Les élites hors-sol et la victoire de Trump

Posté le novembre 15, 2016, 4:58
7 mins

trump-marineL‘élection de Donald Trump est un tremblement de terre, sans doute plus im­portant, à l’échelle mondiale, que ce que représenta, voici quelques mois, le Brexit.
C’est principalement un tremblement de terre, en ce qu’il témoigne du fossé grandissant qui sépare les peuples des « élites ».

Trump l’a emporté, alors que l’intégralité des médias lui étaient hostiles, alors que l’appareil du parti républicain refusait de travailler avec lui – quand il ne travaillait pas explicitement contre lui – et, plus généralement, alors que l’immense majorité des « élites » luttaient contre lui.

Je dois dire que la victoire de l’homme d’affaires me réjouit vivement, ne serait-ce que pour ce retour des peuples et cette claque prise par les tenants du « système ».

Nous ne savons pas bien à quoi va ressembler le mandat de Trump, mais nous savons très bien à quoi aurait ressemblé le mandat d’Hillary et la défaite de cette dernière est donc une excellente nouvelle.
Compte tenu de l’extraordinaire désinformation médiatique qui a entouré cette campagne, il faut préciser que l’élection d’Hillary Clinton n’aurait pas signifié le triomphe de la paix, de l’harmonie et de la prospérité.
Elle était, en effet, entourée par des organisations particulièrement sulfureuses, comme l’organisation d’extrême gauche « Black Lives Matter » (qui a plusieurs fois légitimé le meurtre de policiers blancs) ou l’organisation Planned Parenthood (qui défend l’infanticide et vend des organes prélevés sur des fœtus vivants)…

En politique étrangère, elle avait dé­claré qu’elle souhaitait intervenir en Syrie, notamment en créant une « no fly zone » ce qui signifie, en clair, qu’elle était prête à abattre des avions russes pour soutenir les rebelles « modérés » d’Al Qaïda !

Trump peut bien paraître vulgaire, machiste, ou encore inexpérimenté en politique. Mais tous ces défauts – dont la plupart peuvent « se soigner » – sont dérisoires devant les conséquences de l’élection d’Hillary.
Ajoutons que, pour bon nombre d’Américains, le fait d’avoir mis en péril la sécurité nationale et d’avoir menti sous serment disqualifiait d’office la candidate démocrate.

En tout cas, la leçon la plus importante à retenir – pour le moment – de cette élection hors norme, c’est que les dirigeants occidentaux sont totalement déconnectés des réalités.
À les entendre, Donald Trump ne pouvait pas gagner. Il a déjoué tous les pronostics.

Et il les a déjoués, car les « élites » ont délibérément refusé d’entendre la colère des peuples. Des dizaines de journalistes ont travaillé à plein temps pendant des mois pour fouiller dans le passé de Donald Trump. Et tout ce qu’ils ont trouvé fut cette fameuse vidéo d’une conversation privée remontant à des années (con­versation effectivement vulgaire et insultante pour les femmes).
Mais, les médias n’avaient pas une heure à consacrer à la compréhension des raisons du vote Trump.

Ces raisons sont pourtant simples à comprendre. Les peuples occidentaux rejettent de plus en plus les « élites » branchées, chantres de la « mondialisation heureuse », qui n’est heureuse que pour quelques-uns et catastrophique pour le plus grand nombre. Ils veulent donc reprendre leur destin en main, pour vivre selon leurs traditions et leurs cultures.
Cette tendance générale a conduit au Brexit, à l’élection de Trump, et de­vrait prochainement assurer la victoire d’Hofer en Autriche.

En France, de toute évidence, le FN est le parti qui peut le plus facilement profiter de cette dynamique. Mais, pour cela, il doit, lui aussi, prendre la mesure de la colère des peuples.
Et cette colère n’est pas d’abord économique, même si le chômage et le déclassement sont déterminants dans le vote contestataire. Cette colère est profondément une colère identitaire : une colère contre les « élites » qui veulent nous déraciner de force.

