception de l’avis d’impots sur le revenu). Je souhaite ajouter un point a cet article. J’ai fais un bac ES (eco et sociale) et durant trois ans, on m’a inculque les theories de Keynes comme parfaite, et les theories de Smith et autres comme utopiste puisque « le marche ne fonctionne pas » (je cite ici mon proff d’eco). Les cours d’histoire, meme combat etc etc (ou sont les chapitres sur les goulags Chinois, Russe…), tout est mis en place pour que les generations soit une fois diplome, endoctrinees, de gauche « moral ». Ceux qui s’en sorte on de la chance, mais lorsque je debat avec mes ancien camarades de classe, je suis « le reac un peu facho ultra/hyper liberale » de service. Lorsque j’annonce des faits, on me retourne des idees… J’en ai passe des nuits blanches a essaye d’expliquer que la liberte n’a pas de prix, a tente de leur faire comprendre que la securite illusoire d’un instant (contrat, protection sociale, j’en passe…) ne doit jamais nous enlever notre liberte! D’entreprendre, de travailler 60 heures par semaine si on le souhaite, de cotiser a la caisse de retraite et d’assurance maladie qui nous convient, de demander des comptes sur les impots que l’on paie… J’ai passe un an en Angleterre, en universite et je vous dresse le tableaux: Les cours de management sont clairs: ce qui empeche une concurrence efficace et generatrice de croissance c’est le salaire minimum. La concurrence fiscal est une bonne chose, les etats du monde vont enfin s’aligner sur le « depensons moins depensons mieux! » (loi cadre de tout chef d’entreprise qui se respecte). Bref les cours d’economie ne sont pas de beaux contes de fee, ils sont la synthese de la realite. Lorsque pour finir j’ai vu un matin une retransmission d’un debat de l’assemble (commune je crois) a la tele, j’ai entendu un nombre incalculable de fois l’expression « gaspiller l’argent des contribuables ». On cherche la bas a economiser, a etre plus efficace avec l’argent publique! O my god! Enfin je sais je suis long et n’arrive pas a faire court je vous invite a voir le progamme NHS Direct qui se met progressivement en place en Angletterre. Une « hotline » de la sante. En liaison avec des infirmieres, vous obtenez un pre diagnositique par telephone! (97% de taux de satisfaction sur les 7 villes test). Resultats? Le service des urgences n’est plus surcharge, le nombre (considerable) de consultation bidon est proche de zero, les ambulances sont prevenues a l’avance et leur service et efficacite s’est considerablement ameliore! Alors oui il y a 3% de gens dont le diagnostique via telephone s’est avere faut, oui, et oui il a fallut expliquer au medecins qu’ils n’avaient plus le monopole du diagnostic! Mais pour combien de milliards d’economie! Cette fois je me remet au boulot! Cordialement!

    13/09/2006 à 3 h 45 min
  • Observateur Répondre

    Cet article me laisse une impression assez détestable, non pas que je ne sois d’accord sur le diagnostique de la très mauvaise situation économique et de l’immobilisme de la France, et non pas, de plus, que je ne sois d’accord également sur la nécessité de faire de fortes réformes libérales. Non comme la plupart des français, je suis d’accord avec ce diagnostique. Non, ce qui m’horripile au plus point dans ce genre d’article dont les idées se répètent continuellement à chaque fois comme un disque rayé, c’est certaines idées fausses que s’acharnent à répandre de nombreux libéraux, dont M. Guy Millière, et qui dénote un mépris certains pour les français. Mais parfois, il faut bien le reconnaître, on a vraiment l’impression de parler dans le vide, l’auteur poursuivant imperturbablement ses idées et ses dogmes fussent-ils partagés par une très petite minorité de gens. Et traiter les gens qui ne partagent ces idées de primitifs (« bloqués au XIXème siècle ») est vraiment un signe de dogmatisme. A quoi sert alors d’être en démocratie ? Il m’a paru intéressant de revenir sur plusieurs idées totalement fausses dont les faits et une simple analyse objective suffisent à démontrer qu’ils sont totalement non fondés. 1) Tous d’abord, je vous donne la définition de « mondialisme » qui me paraît très importante afin de parler le même langage et ne pas s’entendre dire éternellement que les gens qui sont contre le mondialisme sont des « imbéciles » : « Mondialisme » ne signifie pas « mondialisation » mais IDEE D’ETAT MONDIAL avec ses conséquences comme le multiculturalisme. Personne ne conteste la mondialisation, sinon une minorité de gens à gauche. Par contre, une très grande majorité de gens, dans le monde, pas seulement en France, sont totalement opposés au « mondialisme » (à part essentiellement les trotskistes et les alter mondialistes) qui n’est appliqué nulle part dans le monde ! (Cela aurait pu éviter des phrases comme : « sinon pour tenir un discours plus ou moins débile dénonçant le « mondialisme ») 2) M. Millière laisse entendre que ce n’est pas Sarkozy qui s’oppose au libéralisme économique, mais les français (ici je ne parle pas de libéralisme philosophique qui n’est pas appliqué dans le monde. Donc utile d’accuser les français de ne pas vouloir appliquer un dogme qui n’est même pas appliqué dans le monde). OR, TOUS LES SONDAGES PROUVENT QUE LES FRANCAIS DE DROITE (60 % du corps électoral) SONT BEAUCOUP PLUS A DROITE QUE l’UMP, dans les idées de réforme… ! Alors pourquoi continuer à répandre l’idée fausse que ce n’est pas l’UMP qui bloque les réformes mais les français ? Pourquoi l’UMP a voté continuellement des lois de gauche depuis 2002, alors qu’il a été élu, par défaut, sur un faible programme de réformes qui n’ont elles-même jamais été appliquées ? Quant au programme de Sarko, il n’a rien de droite. Alors pourquoi continuer à soutenir Sarkozy ? 3) dernière idée, je cite : « Les rédacteurs du programme des autres partis de droite semblent bloqués au dix-neuvième siècle et sont aussi pertinents que l’était la promotion de la lampe à huile en une époque où l’ampoule électrique avait déjà été inventée. » Cette phrase laisse entendre que tous les partis de droite sont archaïques, bêtes, incultes ou ne proposent rien de bon. Il s’agit ici d’une grosse désinformation ou bien d’une ignorance totale de la réalité (peu être dû au mépris des français). C’est en effet faire preuve de mauvaise foi que de dire qu’il n’y a pas de bonnes idées dans les programmes des partis de droite (MPF, MNR, FN). Tous proposent des baisses des dépenses de l’état et des impôts, ainsi que diverses réformes économiques non négligeables, même si en temps que libéral orthodoxe on ne puisse pas être d’accord avec tout. Mais nier qu’il n’y ait pas des améliorations est de la mauvaise foi. Regardez leur programme au moins ! ça vous évitera de dire des énormités ! De plus, ces partis proposent tous des mesures conservatrices (que vous devriez accepter puisqu’elle sont appliquées également aux Etats-unis) comme la lutte contre l’immigration incontrôlé, la violence, l’islamisme, les crimes et délits qui, je le répète, sont des mesures qui sont appliqués dans tous les pays dans le monde, dont les Etats-Unis que M. Millière vénère.

    13/09/2006 à 2 h 15 min

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