Il faut tranquillement assumer ce caractère contestataire. Il n’est pas déshonorant de refuser des « élites » aussi antinationales.
Et il faut aussi fédérer les colères, sans se pincer le nez devant telle déclaration ou telle personnalité. Il va de soi que Marine Le Pen n’a pas à assumer les déclarations de tous ses soutiens, mais tacler publiquement lesdits soutiens, comme cela vient d’être fait avec le SIEL, ne permet pas de bâtir une stratégie victorieuse.

En tout cas, le cocktail gagnant est aujourd’hui composé de contestation des « élites » hors-sol, de discours identitaire, et d’un solide bon sens (y compris en économie, où le discours du FN peine à rencontrer l’adhésion de la France qui travaille…). Le FN a huit mois pour corriger ce qui pèche dans son discours et approfondir ce qui fonctionne. Affaire à suivre…

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10 réponses à l'article : Les élites hors-sol et la victoire de Trump

  1. BRENUS

    21 novembre 2016

    @QC : je suis bien de votre avis à savoir que rien n’est plié pour Fillon. Dire que la gooche tentera par tous les moyens de propulser le chantre de l’invasion africaine heureuse et de l’existence européenne malheureuse, cette pute de juppé, , aucun doute. Mais il semble que vous faites une erreur en omettant le contre poids d’électeurs ou sympatisants du FN qui ne veulent à aucun pris d’alibaba juppé. De sorte que, même si les caciques du Fn recommandent le contraire, beaucoup iront voter Fillon pour contrer la pseudo intelligentsia (quel nom à la con) bobogogo. J’en connais plusieurs qui nont bien l’intention de contrer les grosses ficelles joraisiennes. Que ça plaise ou non, peu à peu, l’Occident se réveille et s’écarte des salopards.

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    • quinctius cincinnatus

      21 novembre 2016

      après Mariton , regardez ce que fait , ce soir, J.-F. Copé :

      il demande à ses ( très rares ) électeurs ” extrémistes ” , de voter pour … Juppé

      car il ne supporte pas qu’ un politique français prenne langue avec le … Russe

      de même pour N. K.-M. et Pécresse

      quant à Juppé son argumentaire sera de dire que si les Français ont rejeté Sarkozy ils doivent aussi rejeter son ” coéquipier ” ( son ” collaborateur ” ) François Fillon … aussi simple que ça !

      pour ce qui concerne le F.N. ce parti a amalgamé autour de lui tous les déçus issus de la ” sociologie ” populaire ( ” ouvrière ” ) qui ne voient leur avenir que dans le DIRIGISME étatique

      et sur les ondes et sur les canaux la campagne anti-Fillon a commencé dès cette nuit, Juppé est de partout … c’ est ce que je constate heure après heure

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    • quinctius cincinnatus

      23 novembre 2016

      regardez plutôt ce jour [ le 23/11 ] la prise de position violemment anti-Fillon de Mme Marion Maréchal-Le Pen … le F.N. est lui aussi ( devenu ) un parti anti-libéral et c’ est d’ ailleurs ce qui explique son pouvoir d’ attraction auprès des anciens électeurs … communistes ; hors nous ne survivrons pas sans recouvrer nos libertés ; dès lors commençons avec et par Fillon

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  2. vozuti

    21 novembre 2016

    Par un travail de sape de 2 ans et demi,les médias avaient réussi à convaincre les électeurs que juppé était la seule solution pour ceux qui voulaient faire barrage à sarkosy…et cet énorme effort de propagande a été réduit à néant en quelques jours,lorsque ces électeurs ont brutalement décidé qu’il fallait aussi faire barrage à juppé.
    Le second tour n’est qu’une formalité,juppé fera un score à la copé, le prochain match sera donc entre fillon et lepen dans 6 mois.
    La mine déconfite des lèche-culs qu’on nomme pudiquement “journalistes” fait plaisir à voir.
    Cette déconvenue de juppé et de ses “journalistes” français ressemble beaucoup à celle de clinton et de ses “journalistes” américains, survenue au début de ce fameux mois de novembre.

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    • quinctius cincinnatus

      21 novembre 2016

      détrompez vous, le second tour ne sera pas une formalité : la gauche, pour des raisons de ” programme “, viendra en bloc voter pour Juppé et les frontistes, pour des raisons électorales [ que M. Le P; soit au second tour ] , feront de même …

      ne vendez pas la peau du … renard avant de l’ avoir tué !

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  3. BRENUS

    20 novembre 2016

    Pardonnez moi, mais je trouve ce mot “d’élite” très largement surfait. Un peu comme avant 1789, le moindre petit connard portant un nom à charnière – fut-il de noblesse achetée- se qualifiait d’aristocrate (le meilleur) alors qu’il n’était bien souvent qu’un sombre connard. D’où j’affirme que ces “élites” auto-proclamées ne sont que de la merde. Et doivent, en conséquence, être traitées comme telles. Avec une mention spéciale pour les bobogauchosmerdos genre NTM-NKM.

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  4. 19 novembre 2016

    EUROPEENS BON TEINT CONTRE ELITES , POURQUOI ? parce que les soit disant “élites” vivent dans une volière alimentée par les plus grands milliardaires du monde , qui possèdent la filière textile depuis les plantations ,les troupeaux jusqu’aux filatures , aux usines de confection , aux chaînes de magasins … pareil pour l’énergie ,pour le métal etc…
    Ces milliardaires-là pour augmenter leur CA doivent vendre .
    Ils ont out intérêt à regrouper en peu d’ endroits le lieu de vente où l’argent de la clientèle vient tomber dans la poche du milliardaire .
    Il leur faut donc que les miséreux du monde soient rapprochés des lieux de vente : Finis leurs bateaux pleins de marchandises à destination de ports sub-troicaux de misère et qui reviennent pleins d’invendus de Zanzibar, Goa ou Arequipa.
    Dans le nord de l’occident ,les structures commerciales sont au point ,il ne manque que quelques clients de plus …
    Payons grassement les politiciens pour les faire réussir dans nos desseins pensent les milliadaires . Avec notre argent ils vont se payer des médias dirigés par des chefs de rédaction aux ordres qui auront comme employés des journalistes bien payés eux-mêmes pour répandre notre ” bonne parole”

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  5. vozuti

    18 novembre 2016

    Ce mois de novembre est désastreux pour les candidats imposés de force par la caste corrompue :
    après clinton qui devait être couronnée,mais qui au contraire,a finit sa soirée électorale sous sédatifs suite à une crise de nerfs pendant laquelle elle aurait cogné 2 de ses collaborateurs, c’est au tour d’ali juppé de se dégonfler comme une baudruche dans les sondages ,juste avant la primaire qui était programmée pour le consacrer….la tempête de novembre commence à disperser l’odeur fétide de ce système pourri qui semblait définitivement incrusté.

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  6. BUTHIAU

    16 novembre 2016

    je vous rappelle que le nombre de voix démocrates est supérieur à celui des républicains! Trump est élu par le système des “grands électeurs”! combat-il aussi ce système qui lui a donné la Maison Blanche? elle est tout de même bizarre cette “république” américaine qui fait gagner le perdant!… de là à y voir un renversement de la table par le peuple, peut-être faudrait-il rester prudent et attendre les actes de cette présidence “révolutionnaire”???non?

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  7. DavidDom972

    16 novembre 2016

    Cette élection, nous aura-t-elle protégé d’une candidate trop compétente et arrogante, soutenue par les médias ?
    Les américains devaient choisir entre un candidat ennemi du politiquement correct, mais inexpérimenté dans ce domaine, et une super politicienne expérimentée mais dangereuse. Gageons donc qu’il sera bien entouré et bien conseillé pour faire son job. C’est ça la démocratie, le peuple choisit qui le mieux peut le représenter.

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